CHAPITRE XXV
L'EXTRÊM E-ORI ENT
De 1870 à nos jours.
/. — La Chine.
Massacre de Tien-tsin (1870). — Xous avons déjà parlé de cette catastrophe '. Notre chargé d'affaires à Péking-, le comte Julien de Rochechouart, avait immédiatement adressé une note au gouvernement chinois; d'autre part, le commandant de notre escadre dans l'Extrême-Orient, le conlre-amiral Dupré, arrivait à Tien-tsin. On entama des négociations: le gouvernement chinois fît présenter des excuses par Tchoungheou, commissaire des ports du Xord, qui s'était montré très faible au moment du massacre, et déplaça Tseng Kouo-fan, vice-roi du Tché-li. Ce massacre résultait d'un véritable complot contre les Européens ; et l'assassinat du vice-roi des deux Kiang, en juillet 1870, s'y rattache directement et paraît en avoir été le contre-coup. Malheureusement pour la France, occupée en Europe par la terrible guerre de 1870-1871. elle ne pouvait tirer vengeance de cet affront sanglant de Tien-tsin, et Tchoung-heou, envoyé en Europe, ne put être reçu par M. Thiers que beaucoup plus tard après, grâce aux secrétaires