Ibid., XI
Mécsery. Le comte Giulay dut plaire infiniment à son vainqueur, car il devint pendant le reste de la campagne l'intermédiaire entre les deux armées pour les propositions d'armistice*. Napoléon recevait des renseignements plus précis à mesure qu'il avançait, témoin cette phrase qui résume on ne peut mieux les griefs de Topposition * : « Les Hongrois » se plaignent d'un Gouvernement illibéral, qui ne fait rien » pour leur industrie, et se montre constamment jaloux de » leurs privilèges, et inquiet de leur esprit national^. » Il ajoutait : « En Hongrie comme en Autriche, on est persuadé » que l'empereur Napoléon a voulu la paix, qu'il est l'ami » de toutes les nations et de toutes les grandes idées. »
La paix de Presbourg le fit renoncer à tout projet hostile contre « ce squelette de François II que le mérite de ses » ancêtres a placé sur le trône* », portrait peu flatté dun futur beau-père. Cependant il ne perdait pas de vue les Hongrois, et le Journal de Mayence^ feuille impérialiste, comparait Napoléon à Mathias Corvin^. La cour de Vienne était indignée de l'attitude de cette nation : elle ne lui envoyait pas, comme aux autres provinces, des lettres de remerciement, et les Allemands de l'empife publiaient contre eux les brochures les plus moqueuses^.
On avait beau faire : Le traité de paix créait à la Hongrie