Voir ci-dessus, p
mettre en question la forme du gouvernement', n*a pas réussi à désarmer la politique hostile de ce dernier.
Il en est de même en Italie, où Toccupation de Rome par les Piémonlais a fait au pape, prisonnier de fait au Vatican, une situation des plus pénibles. Le gouvernement italien avait essayé de régler cette situation par la loi dite des garanties (13 mai 1871)^, destinée à rassurer les nations catholiques sur la liberté de leurs communications avec le Saint-Siège. Mais cette loi, qui n'a pas de caractère international ni même conslitutionnel, ne donne au pape qu*uue garantie illusoire qu il a toujours refusé d'accepter. D'autre part, en parvenant au but de ses longs efforts, la dynastie de Savoie n'a pas abdiqué sa politique de persécution : les Facultés de théologie ont été supprimées; les congrégations religieuses expulsées; leurs biens confisqués, ou, comme on dit en Italie, < incamérés » (1873). Le roi affectait en même temps de proclamer Rome c intangible ». La question romaine n'en reste pas moins ouverte. A diverses reprises, le gouvernement italien a tenlé un rapprochement avec le Saint-Siège (sous Depretis et Rudini); mais Léon XIII, comme Pie IX, est resté inflexible. Il a donné comme consigne aux catholiques italiens de ne prendre aucune part aux élections politiques : < ni électeurs, ni élus », ce qui a pour résultat de laisser la dynastie de Savoie aux prises avec les éléments révolutionnaires du pays. C'est en vue d'obtenir le retrait de cette consigne que le roi serait désireux d'arriver à un accord avec le pape. Chaque déconvenue est d'ailleurs suivie de nouvelles mesures contre le clergé ou les associations catholiques (Code pénal de 1889; affaire de Giordano Bruno; incarcération de Don Albertario; dissolution, en 1898, de 4 000 associations, etc.).
Persécutions en Russie. — En Russie, le gouvernement impérial poursuit avec persévérance le plan qui doit assurer à l'Eglise orthodoxe, c'est-à-dire au tsar, le monopole religieux, par la double disparition des Grecs-Unis et des catholiques lati.is. Après la rupture des relations avec le Saint-Siège (1866)',