LA DERNIÈRE PLUIE
Il va sans dire que le pliénomonc de la pluio n'a déhutu sur la Terre qu'à une époque où celle-ci avait acquis des caractères bien voisins de reux (|u*elle présente actuellement. C'est donc une manifestation naturelle très récente, si on la compare au temps écoulé depuis la séparation initiale de la matière cosmique (|ui la compose, c'est-à-dire depuis le commencement de son individualité.
La pluie a fait suite à l'œuvre d épuration de latmosplièrc, tout d'ahord chargée d'une foule de vapeurs, maintenant con- <lensées et le plus souvent même solidifiées, ({ui eussent éié inronq)atil>les avec l'explosion du phénomène biologique — pour ne cit<»r «pie lui dans la série des modes de l'activité planétaire.
Mais, si les éludes géologi(|ues permettent de suivre à la piste 1rs travaux imputables à la pluie, depuis les premières épcM|ae9 séilinienlaires, il semble (pie les documents soient incomparablement moins nombreux et d'un cara(Mere infiniment moins précis, dans la recherche des circonstances qui signaleront la ilernière pluie. Il est tout à fait vraisemblable en eflcl, d'après h's enseignements de la Gt'nlof/iv cnmparve ('). que la dernière j^outte d'eau srni tombée sur le srd et absorbée |Mir lui, avant 4pir les temps de la (lé**a,*;rég«ition planétaire soient accomplis.
(') Ni'ir .'i irMijfl: /-'• i'.i'l 'jt''A'»ji]ne, |»:ir Sl.tnixla* Meunier, un volumr in-l'. Tari* ( i** 71"). it I.» firt'fnjii ■ .'r.jinn-r. p.ir h- iiiriin*. Pari'* (l8«j5), et plu»ieurft aulm jiiiLlKulion^.
LA DEKMKRE IMXIK ?tO\}
Constatons tout d'abord que cette question de la fin de la pluie entre d'une manière nécessaire dans le sujet du présent volume» et que la seule raison qui pourrait nous la faire éluder serait notre impuissance u la considérer comme vraisemblablement résolue.
Or, c'est par l'étude des notions fournies pendant une période semi-séculaire que nous sommes arrivé, jtresque mahjrô nous, et par la seule logique de l'enchaînement des enseignements de la Nature, à en faire un simple incident inéluctable de la vie du globe.
Nous avons, dans les pages qui précèdent, insisté sur l'absorption progressive des eaux des océans, et par conséquent de toutes les eaux de la superficie terrestre, par le seul progrès en profondeur du refroidissement de la planète. Et les dosages de l'eau de carrière dans les roches les plus variées ayant démontré que si le globe doit se refroidir jusqu'à son centre, la masse entière de l'élément aqueux serait, d'après le célèbre travail de Delesse (*), incontestablement insuffisante pour l'hydrater dans toute sa substance, la oonclusion s'impose de l'acquisition par notre planète d'un état normalement final de l'évolution sidérale. C'est ce qu'il va nous être aisé de prouver.
Au fur et à mesure des progrès de l'Astronomie, on voit augmenter les témoignages de l'unité de composition des astres dont la réunion constitue l'Univers physique. Après avoir constaté leur uniformité morphologique, qui y montre des globes sphéroïdaux et leur uniformité d'allure qui les révèle comme tournant les uns autour des autres dans des orbites fermées, on est parvenu, grâce au secours de l'analyse spectrale à reconnaître leur unité chimique, les mêmes corps simples se rencontrant dans les uns comme dans les autres et aucun ne semblant présenter des substances différentes de celles qui composent la Terre. On est même allé encore plus loin et l'unité de constitution géologique s'est manifestée à plusieurs reprises. Mars et Vénus montrent lar coexistence de continents et d'océans recouverts d'une atmosphère gazeuse en circulation continue; les pôles présentent des calottes glacées bien analogues
(*) BulUlin de la Soriétr géologique de France, a*" série, t. XtX, p. 04.
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à celles <le la Terre, et la Lune offre de toutes parts des volcan** manifestement comparables quant à leur forme et vraisemblablement (fuant ix leur origine aux volcans de la Terre. Ces constatations sont venues apporter les confirmations les plus précieuses à la théorie géniale de Laplace au point que celle-ci en parait comme définitivement démontrée.
(iCpendanl, on ne peut méconnaître que rensembic des ressemblances intimes entre les astres s'associe à des différences caractéristiques et qu'on est dans Tobligation d'en attribuer la cause a Tage relatif des astres considérés. En dautres termes, on reconnaît que les différents corps célestes sont des amas sphéroïdaux dune même matière chaotique différant surtout par le volume et qui ne se sont sans doute pas individualisés en même temps. Ils évoluent parallèlement les uns aux autres et avec une vitesse (jui est d'autant phis grande que leur diamètre est moins considérable, traversant des étapes dont les principales sont désignées par les appellations de nébuleuse, de stcllaire» de planétaire et de lunaire, sans compter les degrés relatifs a la désagrégation et qui présentent les deux formes principales, dastéroïdique et de météoriti(|ue.
Tout cela, maintenant bien admis par les astronomes comme par les géologues, il restait cependant un petit détail d'autant plus embarrassant à première vue, qu'il concerne un corps tout voisin et (pie Ton a eu toute facilité d'étudier dans le plus grand détail. (Test la Lune, dont la surface ne se borne pas a nous montrer des volcans, ce cjui serait tout a fait conforme aux données (|ui précèdent, mais (pii ne nous présente presque ç«r fle.s rttlrtins, La plupart des astronomes et même des sélénologues, comme s'intitulent ceux (jui se sont spécialisés dans l'étude de la Lunt\ n'ont pas craint (au mépris de toute la philosophie radieuse (|ui émane des liens éiuimérés plus haut et que présume si bien la svnthèse de Lapla<*e) de supposer (|u elle présente des particularités esscntiellemenl différentes <1(» celles (|ui caractérisent la Terre cependant >i voisine et dont elle est é\idemment sortie. comme la Terre est >orlie de la masse <[ui devait devenir le Soleil.
Dans ees conditions, il parait spécialement intéressant de proclamer (|ue la différence aiVeetée par la Lune comparativement
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à la Terre n'est en réalité qu'apparente; et même, en allant beaucoup plus loin, mais de la manière la plus légitime comme on va voir, que la différence apparente constitue une vérification, et une confirmation éclatante du mécanisme de l'évolution planétaire, dont la Terre nous permet de pénétrer les détails.
C'est ce quil va être aisé de faire comprendre en p^eu de mots.
On sait que Téruption volcanique est une conséquence nécessaire du refroidissement spontané de la planète et de la contraction à laquelle la croûte est soumise dès lors, d'une manière inéluctahle. Celte contraction, à finversc de celle qui anime le noyau et (|iii est dirigée vers le centre de la Terre, est au contraire tang(»ntielle,' c'est-à-dire parallèle à la surface du glohe. Klle détermine une compression de l'écorce, qui se déforme etcjuise hrise de fa von à se réduire en segments, (jui glissent les uns sur les autres de fa^on l\ augmenter leur épaisseur commune en même teni[)s qu'à diminuer leur surface. C'est dans ce mouvement de glissement (|ue se développe l'action calorifique d'où dérive l'activité volcanique. En effet, des zones souterraines pourvues par infiltration de leur raii de carrière, se trouvent nécessairement recouvertes par des niveaux amenés de plus has et qui. en conséquence, sontà température plus élevée. La roche liuitiide ainsi recouverte est, par là même, recuite connue en vase dos: l'action de l'eau suréchauffée (|ui l'imprègne s(» traduit par la minc'ralisalion (c'est-à-dire la cristallisation) de ses éléments et rint(»r\enlion de la pression force l'eau à s'incorporer dans le nnujinn, (jui juMjuiert ainsi la propriété foisonnante, c'està-dire la tendance à faire éruption (*enlrifuge par toutes les fissures (|ui pouiiaicnl le mettre en communication de tension avec les rcirions nïoins profondes, à plus lorte raison avec l'extéricMir. 'fou< Ic^ détails de l'éruption volcanicpie s'explicpient de la manière la plus naturelle dans cette manière de voir, (|ui est elle-mcnie la siiile logiipie des faits les mieux établis de l'i'volu- (ion |)lan(''lair(* >poiilance.
(Ida |)<isc. il csl é\idenl (pie réruj)tion volcanique, (jui a commence à s('\ir (lès (pie la croûte, progressivement épaissie, fut refroidie, el (|ni a coinj)ris deux zones concentri(pies, dont la plus profunde est en ignition pendant que la moins profonde est ini|)r('i:^h'e d'eau, ptM'sislera à se manifester tant qu'il y aura de
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riiumidilé, progressant vers le centre, qui sera réchauflec par le phénomène mécanique tangentiel.
Or, il n*est pas nécessaire que ces deux facteurs du volcanisme aient un avenir égal en durée. Il peut se faire que le refroidissement spontané soit complètement réalisé, alors qu'il resterait encore un excès d*eau à la surface. Celle-ci se congèlerait cl prendrait désormais Télat solide et Tallure générale des roches pierreuses connues. Mais on peut faire la supposition inverse cl se demander ce qui se produirait si toute Teau était absorbée bien avant que le globe fût complètement froid, c'est-à-dire à la température de Tespace. Dans ce cas, et alors que la surface de l'astre serait complètement desséchée, le volcanisme pourrait encore se réaliser en profondeur : il y aurait des poussées de lave foisonnante et des projections de cendres qui retomberaient sur le sol, sur lequel n'existeraient plus ni océan ni atmosphère.
A partir de ce moment, le nombre des cratères irait constamment en augmentant et il faut remarquer que les montagnes volcaniques n'auraient plus à compter avec les dégradations et les érosions qui, au bout d'un temps relativement très court, arrivent à les faire disparaître; elles n'auraient pas davantage h compter avec les sédimentations ou extensions de dépôts marins, lacustres et atmosphériques, qui les masquent sous des revêtements de plus en plus épais. Au contraire, ce sont les formations volcaniques qui, peu à peu, voileraient tous les produits d'origine diirérenle. et la surface deviendrait de plus en plus le domaine incontesté et exclusif du volcanisme.
Or, c'est ce qui est arrivé pour la Lune, et l'état, à première vue si singulier de la surface de notre satellite, aurait pu être prévu par quiconque aurait su les ressources therniométriques et liy«jrouiétriques dont le petit astre pouvait disposer ù Toripine. On peut donc voir dans la géographie sélénologiquo une confirmation tangible de la théorie volcanique établie d'abord pour l'usage exclusif (le la Terre, et allant plus loin, on peut y reconnaître un iiouv<»l argument pour proclamer celte unité astronomi(|ue dont nous parlions tout à l'heure.
ltemar(|uous. en terminant, «jue l'activilé volcanique n'a pa» iM'soin d'être plus aetive sur la Lune que sur la Terre, pour donner lieu au résultat décrit et que. même si elle était égale à
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cellc-cî, l'effet obtenu serait celui que nous observons. En effet, si on suppose pour un moment que, seulement depuis le début de l'époque tertiaire, la Terre ait été privée de toute trace dcau superficielle, désormais absorbée, tout en conservant encore une dose notable de chaleur, on conclut que toutes les manlfeslations volcaniques des temps tertiaires s'étaleraient sur le globe sans avoir subi les déficits érosifs et sédimentaires qui ont été rappelés. Dès lors les innombrables volcans, les immenses extravasements de basalte et d'autres laves, les extensions de cendres, dont celle relativement récente du Krakatoa nous donne un exemple, se seraient partagé la superficie des continents et des océans taris, et certainement la Terre aurait une figure tout à fait semblable à celle de la Lune.
On reconnaîtra l'intérêt de ces remarques, qui contribuent pour une part notable à la simplification de la théorie générale de la cosmologie.
Ce genre de considérations comporte un bref complément, digne, me semble-t-il, d'une certaine attention, parce qu'il précise le rôle de l'eau d'imprégnation, dans l'acquisition par les roches entièrement évoluées, d'une de leurs particularités les plus caractéristiques.
C'est, comme nous le montrent les météorites de tous les types, d'être complètement azoïques, c'est-à-dire privées de tout vestige de la vie. Le charriage des nappes, indispensable à la fidélité du contact de la zone pierreuse avec le noyau qui la supporte et dont elle est un produit de condensation et de cristallisation, en réalisant cette cataclase interne sur laquelle nous avons insisté, substitue la structure cristalline à la structure sédimentaire infotigablement remaniée.
Même pour des roches peu anciennes, le fait est des moins contestables et nous en pourrions citer d'innombrables exemples.
Tels seraient les marbres illustres de la Grèce, dont l âge a été si longtemps problématique, parce que Ton ne voyait pas de témoignage paléontologique dans la substance cristalline qui a ému la sensibilité enthousiaste de nos plus grands poètes, Victor Hugo, Leconte de Lisle et bien d'autres.
Il a fallu la persévérance et la perspicacité d'un observateur hors ligne, comme M. Phocion Negris (d'Athènes), pour trouver
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ça cl là dans ces roches, (|iiclques minuscules lests de foraminifÎTCS, dont nous possédons, grâce à lui. des photographies amplement grossies et qui iixenl làge de ces pierres à un passé relativement 1res récent.
On sent Timportance de (^etle trouvaille, car elle jette le jour le plus imprévu sur le fait si paradoxal de granit et de gneiss contenant dans leurs masses des (Mupreinles de végétaux primaires, comme le musée de Berne en possède.
Quelque prolonge et (juelque répété que soit le brassage des roches charriées, dans Télahoration des montagnes, il y reste de temps à autre de petits lambeaux qui, tout cataclasliques et cristallins qu'ils sont devenus, ont conservé des vestiges de leur contexture originelle, c'est-à-dire sédimentaire.
La conséquence, c'est que, non seulement les roches volcaniques ne peuvent pas avoir conservé les indices paléontologiques qui ont lait partie de leur anatomie, lors de leur formation, mais (|ue les roches métamorphiques, après avoir gardé leurs fossiles pendant une duré*» parfois énorme, remaniées qu'elles sont à d'innombrables reprises dans 1 inci^ssant travail orogénique de la croûtt», ont perdu nécessairement toute structure organique.
En construisant en iSSi) la roule carrossable du Grimsel, on contourna un bloc de irneiss, d<» li ou 'i mètres en tous sens, abritant, contre les avalanch(»s, l'hôtel de (iultanen. Ayant fait sauter ce bloc à la poudre, on rcmarcpia, sur Tune des dalles de i"',r)o à 'A mètres dans lesquelles il s était réduit, uneempreinle cylindroïde un peu courbt» tpii fut étudiée par De Fellenbcrget déposée au nuisét» de Berne, où elle est encore considérée comme n'présentant une (Inlamitrs. végétal des temps carbonifères.
Préeédeniment. Sismonda avait fait uiu^ découverte analogue sur un bloc de «gneiss du \al Pellina. nù Schimper et Heer avaient rec<jnnu un Etiuiscliun. Kl la |)riorité dans cette direction parait revenir «'i Brochant cpii. dès iSij). fit uih* trouvaille toute pareille dans les roilies crislalliiies (h» la rarenlaise.
11 résidte de ci^s reiiiiirqin»s cpie la di^slinée normale des roches sédimentaires (*st de con>erNer. pendant un temps variable et qui peut être iriganlescpie. le lémoi,i:nai:e fossile des êtres organisés \ivanl à l'époipic de leur dépôt. Klles procurent ainsi aux hommes th's doiMiinenls de la |)reniière valeur sur Thisloire de
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leur demeure terrestre. Mais leur condition finale est d'acquérir plus tard, par la continuité des réactions souterraines, une structure essentiellement ininéralogique.
Alors la collaboration de la vie est progressivement, et peutêtre bien, à la fin, complètement exclue, de telle sorte que le phénomène biologique ne laisse aucune attestation de la part qu'il a prise dans la Nature, et qu'il ne restera rien de Téclosion et de la carrière de toutes forces autres que celles (jui prennent part à riiisloire des objets inorganisés.
Une pareille conséquenc^e, quelle que soit l'impression qu'elle fasse sur notre esprit, nous laisse supposer que, vraisemblablement, rien de ce qui a trait à notre existence ne durera aussi longtemps (|ue la Terre elle-même. Celle-ci destinée à s'égrener en débris, tombant chacun à son tour à la surface de ses compagnons sidéraux, une pareille conséquence explique peutêtre la principale déception à laquelle a conduit l'élude, si passionnante d'ailleurs, des pierres tombées du ciel ou météorites.
Ces roches extra-terrestres ont été reconnues comme des restes ultimes des astres, et peut-être d'un seul astre, qui circulait autour de la Terre en véritable satellite, arrivé à la j)ériode de décomposition avant la I^une, qui est d'ailleurs en plein déclin, parce qu'il était moins volumineux et en conséquence des lois les plus connues du refroidissement.
On reconnaît parmi ces roches extra-terrestres un certain nombre de manières d'être représentées dans la série de nos formations telluriques : mais en dépit de recherches maintes fois répétées et qui un moment avaient tenté Pasteur lui-même, dans les mains de qui j'ai eu l'honneur de remettre des échantillons de la météorite charbonneuse d'Orgueil (Tarn-et-CJaronne), on n'y a jamais aperçu la moindre particularité qui autorise la supposition d'une intervention de «pielque agent biologi(|ue. Ces pierres d'ailleurs représentent au premier chef des spécimens de la cataclase qui nous occupait tout à 1 heure.
Ne serait-ce pas en elTet un attribut inévitable pour les roches qui prennent part à l'évolution entière d'un astre, et alors que disparaît complètement l'eau d'infiltration, de subir dans toutes leurs parties, en ronsé(|uence <les manifestations volcaniques, la
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transformation liolocrislalline, (|ui suppose la destruction de tout ce qui peut dériver de la vie.
Le phénomène de la suppression biologique ferait donc le pendant symétrique de l'apparition des organismes qui, sur chaque astre, constituerait le caractère distinctif d'une période moyenne.
En terminant ainsi cette Histoire fféolof/if/ue de la pluie, c'est à-dire de Teau douce, nous complétons un ensemble déjà commencé par V Histoire fjéolo<jique de la mer, c'est-à-dire de Feau salée.