CHAPITRE IIL
PREMIÈRES série DANS L’A réa
Navigateurs Fi sur les traces | de” Colomb, = visa tébi CPPTAENTE découvre le il'et la rivière du Amaszones, = Il rapporte déné sa patrie le jrémier seriguë Vu. Age je: de Bastidas. — 11 reconnait les côtes de Penézuela et de Cürt mälbèurs. — Provihces qu'on lui aècordé. — Po-
litique dé la: cour éipagnole. si * ie excitée par les Anglais et les Portügais: —
Expédition de P Û In Ms l'Amérique du, sud. — Deuxième voyage de
Solis.— Son but.=,lLatt QU a Piato.— 1} ébt dévoré par les sauvages.
| À rabe: - = Il trouve ün rival dans Nicuessa. —
n est défait par dry ns: — 11 bâtit téSébastien. — Ses souffrances et sa
inort. — sort miséräble " Nicuessa, — fall dans le Dôrien, — |! traverse
l'isthme de Panama.— 11 découvre là mer du Bù .: ‘ul est Pre ho Pédräriüs © Sa flu malheureuse. VE
La découverte de l’Amériqué robtbté ne * nement, et éveilla surtout l’ardente curiosité des savants.
la sollicitude de quelque proche parent? En 1508, on imprima un commeñtäaire sur la sphère de Sacrobosco , signé par un certain Bartoloméo Véspucci. V.Pinelo, Biblioteca orientale et occidentale, p: 96h.
(1) Une. Jettre de Colomb , à son retour de son prémier voyage, fut traduite êh latin par Léander de Cosco, et imprimée en 1493 sous ce
titre : Epistola de insulæw Indiæ super Gangem nuper inventis, etc.
Mais il est évident que cette lettre n’annonce pas la découverte d’un nouveau monte,
D'aussi vastes contrées, demeurées si long-temps inconnues, offraient de puissants attraits aux penchants les plus actifs de l'esprit humain, c'est-à-dire à l'amour de la nouveauté et à celui du gain. L’imagination soutient et développe tellement les espérances même les plus faibles, et les régions imparfaitement décrites du Nouveau-Monde ouvraient à cette faculté un champ tellement illimité, que l'empressement et la persévérance avec lesquels ces expéditions nouvelles s’apprétèrent à entreprendre le dangereux voyage de l'Atlantique, et à poursuivre les traces de découvertes jusqu'alors si mal récompensées, ne doivent nous causer aucune surprise. Cependant, malgré le grand nombre d'aventuriers qui se précipitèrent dans cette nouvelle carrière de gloire ou de fortune, Colomb demeura sans rivaux , ou plutôt l'éclat de sa renommée fut rendu encore plus brillant par la hardiesse de certains navigateurs qui avaient presque tous été ses compagnons et ses disciples. Au premier rang de ces hommes remarquables, nous citerons Vincent Yanez Pinzon, qui suivit l'amiral à son premier voyage. La nouvelle de la dé- C uverte du nouveau continent détermina Pinzon à se mettre à Ja tête d'uné'expédition, et; comme ses talents etson expérience inspiraient une grande confiance, il n’éprouva aucune difficulté à équiper quatre caravelles, non plus persuader à quelques-uns des marins qui avaient visité avec Colomb la côte de Paria, de s'embarquer en‘qülité de pilotes sur ses bàtiments. Sès préparatifs terminés , il mit à la voile à Palos au commencement du mois de décembre 1499: En quittant les iles du cap Vert, il se-dirigea en droite ligne vers le sudouest pendant l’espace dé’ 500 lieues , l'étoile polaire demenrant toujours visible au-dessus de l'horizon. Tandis qu'il errait ainsi adfiilieu de l'Océan , une violente tempête s'étant élevée, chassa la petite flotte devant elle durant quelques heures avee une vitesse extraordinaire; et lorsque le vent s’apaisa, et que les nuages, s'étant dissipés, permirent d'observer le ciel, les marins furent étonnés de s’apercévoir que le pôle nord était caché à leurs yeux, et que l'hémisphère étoilé avait changé d'aspect. Comme ils ne connaissaient pas encore les constellations du pôle méridional, et qu'ils n'avaient plus aucun point fixe qui servit à les guider dans leur course