LA LITTÉRATURE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE
SOMMAIRE
çaixe s des caractères communs sous la Révolution et sous l'Empire. Le p>auila-cla««lciMiia la domine. L'influence de Chateaubriand et de Mme de StaËl ne se Tera sentir qu'à partir de iSiS.
2- SOUS LA RÉVOLUTION, on peut signaler : dam la tragédie, M. J. Chénier, N. Lemercier. Ducis.— dans la camidie. Fabrc d'Ëglantine.Collin d'Harleville, — dans la poéiie lyrlqua, Rouget de Lisle.
3- SOUS LE CONSULAT HT L'EMPIIte : tragédie, Luce de UnciTil, Brifaut, Jony, Raynouard, — comédia. Picard, Alei. Duval, Etienne; — succis du mélodrama; — poétie Irrique, Fontanes, Ctiéncdollé, Mitlevoye; — poéfia deacriptiTe. Ddillc ; — histoire, Daunou, Lacreielle, Sismondi j — critique. Siurd. La Harpe, Dussauli. Fck(2, GeofFroy.
LA LITTÉRATURE SOUS LA RéVOlVTÎOS ET L'EMPIRE TOT
I l'on en excepte les oraleurs, les journalistes et André Chénier, que nous avons étudiés plus haut, la littérature du la Rûvolulion surprend moins par sa pauvrelé que par son espiit d'imitation stérile. De même pour la littérature du premier Empire. C'est toujours la suite du dixtiuiliùme sièclf. Encore, sous la Révolution, le théâtre s'iusplre-t-il des événements et chercbc-t-il à profiter de sa liberté récenic. Mais sous l'IUmpire, sauf dans la comédie et dans la critique, il n'y a rien. Le despotisme de la censure, la proteclion tyraunique de Napoléon, l'absorption des forces vives par la guerre ou l'administration, ae lepoqnBrumanuiiuB. sQtx\, aulaui de cuuses qui expliquent l'esprit de suite ou le vide des auteurs. Bien entendu, il Taut metlre ù part deux génies isolés, persécutes par l'Empire, et dont l'influence décisive est rclardée '■ Chateaubriand et Mme de Staël, — ceux qui .se développent en dehors du territoire français, comme Joseph de Maislre, — et des talents d'opposition, tels que Benjamin Constant.
Cependant, depuis l'apparition d'Alala (1801) et de la Littérature de Mme de Stai;! (1800), se pose la question du romantisme. Elle va s'agiter pendant vingt ans, avant de passer, delà prose de Chateaubriand et de la critique de Mme de Sta£i, dans la poésie lyrique et dans le théâtre.