Comp*rar et qui se passa poar la séptiltMra d'Al»ric
et l'entrée de la Normandie. Il le fit, dit Viollet-le-Duc, avec ane sagacité rare. Il suivait en cela l'exemple du chef de sa dynastie. Guillaume le Conquérant surveilla plus d'une fois les travaux de ce château de Windsor qui, tant de fois remanié et accru, est comme le résumé de l'histoire de la royauté anglaise, ainsi que ceux de la Tour de Londres, ensemble de constructions qui n'embrassent pas moins de cinq hectares. Philippe-Auguste agrandit le château de Gisors. Mais, chose curieuse, les plus importantes forteresses féodales se trouvent en Syrie, comme l'attestent les imposantes ruines du krak des Chevaliers Hospitaliers * commandant la route de Tortose à Homs (Emese), et qui résista jusqu'en 1271. Le krak présentait un ensemble de bâtisse double de celui de Coucy. Enguerrand fut l'architecte de ce château de Coucy, qui, quoique démantelé par Mazarin, ébranlé par un tremblement de terre, donne bien l'idée de ces repaires formidables où un seigneur arrogant pouvait braver la puissance royale.
Roi ne suis, ni prince aussi; Je suis le sire de Coucy.
Villes fortifiées : Carcassonne, Provins, Aigues- Mortes, le Mont-Saint-Michel. — Nous avons conservé l'ensemble des fortifications de certaines villes. Sans parler des enceintes gallo-romaines de Senlis et de Saint- Lizier, qui n'intéressent que les antiquaires, il nous reste encore Provins; il nous reste Aigues-Mortes, dont les for tifications ont été commencées sous saint Louis par le Génois Boccanegra ettermir^ée^ sous Philippe le Hardi II nous reste surtout la Cité de Carcassonne, qui, sur sa colline dénudée, avec son église garnie de créneaux, avec ses constructions des XIII® et xiv® siècles, s'appuyant à des maçon-
1. Rey, Études sur les monuments de l'architecture militaire des croisés en Syrie tt dans l'île de Chypre. Ou peut distiguer, d'après le plan et les pro* iédés de construction, les forteresses élevées par les divers ordres militeires : Hospitaliers, Templiers, Chevaliers Teutoniques.
LES VILLES KORTIFJBKS
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neries wisigothiques ou romanes, est une évocation unique du moyen âge militaire et n'a d'autre rivale en ce genre que les fortifications du Mont-Saint-Michel. Car les raonaslères, les églises mêmes, se fortifiaient alors. C'est ainsi que le Mont-Saint-Michel put résister aux Anglais maîtres de toute la Normandie continentale, et nous conserver,
Fig. 183. — Fortifications d'Aigues-Mortes (intérieur).
même au milieu de nos plus grands désastres, une petite Normandie françjiise.
Les républiques italiennes. — Les palais-fortsresses. — Sienne et la Piazza del Campo. — Florence. — Rhodes. — Dans les villes de commune, dans les villes italiennes surtout, où les luttes entre les partis étaient si vives et les haines si tenaces, il y a comme des fortiiîcations intérieures*, chaque palais, chaque demeure d'un personnage influent est comme une petite forteresse construite de fa-
L'ART M 0 N U M li N 1- A L AU X 1 1 / • SIÈCLE
çon à mettre ses habitants à l'abri d'un coup de main. Ils étaient même souvent surm.ontés de tours, comme à San-
Geminiano, où tant de maisons les ont encore aujourd'hui.
Les palais du gouvernement sont placés de manière à être rnis en état de défense. On n'y parvient (jue par des arcades passant sous les maisons qui entourent d'une ceinture continue la place où ils sont bâtis. Sienne, entre toutes les villes Je ce genre, présente dans sa Piazza del Campo^ un aspect saisissant (fin duxiii* et début du xiv" siècle).
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Cette place, située au centre de la ville, là où se réunissent les trois collines sur lesquelles Sienne est bâtie, esî semi circulaire ; elle s'abaisse vers le milieu comme un théâtre , et l'on s'y figure volouliers le peuple assemblé pour entendre quelque communisation grave sur ses guerres avec Florence ou ses révolutions
1. Disposition analogue à Milan, Vérone, etc., et même dans les plus p* tites villes : Villefranche-de-Conflent, qui ne tompts que quelques «ea-
f'ïgAfA.— Un" m.. An Sienno dans le voisinage do la Piazza del Campe.