V. — LES SCIENCES
Il faudrait plusieurs pages pour résumer, môme très brièvement, les découvertes du dix-huitième siècle. Qu'il suffise de rappeler : en mathématiques, les noms de d'Alembert, de Laplace, de Monge, — en astronomie : HcrschcU, Clairaut, Cassini, — en physique et chimie : Dufay, No1|et, V'rankUi^, Pf4fîsi^ïi M"
TABLEAU Ch:\lin\L DU DIX-rWITlfiME SIECLE 589
voisicr.BcrlhoJIet, f'ourcroy, — cii sciences naturelles : lUiffon, Daubenton, Lacépôde, Linné, Jussicu, Haûy, clc.
Le mouvemenl scientifique est favorisé par TintérfMqu'y prennent les princes, surtout à rétranger, et la noblesse. Il est de mode dV^tre physicien ou chimiste, comme jadis d*élre bel esprit. Les femmes encouragent aussi les sciences par leur curiosité ; et Minj du CliAlelel, qui traduit Newton et envoie des mémoires à TAcadémle des sciences, n*est pas une exception.
Les connaissances pratiques sont précisées et vulgarisées par VEncyclopêdie ; les arts mécaniques en profilent et Vimiustrie scienlijhjue va en sortir.
Mais ce progrès des sciences a aussi une influence générale; il habitue les esprits à la netteté et à la méthode; il est une heureuse réaction contre Tnlopie philosophique; il transforme l'histoire, l'exégèse, la critique, et ses elfets se feront surtout sentir au dix-neuvième siècle.