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et lombard.
Rapport des papes avec les empereurs du VIIe et du VHP siècle. — Le pape, devenu le premier personnage de l'Occident, demeurait le sujet de l'empereur romain d'Orient, du maître qui siégeait à Constantinople ; et, malgré des dissentiments très vifs qui survinrent, il était le soutien du pouvoir impérial en Italie. Les empereurs ne se défiaient pas des papes, dont ils ne soupçonnaient pas la puissance croissante. Comment se seraient-ils défiés? Lorsque les Lombards, devenus catholiques, « courbent la tète avec respect devant les exhortations pontificales », l'empereur tire profit de cette victoire, puisque le pape, usant de la déférence des nouveaux fidèles, décide les Lombards à évacuer des villes qu'ils viennent d'enlever à l'empire. Le langage des papes aux empereurs est celui d'humbles serviteurs; ils leur prodiguent les épithètes sacré et divin. En revanche les empereurs multiplient les marques de déférence, les donations, augmentent les privilèges des clercs. Le Liber pontificalis, rédigé à la cour des papes, prouve la reconnaissance du clergé romain : les pires empereurs, un monstre comme Justinien II, sont loués sans restriction; leur mort est déplorée comme un malheur public. En fait l'empereur exerce son autorité sur Tévêque de Rome comme sur les autres évèques. Il conserve son droit de confirmer l'élection du pape; un délai de six mois, parfois de plus d'un an, s'écoule avant que celui-ci ait reçu la réponse de Constantinople; l'ordination ne peut être célébrée qu'au su de l'empereur et par son ordre; le pape doit payer un tribut pour l'obtenir, jusqu'à ce que le souverain en ait fait remise à Agathon. A partir de 685, l'empereur délègue à l'exarque ce droit de confirmation. Le pape n'y gagne rien, car le maître est plus près. A partir de ce moment, sur huit papes, un seul est Romain; les sept autres sont Orientaux.
Cependant, entre ces souverains bienveillants et ces papes
sujets obéissants, l'accord ne pouvait durer. Les causes d« conflits que nous connaissons persistaient. Les empereurs lais saient souvent contester la primauté de l'église de Rome, et il« n'avaient pas renoncé à imposer à celle-ci leur autorité théologique. Si obéissant qu'il fût, le pape ne pouvait transiger ni sur l'un ni sur l'autre point.
Le péril byzantin. — Bien que Phocas eût nettement proclamé la supériorité de l'évoque de Rome sur celui de Constantinople, à qui Maurice, au contraire, accordait le titre d'œcuménique, le débat ne fut pas clos définitivement. Les prétentions des patriarches de Gonstantinople subsistèrent, et ils pouvaient en général compter sur l'appui de l'empereur. Mais l'empereur Constant II alla plus loin. Par un diplôme il détacha l'église de Ravenne de l'obédience de Rome et la déclara autocéphale, c'est-à-dire indépendante; l'évèque de Ravenne fui consacré non plus par le pape, mais par trois de ses suffragants. à Ravenne même ; il tint son pallium de l'empereur et fut assimilé aux autres patriarches. Cette situation se prolongea pendani trente années.
Les querelles théologiques s'étaient ranimées. La condamnation solennelle des monophysites ne les avaient pas découragés. Ils étaient très nombreux toujours en Egypte, en "Syrie, en Arménie, et la fureur de leurs passions religieuses troublait l'empire, au moment où il avait besoin de s'unir pour résister aux Perses et aux Arabes. L'empereur Héraclius essaya de rétablir la paix, par une formule de conciliation aux termes de laquelle le Christ, un en deux natures, n'aurait qu'une seule volonté; c'est ce qu'on appelle le monothélisme. Cette solution fut assez bien accueillie en Orient : seul le patriarche de Jérusalem protesta. Le pape Honorais approuva la transaction imaginée à Constantinople. Héraclius encouragé publia, en 638, une Eclhesis ou exposition de la foi, mais Rome changea d'attitude. En 646, le pape Théodore excommunia le patriarche de Constantinople, qui était monothélite. En 648, l'empereur Constant II, lassé de ces querelles d'autant plus funestes que l'Empire succombait aux attaques des Arabes, promulgua le Ty/>e, décret interdisant à ses sujets de discuter sur la volonté
unique ou double; il ordonnait seulement le silence. Il ne put l'obtenir. Le moine orthodoxe Maxime prêcha la désobéissance en Egypte, en Afrique, puis à Rome, où il s'entendit avec le pape nouvellement élu, Martin Ier, pour résister à l'empereur. Le synode de Latran (649) condamna YEcthesis et le
Type.
L'empereur refusa de reconnaître l'élection de Martin et
donna Tordre à l'exarque de se saisir du pape et de l'expédier àConstantinople. La tâche était difficile, car la classe militaire de Rome pouvait soutenir Martin Ier. L'exarque vint bien accompagné, se rendit au palais de Latran et lut au pape le décret de déposition. Puis il fit enlever le pontife par ses soldats (653). Martin fut traité comme un criminel, exposé à Constantinople et exilé à Cherson. Le moine Maxime eut la langue et la main droite coupées et fut exilé en Lazique. Le pape Martin mourut en exil; on lui avait élu un successeur de son vivant. Cette violence est le signe le plus manifeste de la suzeraineté impériale à Rome.
Cependant, la bonne entente fut un moment rétablie entre l'empereur et la papauté. Constantin IV Pogonat, voyant que les provinces - monophysites étaient définitivement perdues , n'avait nul intérêt à continuer la politique de concessions qui lui aliénait les orthodoxes. Il donna satisfaction à ces derniers dans le sixième concile œcuménique réuni à Constantinople. Comme jadis Léon le Grand à Chalcédoine, ce fut ici le pape Agathon qui dicta la décision. Il convoqua à Rome les évèques occidentaux, et arrêta avec eux les termes d'une lettre qu'il donna à ses légats et, d'après laquelle les pères de Constantinople fixèrent le dogme (680).
Violences de Justinien n. — Un nouveau conflit éclata bientôt. Le pape Sergius refusa d'accepter les canons du concile Quinisexte, qui étaient contraires à la discipline romaine, et il désavoua ses légats qui y avaient adhéré.
L'empereur Justinien II donna au protospathaire Zacharie Tordre d'aller l'arrêter. Mais les milices de Ravenne et de la Pentapole accoururent pour défendre le pape. Elles entrèrent à Rome au son des trompettes. L'officier impérial dut se cacher
sous le lit du pape et fut expulsé (692). Peu après, Justinien II était renversé (695). Quand il eut été rétabli, il châtia cruelle ment les Ravennates; beaucoup périrent dans les supplices, Fat chevôquc fut aveuglé. Mais à Rome l'exarque fut mal reçu; il périt dans une nouvelle insurrection à Ravenne, et la chute définitive de Justinien II mit les Italiens à l'abri de sa vengeance (711). Son successeur, Philippicus, leur envoya la tôte du tyran. Mais Philippicus était monothélite, et les Romains lui refusèrent l'obéissance; l'intervention du pape les calma, et bientôt l'orthodoxe Anastase II devint empereur.
De ces événements il ressortait que le pape était en mesure de résister à l'empereur et qu'il pouvait compter sur l'appui de l'Italie centrale, qui voyait en lui son véritable chef. Il eut bientôt occasion d'user de cette force dans la querelle des Iconoclastes, qui fut le prélude de la rupture entre Rome et Constantinople.
Nouveau conflit entre Rome et Constantinople. — A Constantinople régnait Léon III l'Isaurien. qui était un homme d'état et un capitaine de premier ordre; à Rome, Grégoire II, un pape digne de porter le nom du grand Grégoire I : ces deux personnages ne pouvaient pas ne pas entrer en conflit. L'occasion en fut petite; l'empereur, pour faire cesser la superstition à laquelle donnait lieu le culte des images, qui devenait une véritable idolâtrie, ordonna par un premier édit en 726 qu'elles fussent placées hors de la portée des fidèles, et, par un second, deux ans après, qu'elles fussent enlevées ou barbouillées. De grands troubles éclatèrent à Constantinople et en Italie. Le vieil esprit païen des pays helléniques et italiens protesta contre l'injure faite aux saintes images, et Léon, qui punit les résistances avec une grande énergie, passa pour un persécuteur aussi odieux que Néron. Grégoire II refusa de lui obéir et lui signifia par lettre sa désobéissance.
On put croire que la querelle des briseurs d'images (iconoclastes) allait amener dans le monde une grande révolution, et môme deux révolutions, la rupture entre le pape et l'empereur, et la constitution d'un royaume d'Italie.
Grégoire II, dit le biographe du pontife, « arme contre l'em-
pereur, comme contre un ennemi ». Toute la péninsule est en mouvement; les armées de la Pentapole et de la Vénétie entrent en campagne; « partout en Italie, on élit des chefs ». Les Lombards profitent du désordre pour pousser leur fortune. Us prennent parti pour le pape contre les iconoclastes. Ils s'unissent aux Romains, comme dit encore le biographe de Grégoire II, « comme à des frères par la chaîne de la foi, ne demandant qu\à subir une mort glorieuse en combattant pour le pontife ». Certainement le roi Luitprand se crut sur le point d'achever la conquête de l'Italie. Ses troupes entrèrent dans les villes de l'exarchat et de la Pentapole. Un moment, il crut tenir Rome. Il y serait entré, si le pape l'avait permis. Mais le pape ne pouvait souffrir auprès de lui un roi qui serait devenu un maître. Son intérêt, tout autant que la longue habitude et un reste de respect, lui défendait de rompre avec l'empereur. Quand Luitprand vint camper devant Rome, Grégoire alla au-devant de lui, et le roi, admonesté par le pontife, troublé par sa majesté, processionnellement mené au tombeau de saint Pierre, s'agenouilla, pria, et se dépouilla de ses vêtements pour les déposer devant le corps de l'apôtre. Puis il se retira. Ce jour-là, saint Pierre avait préservé la papauté de la fondation d'un royaume d'Italie. En même temps, le pape montre qu'il entend ne pas rompre avec l'Empire : Grégoire fait combattre par la milice romaine un usurpateur qui avait pris la pourpre aux environs de Rome.
Cependant, le conflit durait toujours entre Rome et Constantinople. Grégoire 111, qui succède en 731 à Grégoire II, réunit un concile, qui excommunie « quiconque déposera, détruira, profanera et blasphémera les saintes images ». La guerre reprend de plus belle. Et, de nouveau, le pape louvoie de son mieux entre l'Empereur et les Lombards. Un moment, sa situation devient très dangereuse'. 11 s'est allié contre Luitprand aux ducs lombards de Spolèle et de Bénévent, qui voulaient, comme lui, l'indépendance. Il se trouve en guerre ouverte avec le roi. Que faire? C'est alors qu'il imagina d'appeler contre ces Barbares d'autres Barbares.
Le péril lombard. — En Gaule, Charles Martel avait achevé de restaurer la puissance franque. Il disposait d'une
force considérable. Pourquoi ce conquérant de la Gaule et de la Germanie ne deviendrait-il pas le protecteur de saint Pierre? Le pape lui envoya entre autres présents les clés du tombeau des apôtres, comme pour l'en constituer le gardien et le défenseur (741). Nous ne savons au juste, d'ailleurs, ni ce qu'il demandait au duc des Francs, ni ce qu'il lui offrait, et Charles Martel, qui était l'allié de Luitprand, se contenta d'envoyer à Rome une ambassade et des cadeaux. Charles mourut peu de temps après, comme le pape Grégoire III. Mais l'idée d'un appel aux Francs ne sera plus oubliée. Exposés par leur politique à se faire prendre entre les Lombards et l'Empereur, les papes ont besoin d'un allié. Les Francs seuls sont capables de leur donner une alliance efficace.
Pendant huit années, le pape Zacharie, successeur do Grégoire III, parvient à contenir les Lombards, tantôt les combattant, tantôt les visitant, les bénissant et les cajolant. Il se fait rendre par Luitprand des villes du duché de Rome. Quand Luitprand menace Ravenne et l'exarchat, le pape se rend à Ravenne, et son voyage est une marche triomphale; partout les populations courent au-devant de lui, et se prosternent au chant des cantiques : Luitprand lâche prise. Quand Luitprand est mort (744), quand son neveu Hildebrand a été détrôné la même année, Ratchis, le duc de Frioul, qui devient roi, est un dévoué serviteur de la foi et du pontife, qui l'empêche de conquérir la Pentapole. Mais la scène change après que Ratchis s'est retiré dans un monastère et que son frère Astaulf lui a succédé (749).
Astaulf veut porter les derniers coups à la domination byzantine. En 751, il s'empare de Ravenne et menace Rome.
Ce que voulait « cet effronté », le Liber pontifical is le dit clairement. 11 prétendait « imposer un tribut aux Romains et soumettre la ville à sa juridiction », c'est-à-dire se substituer à l'empereur dans la ville impériale, y établir sa souveraineté, achever l'unité de l'Italie, avec Rome capitale. Le moment était solennel pour la péninsule. Allait-elle, comme la Gaule, être unie sous un peuple germanique qui deviendrait l'instrumenl de ses destinées? s'appellerait-elle Lombardie, au temps où h
Gaule commençait à s'appeler France, et la Bretagne Angleterre? Les Lombards n'étaient pas incapables de jouer ce rôle d'ancêtres de peuple, et le pape, en empêchant ces Germains d'achever leur carrière, a été cause que l'Italie a jusqu'à nos jours attendu la qualité de nation.
Etienne II, qui succède à Zacharie en 752, essaye d'abord de fléchir par des ambassades, des cadeaux et des prières, Astaulf qui se montre inflexible dans sa résolution d'achever la conquête de la Péninsule. C'est qu'en effet l'établissement des Lombards était compromis tant que l'empereur, qui ne l'avait pas accepté, posséderait en Italie des provinces où leurs duchés ne seraient que des enclaves toujours menacées. Ils n'étaient pas ennemis de l'Eglise ; si le pape leur avait laissé prendre Rome, ils eussent été fils dévots du Saint-Siège. Ils ne devaient pas comprendre le zèle que l'évêque de Rome mettait à défendre les droits de l'empereur iconoclaste. S'ils eussent pénétré son dessein, auraient-ils supporté avec une si longue patience qu'il surveillât chacun de leurs pas, protégeât de sa personne toute position attaquée et réclamât toute ville prise? Ils ne voyaient pas que le pape, qui met en avant les droits de la Respublica, c'est-à-dire de l'Empire, en arrivait peu à peu à l'idée de travailler pour lui-même. Les Lombards et le Saint- Siège sont compétiteurs à la possession de l'Italie, donc ennemis irréconciliables. Mais qui mettra ces barbares à la raison, maintenant que les prières, les caresses, la magie des cérémonies et des pompes ecclésiastiques ont perdu leur efficacité? De tous cotés le pape cherche du secours. Une fois encore, il s'adresse à l'empereur, qu'il supplie « d'arracher l'Italie aux morsures des fils d'iniquité » ; mais quelle aide attendre de l'empereur? Le pape d'ailleurs ne se souciait pas de restaurer la domination impériale.
L'appel aux Francs. — Il fallait donc en revenir aux Francs. En grand secret, Etienne pria Pépin de l'envoyer quérir par des ambassadeurs. Il savait que les Francs seuls étaient capables de lui donner une armée; il espérait qu'ils ne la lui refuseraient pas, s'il allait la demander lui-même ; car un voyage du successeur de Pierre au delà des monts était une
démarche grande et inusitée. Sur ces entrefaites arriva de Constantinople un ambassadeur, le silentiaire Jean. 11 apportait au pape, pour tout subside, Tordre d'aller sommer à Pavie le roi Astaulf de restituer ses conquêtes. L'empereur, qui traitait ainsi le pape comme un sujet et le roi lombard comme un vassal, n'entendait plus rien à la politique de l'Occident. Etienne fit ses préparatifs, mais il était résolu à ne pas s'arrêter à Pavie. Le 14 octobre 753, une grande foule lui fit cortège hors la ville. Etienne recommanda ses brebis au bon pasteur Pierre. Avec lui marchaient des évoques et des prêtres romains, les chefs de la milice romaine, le silentiaire impérial et deux envoyés francs, arrivés au moment du départ. Astaulf refusa les restitutions demandées; on s'y attendait; les lettres impériales, les prières du pape furent écoutées avec indifférence. Les grands de Rome et le silentiaire retournèrent alors vers la Ville. Le 14 novembre, Etienne II, accompagné par ses clercs et protégé par les Francs, se remit en route. Il allait trouver Pépin et conclure avec lui une alliance décisive pour l'histoire de la papauté, de la monarchie franque, de l'Occident et de la chrétienté tout entière.
BIBLIOGRAPHIE
Documents* — Les écrivains ecclésiastiques latins et les Lettres des papes sont réunis dans Migne, Patrologie, série II, 221 vol., 4844-57; les actes officiels dans Mansi, Conciiiorum nova et amptissima collcctio, 31 v„ 1759, et le Corpus juris canonici, édit. Fiiedberg, 1879. — Les Lettre» des papes sont analysées dans Jaffé, Gesta pontijicum romanontm^ 2° éd., 2 vol., 1885-86. — Le Liber pontificalis, édité par l'abbé Duchesne, 1884, est une série de biographies des papes. L'Introduction, rédigée par l'abbé Duchesne, constitue un important ouvrage.
L'histoire des Lombards est racontée par Paul Diacre, Historia Langobardorum (dans les Monum. German., édit. Mommsen). Paul Diacre, prêtre, de famille lombarde, vivait à la (in du vmc siècle ; il a recueilli les légendes et les traditions de son peuple.
Pour les Wisigoths d'Espagne, nos documents sont les Actes des Conciles et Isidore de Séville, Chronica seu Historia Gothorum.
Sur la mission en Grande-Bretagne, les sources sont réunies dans la grande collection anglaise, Rerum britannicarum medii eevi scriptores, 1858.
Gildas, Liber querulus de e.rcidio Dritanniœ. raconte d'une façon vague et confuse l'invasion des Anglo-Saxons en Grande-Bretagne. — Bède lo Vénérable, Historia ccclesiatica gentis Anglorum, donne un récit très animé de la mission en Angleterre et des luttes entre les églises. — Les saints de l'église d'Irlande sont connus surtout par les Vies des Saints.
Pour la mission en Germanie, nous n'avons de documents que sur l'œuvre
de saint Boniface; ses lettres sont réunies dans Jaffé, Biblioth. rerum Germanie., t. III, Monumenta Moguntina et les recueils de conciles déjà indiques, chap. iv. — Plus les Vies des Saints.
Livres* — On trouvera la bibliographie des ouvrages relatifs à la papauté dans Kurtz, Lchrbuch dei- Kirchengeschichte, 5 vol., 9* édit., 1885.
L'histoire des papes est exposée dans un grand nombre d'ouvrages d'ensemble. Parmi les histoires de l'Église, les plus considérables sont : Gieseler, Lehrbuch der Kirchengeschichte, 5 vol., 1824-57, encore utile à consulter à cause des textes très bien choisis qui garnissent les notes; — Herzog, Abriss der Kirchengeschichte, 3 v., 1876, bon manuel, œuvre d'un théologien protestant; — Hergenrœther, Handbuch dei' Kirchengeschichte, 2 vol., 1876, manuel catholique; — Funk, traduit en français par l'abbé Hem mer, sous le titre d Histoire de l'Église, 1892.
Sur Grégoire Ier : Pingaud, la Politique de saint Grégoire le Gi*and, 1877; — Dahn, Urgesch. der germanischen und romanischen Vœlker (collection Oncken). — E. La visse, l'Entrée en scène de la papauté (Revue des Deux Mondes, 15 déc. 1886), donne un résumé du rôle de Grégoire Ier.
Sur la politique des papes aux vuc et vm° siècles : Baxman, Die PolHik der Papôste von Gregw Ibis Gregor VU, 2 v., 1868.
GregoroviuB, Geschichte der Stadt Rom im Mittelalter, 3e éd., 8 vol., 1875, donne sous la forme moderne d'une histoire de la ville de Rome un tableau très exact et très vivant des papes et du clergé romain.
Sur les œuvres de saint Grégoire : Ebert, Histoire de la lîttfrature du moyen âge en Occident, trad. de l'allem., 3 vol., 1883-89.
Sur l'organisation du culte : l'abbé Duchesne, les Origines du culte chrétien, 1890.
Sur les rapports des pape3 et des empereurs, l'exposé le plus clair et le plus exact est Bury, History of ihe fall of the roman Empire, 2 vol., 1889. — Diehl, Étude sur V administration byzantine dans Vexarchat de Ravenne, 1888, expose la situation des papes et le détail de leurs luttes avec le gouvernement impérial. — L'histoire des Lombards et des Wisigoths est racontée par Dahn.
Pour les rapports entre les papes et les Francs, voir la bibliographie du chapitre vi. — Pour les rapports entre les papes et l'Angleterre, la bibliographie du chapitre xn.
La bibliographie des ouvrages sur les missions en Angleterre est donnée dans le chapitre xiii. On la trouvera dans Green, Histoire du peuple anglais, dernière édit. 1888, trad. franc. 1889, qui raconte la conversion de la Grande-Bretagne avec beaucoup d'animation et de charme. La conversion de la Germanie est exposée en détail dans Hauck, Kirchengeschichte Deutschlands, t. II, 1890. (Cette histoire récente rend inutile l'ancienne histoire de l'Église d'Allemagne de Rettberg.)On trouvera un récit français dans Zeller, Histoire d'Allemagne, t. I et II; — E. La visse, Études sur l'histoire oV Allemagne. Revue des Deux Mondes, 15 déc. 1885, 15 déc. 1887. — Monta lembert, les Moines d'Occident, 5 vol., 1860-74, a fait l'histoire générale delà mission; l'ouvrage est écrit avec beaucoup d'enthousiasme, mais très diffus et dénué de toute critique.
Histoire générale. I. 18