Voir ci-dessus, chapitre m
se former contre lui un parti dont le chef, Athanagild, fit appel aux Byzantins. Justinien s'empressa d'intervenir; les troupes impériales, commandées par le patrice Liberius, furent bien accueillies par les populations catholiques. Elles occupèrent plusieurs ports de la cote du sud, battirent Agila près de Séville. Devenu roi en 554, Athanag-ild réussit à arrêter les progrès de ses anciens alliés, mais il ne put leur enlever les ports et les villes qu'ils avaient conquis sur la rùte.
Les guerres défensives : Perses, Huns, Bulgares, Slaves. — Si ces conquêtes ont illustré le rèprne de Justinien, elles ont été chèrement payées. Pour les accomplir, il a dû trop souvent dégarnir les frontières de lEmpirc et les abandonner aux attaques et aux invasions.
En Asie, le royaume sassanide, fondé au ni" siècle, était l'ennemi naturel de l'Empire byzantin, en religion comme en ]jolilique. Fidèle aux doctrines de VAvesta, au dogme d'un dieu bon et d'un dieu mauvais *, au culte du feu, il préparait depuis longftemps déjà, par la conquête de l'Asie antérieure, la reconstitution de l'empire des Achéménides.Khosroès^I"Anousliirouan, dont le règne fut plus long- encore que celui de Justinien (o31-o"9), compte parmi les plus habiles et les plus énergiques entre les monarques sassanides. Dès 533, Justinien, occupé par ses guerres dOccident, ne peut le contenir qu'en achetant la paix à prix d'argent. En 540, sollicité par les Goths, Khosroès ravage la Syrie et s'empare d'Antioche. Bélisaire envoyé contre lui parvint, en 541, bien qu'avec une armée insuftisante, à empêcher une nouvelle invasion. Puis la cour le rappela, et de nouveaux échecs suivirent son départ. En 545, une trêve fut conclue pour cinq ans. à la condition que l'Empire payerait un tribut annuel à Khosroès: en 551, on signa une nouvelle trêve de neuf ans, toujours à prix d'argent. Cependant les hostilités reprirent dans la région du Caucase, où la Perse et l'Empire se disputaient la possession du Lazique. Un général grec, Bessas, parvint à enlever aux Perses la ville forte de Petra. Enfin, en 561, une paix de cinquante ans laissa le Lazique sous