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Pièce de CroTONE, au trépied; coquillage (v® siècle

12-13. TÉTRADRACHME d’ÉPHÈSE, à l’abeille. R. Protome de cerf et palmier (IV® siècle).

14-15. Pièce d’argent de Rhodes (entre 400 et 333). — Tête d’Hélios. R. Rose (emblème parlant).

16. Pièce ARCHAÏQUE de LeoNTINI. — Apollon lauré ; autour, deux rameaux ■ de laurier et lion courant.

17-18. DÉCADRACHME de Syracuse (vers 480). — La ville, laurée, entourée de dauphins. R. Quadrige ; les chevaux couronnés par Niké. Lion courant.

19-20. TÉTRADRACHME d’AtHÈNES (V® siècle). — Tête archaïque d’Athéna casquée. R. La chouette, ailes ouvertes.

21. Monnaie de PosIDONIA [plus tard Pæstum]. — Poséidon au trident (entre 550 et 470).

22-23. DÉCADRACHME DE SyRACUSE (entre 413 et 357). — Tête de la nymphe Aréthuse, entourée de dauphins. R. Quadrige de victoire (trophée de la défaite d’Athènes) ; en dessous, pièces d’armure.

24-25. TÉTRADRACHME DE CaTANE [sous le nom d’ Aetna] (vers 470). — Tête de Silène. R. Zeus Aetnaios tenant le foudre et un cep de vigne ; son aigle sur un pin.

26. Pièce d’HimÈRE (entre 472 et 413). — La nymphe Himera sacrifiant. Derrière elle, petit Silène arrosé par une fontaine jaillissant d’un mufle de lion.

27. Monnaie de CaTANE (IV® siècle). — Tête du dieu-fleuve Amemanos (?), de type apollinien, crabes dans le champ.

28. Pièce de CaMERINA (entre 461 et 405). — La nymphe de ce nom sur un cygne.

29. StatÈRE de CrOTONE (v® siècle). — Héraclès sur le rocher.

30-31. DisTATÈRE de ThuRIUM (entre 400 et 350). — Tête d’Athéna; le monstre Scylla sur son casque. R. Taureau cornupète ; poisson.

habitudes mêmes de critique qu’ils ont éveillées ou développées en nous aident à éviter l’admiration convenue, à discerner, au cours de leur histoire, la période des essais, l’apogée et le déclin, à apprécier d’autres créations du génie humain, de formes très différentes, parfois de valeur égale, quoique d’esprit opposé, mais qui, très propres à frapper l’imagination ou les sens, ne s’adressant point par contre à la raison, n’ont pas la même valeur éducative. Athènes surtout, nous l’avons remarqué, est à cet égard incomparable, parce que la pleine démocratie y a permis des expériences dont les nations actuelles, pareillement orientées, peuvent tirer profit ; elles en apprendront à éviter les improvisations, les entraînements irréfléchis, l’intervention de la foule, mobile et passionnée, dans les affaires de justice, le choix hasardeux des agents de l’État; en revanche, à ne point admettre leur irresponsabilité, à se montrer accueillantes pour l’étranger, à respecter la liberté individuelle, l’indépendance de la pensée, à pratiquer la tolérance. Ainsi, même les fautes et les erreurs des Grecs comportent un enseignement sans égal. D’autres cultures peuvent offrir un intérêt momentané de bizarrerie, d’exotisme; celle-ci, plus qu’aucune autre, est largement, profondément humaine : elle doit donc rester au-dessus des caprices et des injustes reniements de la mode. On s’imprègne mal de ses hautes leçons par l’entremise de Rome : c’est à la source pure qu’il faut se retremper.

BIBLIOGRAPHIE

Les sources de l’histoire et de la civilisation grecques sont trop nombreuses, trop éparpillées, trop variées (oeuvres littéraires, inscriptions et papyrus, monuments figurés divers) pour que nous puissions les signaler ici, même sommairement. 11 suffira de renvoyer aux auteurs modernes qui en ont fait l’usage voulu et la critique.

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