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LES ECOLES 34J

bourguignonne, angevine. Au siècle suivant, il n'y en a plus que quatre : trois anciennes : française ou parisienne, normande, bourguignonne et une nouvelle : la toulousaine. On pourrait distinguer aussi une école bretonne. Mais le centre principal est le bassin de la Seine. C'est le gothique normand qui étendit son influence le plus loin, par suite

Fig. 179. — Intérieur de Notre-Dame d'Amiens.

du grand rôle politique et militaire que jouèrent alors les Normands. C'est au style normand qu'appartiennent à Forigine les constructions ogivales de l'Angleterre.

L'art ogival en Angleterre. — Lincoln, Salisbury, Lichfleld, etc. — En 1174, Guillaume de Sens l'emporta justement sur ses concurrents pour la direction des travaux de la cathédrale de Cantorbéry, parce que son pro-

jet était conçu dans le style gothique. Ce sont des évêques français d'origine, et surtout le chartreux Hugues le Bourguignon, qui ont dirigé la construction de la cathédrale de Lincoln. Cette église, avec son clocher de 100 mètres de haut, son double transept, sa longueur de 170 mètres, est un des plus beaux édifices de l'Occident. Cependant, reconstruite en 1186 à la suite d'un tremblement de terre et terminée seulement au xiv® siècle, elle a moins d'unité et reste inférieure d'ensemble à la cathédrale de Salisbury (1220-1260), qui passe pour la plus parfaite construction ogivale de l'Angleterre; mais elle égale au moins York (1172-fin du XIV* s.), Wells (l"-* moitié du xii« s. -1465), Lichfield (xiii® et xiv* s.). L'abbaye de Westminster, devenue le Panthéon anglais, fut construite de 1220 à 1285. L'art gothique, pratiqué avec passion en Angleterre, n'avait pas tardé à y former une école particulière. Cette école se distingue : 1° par la hauteur des larges fenêtres centrales, qui remplacent souvent les roses et dont les meneaux vont perpendiculairement jusqu'à l'arcade qui les limite ; 2° par l'aspect nettement rectangulaire des façades ; 3** par le caractère perpendiculaire général, augmenté souvent par de grandes arcades, profondes, — analogues à celles du palais de Chosroès, — qui coupent la façade jusqu'au sommet, en passant par-dessus la porte centrale et la grande fenêtre qui la surmonte ; 4" par la forme carrée donnée souvent à l'abside.

Belgique. — L'art ogival en Belgique est comme un prolongement de l'art français. Il y devait surtout briller au siècle suivant. Citons cependant, pour le xiii* siècle, la cathédrale d'Ypres (Saint-Martin) , la plus grande partie de Sainte-Gudule à Bruxelles, de Notre-Dame à Oudenarde.

L'art ogival en Allemagne : Cologne, Strasbourg. — Erwin de Steinbach. — En Allemagne on ne voit pas l'ogive apparaître avant 1220, et c'est un Wallon, un architecte du pays de Liè^je, par conséquent Français de race,

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