‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 59 sur 192 · Pour plus de dclails, voir, ci-dessous, le chapitre ix · texte numérisé non relu

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de Samosatc et d'Amasia ("12), d'Antioche de Pisidie (713); en "li, ils ravagèrent la Galatie; il semblait qu'ils n'eussent jtlus fju'à mettre la main sur Gonstantinople, lorsque l'avènenient de Léon l'Isaurien sauva l'Empire ("i").

Caractères de l'Empire byzantin au commencement duVIII" siècle. — Cette épouvantable anarchie à l'intérieur, ces défaites répétées à l'extérieur ne doivent pas cependant fermer les yeux sur les transformations qui s'accomplirent au vu" siècle^ et qui expliquent comment l'Empire put se relever au siècle suivant, en dépit de nouvelles luttes intestines. Les conceptions cosmopolites de Justinien sont définitivement délaissées; si on n'abandonne pas les débris de ses conquêtes, du moins on ne se préoccupe guère de les défendre. Attaqués sur toutes leurs frontières, sentant l'empire menacé dans son existence même, Héraclius et ceux de ses successeurs qui essaient de lutter s'appuient sur l'hellénisme et organisent un Etat grec. Un historien contemporain de la Grèce, M. Paparrigopoulo , a bien marqué ce caractère du nouvel empire, plus restreint dans son étendue, mais d'une constitution plus viAace : « Déjà, depuis Maurice, toutes les lois, toutes les ordonnances, tous les actes publics n'étaient plus rédigés qu'en grec. Les divisions administratives changèrent leur nom de provinces en celui de tJtè/nes', ce dernier nom fut aussi donné au corps d'armée de chaque province. Depuis Héraclius, les médailles, jusqu'alors entièrement latines, commencèrent à se réformer; on trouve dès lors des monnaies de cuivre portant cette inscription en grec : « Tu vaincras par ce signe ». Tous les termes militaires furent pris dans la langue du pays; les longins furent nommés chiliarques; les comtes, stratèges. De l'aveu de Constantin Porphyrogénète, les empereurs parlaient grec et perdaient l'usage du latin. Les souverains, à coté du titre romain iïlniperator, portent les titres grecs de Dasileus (roi, ou plutôt grand-roi), Despotes (maître), Autocratôr (autocrate). L'empereur est aussi VJsapostolos (semblable aux apôtres), docteur de la foi et convertisseur des Barbares. L'Eglise et les lettres revêtirent un

1. Ce fut Conslanlin Pogonat qui organisa la division mililaire en thèmeSy afin de mieux assurer la défense de l'Empire.

caractère de plus en plus national. » Dans cet empire affluent les étrangers de toute origine, mais, pour en devenir membres, il faut qu'ils y entrent par la porte de l'Eglise. Comme on l'a fort bien dit, « c'était non la race, mais la foi qui faisait le Romain de Byzance; de quelque peuple qu'on fût issu, il suffisait d'entrer dans le giron de l'Eglise pour entrer dans celui de l'Etat; le baptême orthodoxe conférait le droit de cité » (Rambaud).

BIBLIOGRAPHIE

Les sources de Thistoire byzantine sont réunies dans : Scriptores historiae Byzantinae, éd. du Louvre, 1645-1711, 38 voL in-f% Venise, 1727- 1733, 23 voL Corpus scriptorum hlstoriœ hyzantinw, sous la direction de Niebuhr, Bonn, 1828-78, 49 voL; Patrologia Grseca de Migne, 1857-66, 161 vol. — Pour la période antérieure àJustinien, les principales sources sont : le païen Zosime (v'' s.), Histoire nouvelle; Priscus, Malchus. Candidus, etc., dont on n'a que des fragments; Socrate, et Sozomène, Histoire ecclésiastique. Pour Justinien et ses successeurs : Procope, Guerres Fcrsiijue. Vandalique, Gothique; Des édifices; Anecdotes ou Histairc secrète; Agathias, Bu régne de Justinien (oo2-558); Théophylacle Simocatta, Histoire uniierselle (582-602); les fragments de Ménandre; Jean Malala (vn'' s.), Cftronoyraphie; Chrotiiquc pascale; et un grand nombre de clironiques postérieures qui ont utilisé d'anciens documents. Georges de Pisidie a célébré les victoires du règne d"Héraclius dans trois poèmes lii^loriques sur la guerre contre les Perses, le siège de Constantinople par les Avars et VHéracliade. On trouvera des renseignements sur les liistoriens byzantins dans Krumbacher, Geschichte der bijzantinischen Litteratur, 1890. Les études byzantines o.iit été mises en honneur au xvii^ s. par Ducange, Historia byzantina, 1680, suivie de Constantinopolis christiana.

Les plus importants ouvrages généraux sur l'histoire byzantine sont : Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de r Empire romain (1776- 1789, en anglais), plusieurs fois traduite en français; Le Beau, Histoire du Bas-Empire, éd. Saint-Martin, 1829-1833. 21 vol., compilation encore utile; Hopf, Gesch. des Griechenlands im Miftelalter, dans Y Enkyklopddie de Ersch et Gruber, t. 85, 86; Paparrigopoulo, 'I-j-ropiï toC 'E>.Xr|Vt7.o-j ëOvo-j;, 1887-88, t. III, IV, et Histoire de la civilisation hellénique, 1878; Brunet de Presle et Blanchet, la Grèce depuis la conquête romaine jusqu'à nos jours, 1860; Finlay, A history of Greece from ils conquest by the Romans to theprcsent times, 1877; GÎTÔTeTjByzantitiische Geschichte, 1872-1877,3 vol.; Hertzberg, Gesch. des Griechenlands seit dem Absterben des antikcn Lcbcns, o vol.; 1876, et Geschichte der Byzantincr, 1883, dans VAllgemeine Gesch. de Onckeii, etc. Pour Tliistoire religieuse, Le Quien, Oriens Ckristianus, ilU), 3 vol.; Hefele, Hist. des Co7iciles, trad. Delarc. Pour le commerce, Heyd, Histoire du commerce du Levant au moyen âge, trad. Furcy-Raynaud, 1885,2 vol. Pour l'art, Bayet, /"Ari byzantin, 1883. — Un certain nombre de monographies, d'articles, doivent être signalés : Chastel, Histoire de la destruction du paganisme dans l'empire d'Orient, 1850; Guldenpenning,

Geschichte des ostrômischen Rciches iinter dfii Kaisetri Arcadiiis und Thedosius, 1885; Am. Thierry, Trois ministres de Théodose, suint Jean Chrysostome et l'impt^ratricc Eudoxic, 1872, Xestorius et Eutychés, 1878; Gregorovius, Athénaïs, et Geschichte der Sfadt Afhcn im MittcUdter, 1889; Isambert, Histoire de l'empereur Justinien, 1836; Debidour, Dd Theodora, IS77; Théodora, 188o; H. Houssaye, l'Impératrice Theodora, liev. des Deux Mondes. 1883; Dahn, Procopius von Cœsarea, 1865; Drapeyron, l'Empereur Héraclius et l'empire byzantin au V/F s., 1869; Gasquet, De l'autorité impériale en matière religieuse éi Comtantinople, 1879, l'Empire byzantin et la monarch'e fninque, 1888; Ch. Lécrivain, le Sénat romain depuis Dioclétien; A. Rambaud, l'Hippodrome à Constantinople, Rev. des Deux Mondes, août 1871; Empereurs et impératrices d'Orient, ibid., janvier, février 1891; Duchesne, Viijik et Pelage, Rev. des qucst. hist., 1884; Calisse, Il governo dti Biznnti)ii in Italia, Riiista Storica Ituliana, i88'6 ; "Diehl, l'Administration byzantine en Italie, 1889; Couvet, la Palestine sous les empereurs grecs. 1869. Pour les rapports avec les Germains en Espagne, en Italie, en Afrique, voir notamment Dahn, Die Konige der Germanen, 1861-1871, 6 vol. Cette bibliographie doit être complétée par celle du chapitre xiii.

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