Kemal Pacha Zadeh, déjà cité
2. Une des sources les plus favorables à Ferdinand et à ses prétentions est, avec la volumineuse collection de Bucholz, le De bello pannonico d'Ursinus Velius (Vienne, 1762, petit in-4»).
tous les intérêts que soulevait cet(e question royale. Ferdinand sembla gagner de vitesse son adversaire naturel. Après une rapide expression de la douleur que lui causait la mort de son beau-frère*, il ne perdit pas une minute pour s'assurer le dévouement de sa sœur Marie ; sll est vrai qu'il ait craint de la voir épouser Zâpolya et ruiner ainsi toutes ses espérances, la puissante solidarité de la famille des Habsbourg lui ôta bientôt toute inquiétude, lorsque la reine veuve déclara qu'elle ne trahirait jamais son frère *. C'est iK>ur le succès de son frère que Marie convoqua une diète àComorn et se débarrassa de Zàpolya en renvoyant présider une assemblée transylvaine ^ ; c'est pour le succès de son frère qu'elle envoya de tous côtés ses convocations et ses appels aux armes. Un fort grand seigneur, Thomas Nâdasdy, leur était tout dévoué, et Ferdinand promettait de respecter la constitution et les libertés nationales.
Tout cela ne valait pas Tassistanee de Verbôczy, laquelle était vouée d'avance aux adversaires de la maison d*Autriche. Le grand légiste communiqua sou énergie au paisible Jean, qui se serait peut-être contenté de sa haute situation sans viser au trône, mais qui a toujours eu auprès de lui des hommes passionnés ou ambitieux^. 11 convoqua une diète, non pas en Transylvanie, mais dans ses domaines de
i . Hatvani, collection déjà citée, I, 26 et 32. On voit aussi (n« 33, et Lanz 1, 224), que dès ce moment Charles-Quint donnait des conseils prudents à son frère : • Je vous conseille et prie que ne vous > hasardez point contre lesdits Turcs, mais vous mettez en terme de • défense, seulement gardant et défendant cela ^ub pourrez >.