‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 350 sur 408 · IV. -- LE ROMAN · texte numérisé non relu

IV. -- LE ROMAN

Le Roman n'est d^abord qu'un récit en langue vulgaire (p. 56). Mais il devient, au douzième siècle, le roman chevaleresque avec Chrétien de Troyes, et les légendes de Tristan, du Saiiil-Graal, etc. (p. 56 à 61). A côté de ces romans courtois, signalons les romans tirés de légendes byzantines, grecques, etc. Ces ouvrages sont, comme les chansons de geste, sans cesse remaniés et rajeunis. Au seizième siècle, il y en a moins; on se contente d'adaptations nouvelles des romans précédents. Mais on peut ranger parmi les romans le Gargantua et le Pantagruel (p. 219). — Le dix-septième siècle voit refleurir le genre. VAstrée, d'Honoré d'Urfé (p. 443), les romans à clef de Mlle Scudéry (p. 446), les romans d'aventures (p. 445), le roman réaliste avec Scarron et Furetière (p. 4i8), le roman idéaliste, avec la Princesse de Clèves (p. 449), passionnent la société polie. — Le dix-huitième siècle y ajoute soit une observation plus fine et plus dirinrle des mœurs, chez Le Sage (p. 641) et Marivaux (p. 643), soit une analyse plus profonde et plus sensible de la passion, chez Prévost (p. 643), et chez Rousseau (p. 632). D'autre part, le roman devient un cadre à thèses pour Voltaire (p. 644) et pour Marmontei (p. 645). — Au dix-neuvième siècle, le développement est prodigieux; tous les genres de romans produisent des chefs-d'œuvre, depuis Chateaubriand (p. 722 à 726), Mme de Stacl (p. 732-733) et Benjamin Constant

(p. 864) jusqu'à Balzac (p. 872), Flaubert (p. 815), George Sand (p. 879). Et n contemporains ont encore clurgi le roman, par la discussion de thèsea social et la peinture des pays exotiques (p. 881).

A noter que le roman est, de tous les genres, celui qui a le plus subi les i Ruences étrangères : celtique et byzantine nu moyen âge ; italienne et espagna au dix-septième siècle; anglaise, au dix-huitième ; aliemandè et russe, au di neuvième.

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