‹ Histoire générale des Hongrois (volume 3)Chapitre 95 sur 132 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Quel ne fut pas le désappoiolenient lorsqu'on en vint aux véritables projets de la cour : Les troupes hougroises devaient conserver pendant la paix leur efTectif complet, et pour subveoir à cette dépense nouvelle, l'impôt serait augmenté d'un million de florins. Or, les classes contribuables ayant déjà bien assez de charges à supporter, le surplus devait être obtenu par une augmentation du prix du sel pesant sur tout la monde Le chancelier Aczél avait soin de dire que les nobles magyars n'étaient pas sujets à l'impôt, mais qu'ils devaient songer au soulagement des pauvres'. Plusieurs précautions étaient prises pour amortir l'explosion du mécontentement. Les États Turent invités à élire les gardiens de la couronne; nous savons combien cet emblème de l'indépendance nationale a toujours été cher au cœur des Hongrois.

La jeune impératrice- reine, épouse en secondes noces de François II, s'appelait Marie-Thérèse : autre prestige. La présence d'une souveraine dont le nom seul faisait revivre un généreux souvenir, enthousiasma les députés. Ils discutèrent les propositions royales sur un ton modéré, par crainte de manquer à la galanterie chevaleresque : ils étaient prêts à satisfaire le roi, déclaraient- ils tranquillement , pourvu qu'une plus juste organisation financière les mit à mdme de supporter des charges nouvelles. Mais lorsque le gouvernement déclara formellement qu'il n'entendait pas aborder les questions commerciales, et que l'on devait se borner à voter de l'ar^^ent et des hommes, l'indignation devint si vive que la reine, jugeant sa présence au moins inutile, (;essa de venir.

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