Sous-comte, le deuxième fonctionnaire ducomitat
brutales, et se trouvaient malheureusement compromises par celles-ci. L'élément judiciaire, suivant le principe de Montesquieu, était nettement séparé de Télément politique ou administratif. Les tribunaux seigneuriaux étaient supprimés; tout une hiérarchie, pareille à celle de la France contemporaine, régissait Tordre judiciaire. Au dessous de la table septennale, organisée en cour de cassation, venaient les tables de cercle et trente-huit tribunaux de première instance. Un semblable projet, fort bon par lui-même, était gâté par l'arbitraire qui y avait présidé , et par les vues de centralisation excessive qu'il dissimulaità peine. L'Empereur aurait voulu subordonner la chancellerie hongroise et la table septemvirale au gouvernement et à la haute chambre de justice de Vienne. Les soins et les difficultés de ses dernières années ne lui en laissèrent pas le loisir.
Les questions économiques occupaient maintenant la première place dans son esprit. Joseph II était assurément Thomme de sa vaste monarchie qui avait le mieux étudié la science nouvelle de la formation et de la circulation des richesses, soit au point de vue des principes, soit dans les ressources réelles de chacune de ses provinces*. Il était profondément imbu de la théorie des physiocrates : comme Quesnay, comme Turgol, comme beaucoup de membres de notre future Constituante, il était l'adversaire des douanes, au moins des douanes intérieures de province à province, mais surtout l'adversaire des privilèges de personnes et de classes, qui empêchaientrimpôt de s'appuyer sur sa véritable base, la terre et les produits de la terre. Avec cette préoccupation agricole et foncière qui a été le trait distinctif de