CAVERNES
un tourniquet que deux de ses amis se chargèrent de manœuvrer, selon des signaux convenus et, une lanterne à la main, il affronta le gouffre d'où s'élevaient des bruits et des échos impressionnants, quand on y lançait quelque projectile.
La première émotion qu'il éprouva fut d'entendre, sinon de voir, Téboulement de masses énormes de roches ; mais aucun de ces accidents ne se produisit assez près de lui, pour qu'il en fut inquiété. A une quarantaine de pieds de profondeur, il rencontra une sorte de plate-forme, d'où rayonnaient quatre avenues percées dans les parois du rocher. Il continua et perçut bientôt le formidable bruit d'une cataracte qui se précipitait dans l'abîme. Sa lumière vacilla et faillit s'éteindre par le fait du déplacement d'air que produisait la masse énorme d'eau dopt il sentait l'écume lui jaillir au visage. Enfin, à une distance de 200 pieds, il toucha le fond du gouffre, la fm du Maëlstrom.
Quelque soin qu'il prît pour faire parvenir ses signaux à ses amis restés en haut, il fut longtemps à leur faire comprendre son désir de remonter. Ceux-ci, cela va sans dire, étaient dans une mortelle inquiétude. Enfin, le signal fut compris et le jeune homme commença son ascension de retour. A son arrivée à la hauteur de la première plate-forme, il s'arrêta pour l'examiner et détacha la corde du milieu de son corps, pour circuler plus à Taise, et en garda l'extrémité dans sa main. Malgré les précautions qu'il prenait à marcher, il fit un faux pas : la corde et la lanterne lui échappèrent toutes deux en même temps. La lanterne heureusement ne s'éteignit pas ; mais la corde, abandonnée à son propre poids, avait repris la direction verticale et flottait au-dessus de l'abîme. La rattraper était une opération aussi difficile que dangereuse.
Comme tous les explorateurs, celui-ci était homme de sangfroid : il se coucha à plat ventre et rampa jusqu'aux limites extrêmes de la plate-forme. Il s'accrocha alors des deux mains à des anfractuosilés du rocher et, avec son pied, il chercha à ramener la corde à lui.
Ce ne fut qu'après trois tentatives qu'il réussit. Il attacha la corde et s'aventura dans l'avenue qui s'ouvrait à droite. Il n'y rencontra que d'immenses arcades de rocs, un silence de mort. A 200 mètres, l'avenue était fermée par une muraille infranchis-
Sta:<. Mecmer. — La Pluie. 9
l3o INFILTBATION DES KAl^ DE PLUIE
sable. Il ne trouva rien de plus intéressant dans les iroîft autres galeries et donna à ses amis le signal définitif du retour.
Nos spéléologistes actuels ont connu des aventures tout aussi émouvantes et fait des explorations autrement difficiles. On n'en était en 1809 qu'à Tenfance de Tart. Maintenant, Texplorateur emporte un téléphone avec lequel il tient ceux restés sous le soleil, au courant des moindres incidents de sa pérégrination. Et nous allons citer un passage emprunté à M. Martel (*), qui nous donnera une idée des périls que Ton rencontre dans les abîmes et des moyens que Ton a de les conjurer :
a Un dernier coup d'œil» dit-il, à la sacoclie prise en bandoulière, compagne inséparable et indispensable de toute expédition souterraine. Pour ôlre complète, elle doit contenir : téléphone de rechange, trompette de téléphoniste, sifflet, corne-olifant (en cas de sinistre), une demi-douzaine de grosses bougies, plusieurs petits bouts de bougie, magnésium en ruban et pince pour éviter de se brûler les doigts, allumettes, briquet, petite pharmacie, flacon d'arnica, flacon de rhum, ronds de chocolat, marteau, couteaux, ficelle et plombs de sonde, décamètre, deux thermomètres, deux baromètres, cartes, carnet-boussole avec papier quadrillé pour la topographie, crayons, papier d'Arménie contre les émanations des botes mortes, etc.. Les hommes descendront plus tard les autres bagages, s'il y a lieu. L'explorateur commande : (( Lâchez ! ». La corde file entre les mains d*une demi* douzaine de gaillards solides et disciplinés, sous les ordres du contremaître chef des manœuvres. Un collaborateur s'installe à quelques mètres de l'orifice. Il se fait aider par un homme, qui dévide le cûble et est chargé d'en régler le débit sur celui de la corde. L'explorateur, soutenu par son escarpolette et simultanément par l'échelle de corde le long de laquelle il descend, disparaît lentement. Il devient impossible de distinguer ses paroles, à cause de la résonnance du puits et de la profondeur.
« Approchez du téléphoniste ; vous entendrez sa conversation avec son interlocuteur, à la grande stupéfaction des curieux qui font le cercle.
(') Les Abîmes, grand in-4, Paris, iSg'i. p. 1 1 cl «uir.
CAVERNES l3l
« Allo ! AUo ! — Qu'y a-t-il? — Halte ! Je n'y vois plus clair, î allume ma bougie. — Compris. J'attends vos ordres. — Lâchez. Le puits est large, tout va bien. Plus vile! — Prenez ^arde à Tacide carbonique. — Pas de danger : la bougie brûle et je respire très bien. — A quelle profondeur êtes-vous? — Je suis au bout de la troisième échelle ; fie mètres, je crois. — Quelle est l'indication du baromètre.^ — Je ne peux pas le consulter. Halte I Faites donc attention : je reçois une grêle de pierres sur la tcle. — C'est le chien du propriétaire du trou(l) qui se promène trop près du bord. Ici Médor ! — Mais chassez-le donc. )) — (Expulsion du chien). Cinq minutes de silence ; la descente continue. « Allo ! Allo ! Halte ! Je viens d'éteindre ma bougie. — Tâchez de ne pas brûler les cordes. — Impossible : •elles sont mouillées par Teau de suintement. — Quelle température? — 7 degrés et demi seulement. Pourtant je n'ai pas froid. Lâchez doucement. J'arrive à une très mauvaise passe. La section se rétrécit, et l'échelle est en tire-bouchon. Je ne sais si le bateau pourra passer. — Est-ce qu'on entend l'eau ? — Oui, un léger bruit de torrent. Tenez bon. Je suis obligé de tirer ici tout
. ce qu'il y a d'échelles au-dessous de moi, parce que tout est embrouillé. » Dix minutes de silence. Une forte secousse : c'est l'échelle que l'explorateur vient de rejeter dans le vide. « Ça y est. Lâchez I Je suis à 70 mètres. J'ai franchi le passage étroit. Si notre sondage est exact, je n'ai plus que 26 mètres à parcou-
*rir. Je vais me reposer un instant sur l'échelon. — Est-ce curieux.^ — Je n'en sais rien; c'est tout noir autour de moi. J'allume du magnésium. Le puits est ici en forme de bouteille. L*eau tombe de tous côtés. Je suis trempé. — Etes-vous reposé? — Oui, en route !
... « Tout à coup la communication est rompue : le téléphone transmet encore un bout de phrase nasillard et incompréhensible, puis plus rien. On arrête la manœuvre, on procède à des appels de trompe. On vérifie le poste téléphonique d'en haut. Les fils sont bien en place. Qu*est-il arrivé en bas? Le câble de cuivre est-41 cassé? A-t-on filé la corde de l'explorateur plus vite que le câble du téléphone, et arraché ainsi l'un à l'autre? Serait-ce un évanouissement, une chute, l'acide carbonique? J'avoue que ces ^etques minutes d'anxiété sont très pénibles à vivre. Tandis
i3a IXFILTKATION DKS KAUX DK FLUIK
qu*un homme s*apprétc à descendre, le téléphone cesse enfin d'ôtre muet : « Je suis au fond et solide. »
Mais ce n'est là qu'un premier puits. Le voyageur se détache de la corde et examine le pays où personne avant lui n'a pénétré. Une. demi-heure s'écoule et le téléphoniste reçoit enfin de* nouvelles et des ordres. « Il y a une assez jolie grotte latérale, bien garnie de stalactites. J*ai besoin d'un aide immédiatement pour on faire le plan. Ce n'est pas la fin. Au bout de la grotte, & cent mètres» j'ai sondé un deuxième puits; 17 mètres; lasonde a plongé dans Teau, il faut descendre ici plusieurs hommes, une échelle de 20 mètres, un bateau et la photographie. »
Et l'auteur ajoute : « Souvent les avens sont formés de plusieurs puits successifs en profondeur. Parvenus en bas du premier, il faut répéter ces manœuvres pour expédier de nouveaux aides et engins. S'il y a une rivière, on descend les bateaux dans leurs sacs, on procède à leur montage, et vogue la galère à la recherche du sombre inconnu. El bien des gouffre» nous ont demandé ainsi bien des jours de travail et des nuits complètes sous terre, car les cordes s'entortillaient, leç échelles s*engageaient dans les fissures, les ordres téléphoniques étaient mal compris. Et alors venaient les impatiences, les imprécations provoquées par l'énervement inévitable en pareille occurrence; tout cela donne une idée des innombrables et méticuleuses précautions indispensables pour éviter, non seulement des accidents, mais encore des catastrophes, car on jongle aved l'existence clans le gouffre immense et vide, et la moindre maladresse serait la mort. »
Les sols fissurés et les abîmes. — Los abîmes étudiés par M. Martel ont principalement pour théâtre les Causses (fig, 17)^ ceux dos (lévonnes, du Ilaul-Quercy, etc. Le Larzac, plateau d'une altitude do 700 à 800 mètres, est couvert de pâturages aromatiques (jui nourrissent de nombreux troupeaux. Aussi est-il célèbre par Tindustrie des fromages de Roquefort. Les caves y sont dans dos conditions de fratcheur due à l'altitude et augmentée encore par Tovaporalion des eaux, qui suintent sur les parois des fissures.
En effet, les calcaires fissurés de ces vastes espaces laissent
LES SOLS KISSL'RKS ET LES AUt.MES l33
passer les eaux pluviales, qui se collectent dans les profondei^rs, ou gagnent les vallées de cours d'eau (rùs abondants.
Le sol présente, en outre, ces trous énormes que l'on appelle des
Abîmes des Avens {fig i-}) dans la région des Causses, Ti/i<fou/s,
dans lAvejron, des Goules dans l'Ardèche. BoU-Toui, dans
1 Hérault Cloups et Igaes dans le Quercy. Scialets, dans le
Ss*to^ «-"■■«yrajçg' Dauphiné, Dolines, en Istrie,
"""^'""P'^^ Kalmnlkra, en Grèce, elc. Ce
\ sont des puits de toutes for-
i mes et de toutes dimensions,
\j j __ souvent très profonds, car on
ij ^/-^ en connaît qui ont jusqu'à 3oo
'^' ■^///^// mètres en verticale. On assiste
parfois à l'ouverture d'un de
^ ces gouffres. C'est ainsi que.
^ l'un des avens de Vaucluse
^ s'est -ouvert, il y a un demi-
^ '■-.,.,^^ siècle, sous le choc d'une
^ " charrue.
to^cade dj: S(«&rt,^c u^p Jpg pl^g JjglJgg décOU-
Fk 17 — Puita n«iu«io,. aw« ou.frt çir ycrtcs dcM. Marlcl est celle
U plutc ilan» le ralcaire de li région An - 1 1 n
rauuM à Rniuwi pr« de Oaugfs (Hé de Padirac, dans le Causse de
r»ull) dapnt M Miriel — Cuupe ler ^ , , , ■■, ,,
tictie Oramat, a 1 1 kilomètres au
nord-est de Itocamadour. Les amateurs de curiosités naturelles n'auront que dans son livre la saisissante impression que causent les merveilles de cette immense caverne, à moins qu'ils ne soient allés en personne la visiter, aménagée qu'elle est maintenant pour la commodité du touriste. Nous donnerons seulement ici un aperçu de rablmc, qui est des plus typiques ('). M. Marlcl y est descendu le premier, en huit minutes, au moyen d'une échelle de cordes à 180 échelons, qui a lourné un peu sur elle-même, d'où quelques élourdissements pour l'explorateur.
Quand il a touché le fond, il lève la tcte. « L'impression est fantastique : on se croirait au fond d'un télescope ayant pour objectif un morceau circulaire de ciel bleu ; la lumière verticale
(') Lti .'16lm«, p. î6i et suiv.
i3i INFILTRATION DKS KAIX DE l'LUlK
éclaire de reflets, que je n'ai encore perçus nulle part, les paroi» du puits taillées en falaises ou en encorbellements, et formées par des strates calcaires superposées: au bord du trou émergent les têtes toutes petites de mes compagnons, coucliés à plat ventre pour me regarder. . .
. . . (( Le fond est rempli par un amoncellement conique de cailloux et de quartiers de roclies. dus en partie à leflbndrement d'une ancienne voûte de caverne; Tabtme ainsi ouvert a la forme d'un entonnoir renversé. Le cône, épais de plus de 4oo mètres, a obstrué le lit primitif d'un ruisseau souterrain qui coule maintenant en dessous à travers les interstices des pierres, et que l'on peut atteindre en deux points.
c( En amont, en effet, est celte grande arcade, ou porte naturelle, que Ton aperçoit très bien de la surface du sol, quoique son pied soil à 72 mètres de profondeur, et qui, colossale de près, n*a pas moins de 23 à 3o mètres de liauteur sur 10 de largeur. »
Les compagnons de M. Martel le rejoignent. Us mesurent le fond du puits, triangulaire plutôt que rond, avec 63 mètres de diamètre et 210 mètres de pourtour, une profondeur de 34 mètres au sommet du talus et maxiina de "3 mètres.
« Descendons sous l'arcade. Un murmure en sort, venant de bien bas. Il y adeTeau. Voila la rivière cherchée! Mais pourrons» nous la suivre.^ Dans l'obscure galerie dont ce portail est l'entrée, un amas dargile glissante, fendillée et inclinée à 33'', semble constituer la pente du talus de pierres. Nous y sommes incommodés par de nombreuses carcasses d'animaux en décomposition, tombés ou jetés au gouffre. Quelle horrible odeur! »
Kl voilà les explorateurs a la recherche de l'eau, s'enfonçant toujours davantage n en pleine caverne ». Ils rencontrent un ruisseau; ils en n*montent le cours à plat ventre et a moitié dans Teau.
(( (lette fjft/rrie thi liuissftifi se recourbe en forme d'S: après i(îu mètres de longueur seulement, sa voule s'abaisse, et tout se ferme uu niveau d'une petite nappe d'eau où naît le courant. Ainsi, nous avons enfin Irnuvé. sous terre, l'origine des fontaines qui naissent à I air libn\ la sourcr des sou/*c(*s, formée dans une vasque d'aruMh'. par l'eau de pluie qui suinte des voûtes
LES SOLS FISSURÉS ET LES ABÎMES i35
d'une caverne. C'est la solution du problème scientifique que nous nous sommes posé : de la transformation de la pluie en sources dans V intérieur des terrains calcaires. »
Une autre belle exploration de M. Martel est TAven de Jean Nouveau, le plus profond, dit-il, comme verticalité absolue, sinon comme creux total. Le fond de cet abîme est à i63 mètres sous terre, à 667 mètres d'altitude et à 682 mètres au-dessus du plus bas niveau de la fontaine de Vaucluse. L'orifice n'a que 5 mètres de diamètre.
(( Du pied de l'échelle une faible étoile semblait briller au sommet du puils : c'était le jour, un fragment de ciel discernable par l'étroit orifice, tant est vertical le bel abîme. Il n'y a point de stalactites qui étincellent, point d'eau qui chante, point de dôme géant aux voûtes invisibles, mais l'espace restreint; le sifflement des pierres que détachent les balancements de l'échelle, l'étrange et menue lueur qui filtre de si haut, les carcasses des êtres qui sont venus s écraser contre ces parois, tout cela fait de Jean Nouveau la plus sinistre des oubliettes ; l'impression est si forte, si poignante, que l'on n'est pas trop de deux pour la subir. »
Une région construite sur le môme modèle que les Causses, mais avec des proportions bien plus considérables, c'est le Karst, auquel nous avons déjà fait allusion : celte partie de l'ancien Empire Autrichien, que l'on avait surnommée son Arabie Pélrée, le mot Karst, ayant d'ailleurs, à ce que certains disent, une origine celtique et signifiant Pays des Pierres. Elle comprend, entre Trieste et Laybach, l'Istrie septentrionale et la Carniole occidentale et se compose d'immenses plateaux calcaires d'âge crétacé. C'est le fcarst proprement dit; mais les mêmes formations et les phénomènes auxquels elle donne lieu: gouffres, pertes et réapparitions de rivières, se continuent plus loin au sud. Ce pays, depuis plus de deux siècles, a été extrêmement étudié, visité, et les grottes d'Adelsberg comptent parmi les merveilles naturelles de l'Europe.
Le Karst morave, au nord-est de Briinn, occupe une région caverneuse, de plus de 100 kilomètres. Explorée dès longtemps, elle a été depuis 1899, étudiée dans la plupart de ses particularités, par le docteur Karl Absolon, qui a publié le résultat de
l30 INFILTRATION DKS EAUX DE PLUIE
ses recherches en langue tchèque, mais en en donnant un résumé allemand, dont la Nature (') a reproduit quelques illustrations et auquel M. A.-E. Martel donne les plus grands éloges.
Comme les précédentes, les cavernes de Moravie sont dues au travail de rivières souterraines. L'eau de plusieurs vallées, brusquement fermées par des escarpements, se perd dans des gouffres et reparaît à plusieurs kilomètres de distance par des résurgences, dont la principale donne naissance à la rivière Punk>va.
Le plus important dos gouffres d'absorption est la Mazocha, qui mesure i38 mètres de profondeur, 281 mètres de longueur et 126 mètres de largeur à rorifice. La grotte la plus vaste est celle de Sloup-Sosuvska, a gigantesque ensemble de galeries, ornées de belles concrétions, dômes, gouffres intérieurs et fragments de rivières souterraines de 5 kilomètres de dcvelop- ])ement total ».
Il y a deux grottes jumelles et parallèles, pratiquées dans les fissures naturelles du calcaire, chacune occupée |>ar un cours d'eau. Tout un labyrinthe de galeries existe entre la Mazocha et la vallée de la Punkwa. A peine sortie de sa grotte, cette rivière se perd de nouveau sur une longueur de 100 mètres, continuant ainsi son (ruvre de creusement souterrain, et élaborant un labyrinthe sans cesse approfondi dans une niasse calcaire de 200 mètres d'épaisseur moyenne et de 20 kilomètres carrés. A Katharin-lhWile. à l'issue du Y)\\vv%'ï\\fA {vallée desséchée) 011 Ton compte i\\ gn»ttes. il y a une salle magnifique, qui renferme une véritable forrt de stalagmites.
Rivières et lacs souterrains. — Parmi les nombreuses rivières souterrainrs du Karst, les phis importantes sont la l^ibach et la Hecra. l ne dt's sourc(*s d(» la I^aibach rst la Piuka ou Poïk, qui a creusé les ravt'rnrs crAdelsberg. Klle naît dans un bas-fond plat, à 5/|<) mètres d'altitude et il lui faut franchir i'\ kilomètres de méandres pour arri\crà la haute porte de la frrotte. àoi 1 mètres d altitude. Là. rllc s'rnfoneo dans une avenue tortueuse que Ton suit en bateau sur unr loiigutMir de près de i kilomètre. Son