‹ Histoire générale du IV siècle á nos jours (volume 4)Chapitre 145 sur 215 · IV. — Indes néerlandaises et presqu'île · texte numérisé non relu

IV. — Indes néerlandaises et presqu'île

Malaise\

Gouvernement. — Le règlement administratif de 1854 et certains articles de la Constitution des Pays-Bas régissent l'administration des Indes néerlandaises à la tète de laquelle est placé un gouverneur général nommé par le roi et assisté par un Conseil. Des Directeurs des Finances, de l'Intérieur, de l'Instruction publique qui comprend également les Cultes et l'Industrie, des Travaux publics civils, de la Justice, de la Guerre et de la Marine, remplissent les fonctions de ministres. Un secrétariat

t. Voir ci-dessus, t. X, p. 993-1001.

général est chargé de la rédaction du Journal officiel, c Les îles de Tarchipel sont divisées administralivement en un certain nombre de provinces, i la tète de chacune desquelles se trouve un fonctionnaire en chef portant le titre de Gouverneur ou de Résident — parfois d'Assis tant-résident — assisté d'un état* major de fonctionnaires, ses subordonnés... Quand il s'agit de la population indigène, ils sont tenus de consulter les chefs indigènes. 9 (Van der Lith.)

Le but principal de ladministralion des Indes néerlandaises dans le courant du siècle a été de consolider sa puissance et d'étendre son influence dans les lies do Tarchipel Indien. Nous allons passer en revue les points où se sont portés ses principaux efl'orts.

Java. — Les Etats hindous de cette ile, dont les principaux étaient à Test le Madjapahit (détruit en 1478) et le Padjadjaran (détruit vers 1530) à Touest, colonie du premier royaume, avaient succombé devant les musulmans à la fin du xv^ et au commencement du xvi" siècles, sauf le Balambangan qui ne fut conquis qu'au xvn*" siècle par le Mataram. Ce dernier royaume, le principal des Etats musulmans, n'était plus représenté à la fin du xvnp siècle que par les principautés de Surakarto et de Yogyakarto. C'est au sujet de cette dernière qu'éclata la guerre de 1825-1830 ^ Après celle lutte sanglante, Banyoumas, Bagelen, Madioun, Pachilan et Kidiri furent placés sous la direction de fonctionnaires néerlandais. La suzeraineté des Pays-Bas fut partout acceptée dans l'Ile.

Sumatra. — Atjeh, à la pointe de Sumatra, avait toujours été une source de difficultés pour les Hollandais. Les Anglais, qui avaient conservé quelques droits à Sumatra, y renoncèrent par un traité en 1871, laissant les Hollandais libres d'étendre leur domaine; ces derniers, en revanche, cédaient à l'Angleterre les établissements qu'ils possédaient encore en Afrique sur la côte de Guinée. Déjà, à la suite des guerres de 1821-1838, la meilleure partie de l'ancien royaume de Menangkabau, c'est-à-dire le Haut et le Bas-Pays de Padang, avec Mandeling, Angkola et

l. Voir ci-dcssiis, l. X, p. 1C02.

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