L'INDUSTRIE
menceiTientde 1900, quinze ans seulement après le vote de la loi qui leur a donné naissance, leur nombre est déjà voisin de 2 500, et ils groupent près de 800 000 agriculteurs. Ils contribuent à répandre les méthodes de culture nouvelles, l'emploi des engrais chimiques et des machines perfectionnées, dont ils facilitent Tacquisilion à leurs membres; à côté d eux, souvent appuyées sur eux, se sont créées des sociétés de crédit agricole, qui, par un heureux emploi du crédit mutuel, mettent i la disposition du petit agriculteur les capitaux qui lui sont nécessaires pour améliorer son exploitation et lui permettre de lutter contre la concurrence étrangère.
Un grand essor à été donné à l'enseignement agricole, longtemps négligé. Le second Empire en avait jeté les bases; depuis 1870, il a été réellement organisé.
Ces efforts n*ont pas encore donné tous les résultats dont ils sont susceptibles. Cependant, ils se font déjà sentir. L'emploi des engrais chimiques, facilité par la diminution de leur prix de revient, s'est accru, et l'outillage agricole s'est fort amélioré. L'enquête de 1862 évaluait à 3200000 le nombre des charrues, à 100000 celui des machines à battre, et à 60000 le nombre des autres outils mécaniques; en 1892, les chiffres correspondants étaient de 3 600 000 — 234 000 — et 420 000. L'outillage mécanique a largement compensé, on le voit, la diminution du nombre des bras adonnés à la culture.