T. XXII des Foutes, p
3. Adam Wolf : Ans dem ffoflehen Maria-Theresia' Sy livre très-cu-
que le patricien de Venise, elle avait compris sa situation et ses devoirs à Tégcird de ses sujets, dont elle voulait sérieusement le bonheur. Seulement elle comprenait ce bonheur d*une certaine manière quin*est pas la nôtre, à nous bommes du dix-neuvième siècle, amis de la couleur locale et du développement original des nationalités. A ses yeux, plus les nobles hongrois deviendraient des courtisans braves et instruits, oublieux des modes et du caractère de leurs aïeux, plus leur bonheur serait complet. Les descendants des grandes familles furent donc invités à séjourner à Vienne ou dans les châteaux de Schœnbrunn et de Laxcnbourg, témoins pendant Tété de fêtes splendides. Quitte à porter elle-même dans certaines occasions leur costume national, Tlmpératrice-Reine les y fit renoncer peu à peu : la moustache tomba ou se raccourcit; les longs cheveux ou les tresses à la hussarde subirent le fer du perruquier français pour devenir des catogans poudrés : la coupe de l'habit devint allemande, presque versaillaise , comme le prouvent bien des portraits de cette époque ^ Rassurons-nous pourtant : les brandebourgs n*ont pas disparu, il reste quelque trace de fourrure, et l'incorrigible botte trahit son vieux Magyar.
Changer les modes n'était rien si Ton ne changeait pas aussi Téducation des esprits et les visées de Tambition. Les grandes familles acceptèrent, recherchèrent même les titres de princes, de comtes, de barons que les ancêtres n'avaient portés que par exception , et que beaucoup d* entre eux auraient méprisés. Elles formèrent ainsi toute une hiérarchie de haute noblesse, qui fut une branche de l'aristocratie
rienx composé d'après les Mémoires du prince Joseph Khevenhûner, Vienne 1858.