Magyar dalnok
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» en Kongrie plusieurs populations et plusieurs langues, » mais une seule nation, une seule constitution. > Les problèmes soulevés dans TEmpire d'Autriche par la question des races et des langues sont donc les mêmes depuis longtemps.
Le mouvement était général en faveur de la langue magyare. U Tétait d*autant plus que le gouvernement avait montré plus de froideur. On s était d*abord adressé à lui pour la fondation d'une grande société d'encouragement ; il refusa, s opposa même à une réunion générale qu'on voulait tenir à Pesth. Dès lors les comitats et les citoyens s'occupèrent eux-mêmes de Fentreprise, et comme de raison ils réussirent bien mieux ainsi. Les comitats s'engagèrent par lettres à traiter en langue magyare toutes leurs affaires ; ils demandèrent aux ecclésiastiques de prêcher dans cette langue, aux instituteurs d*en faire leur principal enseignement. Nagy trouva la vraie formule du patriotisme hongrois : « La nationalité est un trésor plus précieux que la i constitution elle-même ; car la constitution peut être réta- » blie, non la langue qui est la nationalité même. »
La Diète de 1807 a été féconde dans l'ordre des idées sinon dans Tordre des faits*. Elle a préservé la langue natale, les anciennes institutions et le pacte fondamental. Dans une époque de terreur militaire et de compression de la pensée, elle a fait entendre des paroles de paix et revendiqué la liberté de la tribune. Tout cela était dû au grand orateur qui reçut du poëte Berzsényi cette magnifique louange :
« Le commun des hommes ne laissent rien après eux; s les trésors, les durs palais de marbre disparaissent dans la