‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'à la bataille d'ActiumChapitre 86 sur 187 · CHAPITRE VINGT-SIXlftME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SIXlftME

nrCÉROJI ET LA RÉPcni-lOfE

Cicéron avail d'abord décidiî qu'il TOiilrciail. à Rome piri ]c 12 novembre ; il avail renoncé à son projet en apprenanU retour d'Aiiloine ' ; il ne revint que le 9 décembre '. Le I« demain, quelques-uns des nouveaux Iribuns', entre aul| M. Servilius, cnnvoqnèrenl le sénat pour h 20 décembi on devait discuter les mosnres que Ino prendrait pour ] tégcr le sénat et les nniiveaux consuls, C. Pansa el A. I lius^ Avant la séance on répandit dans Rome un édit dp D. Bru tus, quivi^nait de faire de grandes levées de troupes' : il annonçait qu'il refusait de livrer la Gaule cîsalpinp à Antoine, cl la tenail ii la disposition du sénat '. Le 20 décembre. Cicéron prononça la troisième Pliilippique ; il demanda que l'on donnât une parde aux nouveaux consuls, afin qu'ils pusseni i^aranlir la liberté des délibérations du sénat le 1" janvier ; Il demanda aussi que l'on adressât des félicitations k D. Brutus, que le même Brutus, L. Munatius Piancus (gouverneur de la Gaule ultérienre), et, en général, tous les gouverneurs de province, fussent invités ù garder le commandement jusqu'à l'aiTivéo de leurs successeurs désignés par le sénat; il demanda enfin que les deux nouveaux consuls fussent chargés do proposer le plus lût possible, aprfes leur entrée en fonclù

•)Cio.,.4((.. 16. 12. Itl, 3f. i.

') Cic, ftini., 11. 5. 1.

«) Cic, PhiL, i. 6, 15.

•) Cie., Pam., 10, 28,2. 11. 6, 2.

*) Cic, Fam.. 11, 6. 2. PhU., 3, F,, i:î. 3. 10, 25,

*) Cic, F-tm., 11, 7,3,

') Glc, Fam., ti, 6, 2. Phil., 3, 4, 8. i. 3, 7.

quels honneurs on rendrait à Oclave et aux deux légions qui s'étaient données à lui *. Le sénat vota toutes ces propositions*; le même jour, Cicéron parla au peuple et prononça sa quatrième Philippique devant une assemblée nombreuse et tumultueuse %• il prouva qu'Antoine venait d'être implicitement déclaré ennemi du peuple romain *.

Le décret du sénat concernant les provinces annulait de fait^ la répartition des provinces prétoriennes faites par Antoine, contre laquelle d'ailleurs avaient protesté plusieurs préteurs ^ Cicéron crut qu'avec ce décret on pourrait travailler à relever la constitution républicaine \' il se flatta de redevenir, comme autrefois, le chef écouté d'un gouvernement dirigé par le sénat*. Mais le sénat avait bien changé depuis vingt ans : beaucoup de consulaires étaient morts, surtout pendant la guerre civile ^; il venait de perdre, peu de temps auparavant, le dernier représentant de l'oligarchie syllanienne, P. Servilius Vatia Isauricus, consul on 79, père du consul de 48*". Un des consulaires les plus influents, L. Aurélius Cotta, le consul de 65, s'était retiré de la vie politique '*. Les autres consulaires, dont nous avons donné les noms plus haut (page 575) désapprouvaient la conduite d'Antoine, du moins en partie; mais un grand nombre, comme L. Julius C*i»sar, oncle d'Antoine *', étaient gênés par diverses considé-

«) Cic, PhiL, 3, 15.

«) Cic, Pain,, 12, 22, 3. 12, 25, 2. Phil , 4, 2, 4 ot seq. i, 4, 8. 5. 1, 2 et seq. 5, 11, 28. 6, 1, 1. 10, H, 23. Cf. Dio C, 45, 15. 19 46,

») Cic, Pdin., 11, 6, 3. P/t/7., 6, 1, 2. 7, 8, 22.

*) Cic, Phil., 4. 1, 1. 4, 2, 5.

8) Cic, /'/*//., 7, 1, 3. Cf. Dio C, 40, 29. •

•) Cic, Phil., 3, 10, 25, Dio C, 45. 34.

") Cic, Fdw., 10. 28, 2. 12, 25, 2. /'/*//., 4, 1. 1. 5, 11, 30. 6, 1, 2. 14, 7, 20.

8) Cic, Frtw., 10,28, 1. 12, 24, 2. Cf. a'î Rrvt., 2, 1, 2, Phil., U, 7,20.

») Cic, PhiL, 13, 14, 20.

«•) Cic, P/iï7., 2, 5, 12. Dio C., 45, 16. Hieron . ndEus.rhron., p. 137. (Edit. Schœne).

»») Cic, Fam., 12, 2, 3. Cf. P/t//., 2, 6, 13.

") Cic. Phil., 2, 6, 14. 12, 7, 18.

rations* ou dominés par la crainte*; d'autres, comme Q. Fufius Calenus, le consul de 47, dont Cicéron avait repoussé les avances', s'étaient ouvertement [prononcés pour Antoine *. La masse des sénateurs formant la majorité était composée de créatures de César et d'Antoine, n ofifrant aucune garantie de valeur politique et morale. Un pareil sénat n'était pas capable de se prêter à la réalisation d'un programme politique républicain '.

Cicéron dut le comprendre à la séance du 1'*^ janvier 43. On savait à Rome qu'Antoine assiégeait D. Brutus dans Modènes " ; d'après les résolutions prises le 20 décembre, le sénat devait traiter Antoine comme un ennemi de l'État et lui déclarer la guerre ' ; le sénat n'eut pas le courage d'aller jusque-là. Les consuls, conformément aux décisions prises le 20 décembre, firent leur rapport sur les récompenses qu'il fallait accorder à ceux qui avaient bien mérité de l'État*. Le premier consulaire interrogé — avant Cicéron, on interrogea Q. Fufius Calenus®, Ser. Sulpicius Rufus et P. Servilius Isauricus ", — déclara qu'il fallait d'abord envoyer une ambassade à Antoine pour essayer un rapprochement **. Cicéron prononça alors la cinquième Philippique **; il demanda que l'on reconnût solennellement par un décret que la guerre était déclarée, et que Ton donnât aux consuls tous les pouvoirs nécessaires pour sauver la république *^ Les autres con-

») Cic, Fam., 10, 28, 3. 12, 2, 3. 12, 5, 2. PhiL, 8, 1, I. 8,7, 22.

î) Ci*:., Pam., 10, 28, 3. 12,5, 3. PhiL, 8, 11, 32. li, 7, 17.

'') Cic, A^^, 15,4, 1. Cf. 16, 11,1.

*)Cic., Fam , 12, 2, 3. 12, 4, 1. 12, 5. 3. 10, 28, 3. Phil,. 8. 4 oi soq. 7. 2, 4. 8, H, 32. 10, I, 3 et seq. 12, 1, l. 12, 7, 18. Dio C, i5, iO îG, 132,

=^) Cf. Cic, P/ti7., 7, 6, 18. Dio C, 46, 34.

«) Cic, Phil., 5, 9, 2i. 0, 2, 3. 7, 5, 15. 12, 5, 12. 13, 9, 20. Cf. Liv., ep., 117. 118. App., //. c, 3, 49. 53. Dio C. 45, 34. 36. 42. 45.

^) Cio , Phil., 5, 11, 29. Dio C, 45, 39.

8) Cic, Phil., 5, 1, l. 5, 11. 28. 5, 12, 34. 6. 1, 1. Dio C, 45, 17.

^) Cic, Phil., 10, 1, 3.

*o) Cic, ad Hmt., 1, 15, 7. Phil , 7, 9, 27. 9, 1, 3.

*')Cic., P/i//.,5, 1, 2. 5,9,25.

*0 Cic, wl liriU., 2, 5, 4.

*^) Cic, Phil., 5, 12. 31. 34. 6, 1, 2. 6, 6, 16. App., 6. c , 3. 50. Cfles (léclamations de Dio C, 45, 18-47 et d'App., b. c, 3, 52.

IV, 2f>] CTCÉRON KT LA RÉPUBLIQUE 585

sulairos, qui volaient après Cicéron, surtout Q. Fufius Calenus*, qui dut prendre la parole une seconde fois, conibattîrent la proposition et indiquèrent dififérenls moyens de concilialion '. Cependant, le 2 et le 3 janvier, on fut assuré que la proposilion de («icéron passerait. Le 2 janvier, le vote fut ajourné ^ sur la demande du tribun Salvius, d*accord avec Cicéron ; le 3, on vota les propositions concernant les honneurs à rendre à ceux qui avaient bien mérité de la république, tout ce qu'avail demandé Cicéron*. Un sénatus-consulte fut rédigé pour féliciler D. Brutus de s'être révolté contre Antoine ^ Octave, qui malgré les pressantes soUicitalions de ses soldats n'avait pas encore pris les insignes du commandement®, Octave, dont Cicéron garantit la loyauté", fut autorisé à prendre les pouvoirs d'un fro'pr6iGuv{Impermm pro prœtore), le titre de sénateur; il eut le droit de voter avec les Prétoriens* et de briguer les magistratures républicaines comme s'il avait été questeur en 44'. Sur la demande de L. Marcius Philippus, on décida qu'on lui élèverait une statue équestre *°. Enfin, les vétérans (l'Oclave et les soldais d'Anloine qui avaient passé de son côlé seraient exemptés du service militaire, eux et leurs enfanls; ils recevraient de l'argent et des terres**. Le vole sur les résolutions générales concernant la Répu-

») Cf. les déclamalions rie Dio C, 46, 1-28.

5) Cic, PA//..5, 2, 5. Dio C, 46. 27. App., 6. c, 3, Ty). 50. Cf. 3, Ad.

*; Cic, PfiiL, 5. 13, 35 et seq. 7, 4, 14. Dio C, 45, 42. ') Cic, Phil., 5, 13, 36. 7, 4, 11. App., h. c, 3, 51. *•) .App., 6. (*., 3, 48. 75. 87.

') Cic, PhiL, 5,. 18. Cf. a'f lirut., 1, 18, 3. \ Cic, Phil., 5, 10, 4(5. Cf. Plut., Ant.y 17. Dio C. commet une erreur,

î'î. 20 £V TOtC T£Ta[Jll£'JXÔ<Tt.

•''. Cic, Pfiil,, 5, 10, 45. 7, 3, 10. 11, 8, 20. .17 Brut.^ 1, 15, 7. Plut., C'V., 45. Ant., 17. Obseq., 69. Vdl., 2, 61. Suel., Aiig., 10. Tac, •l'</i.. 1, 10. App., h, c, 3, 64. 88. Il y a des confusions dans Liv., ^V>., 118, et App., h. c. 3, 51. Cf. Mon. Ancyr., i, 3. Dio C, 46, 41. 46.

***; Cic, (/'/ Brut., 1, 15,7. VelL, 2, 61. App.. 6. c. 3, 51. 6i. Dio C, ^, 29.

'•) Cic, Phil., 5, 19. 7, 3, 10. App., h. c. 3, 51. 53. 56. Dio C, ^6, 29.

blique fut fixé au 4 janvier ' ; pendant la nuit, les amis d'Antoine se donnèrent beaucoup de mouvement * et réussirent à faire présenter parL. Calpurnius Piso ' une proposition intermédiaire ^ : on n'enverrait pas une ambassade à Antoine pour négocier, on ne déclarerait pas la guerre, comme le demandait Cicéron, mais on ordonnerait à Antoine de lever le siège de Modènes, et de revenir en deçà du Bubicon sans rentrer dans Rome; il resterait à 200,000 pas de la ville*. Si Antoine désobéissait, on déclarerait aussitôt la guerre*, qui serait conduite avec une grande énergie : l'un des consuls aurait le commandement de l'armée, Tautre serait chargé de lever des troupes et de préparer des armements'. Cicéron, pas plus qu'Octave •, ne fut satisfait; tout retard apporté à la déclaration de guerre ne faisait qu'augmenter le danger'. Cependant il consentit, sur la demande des chevaliers et du peuple *^ à parler au peuple dans une assemblée convoquée par le tribun P. Appuleius" après la séance du sénat " ; dans la sixième Philippique, il interpréta au profit de sa cause la résolution votée par le sénat, et montra que la déclaration de guerre était seulement différée ".

Les trois ambassadeurs désignés furent trois consulaires*^: Ser. Sulpicius Rufus", L. Calpurnius Piso et L. Marcius Philippus". Ils furent aussi chargés d'aller communiquer à D. Brutus les résolutions prises en sa faveur, et celles qui

*) Cic, PhiL, 6, 1, 3. 7, i, 14. Cf. Dio C, 45, 17. 46, 29. *) App., 6. c, 3, 51.

') Cf. la déclamation d'App., 6. c, 3, 54-60. *) Cf. Cic, Phil., 5, 9, 26. Dio C, 45, 43.

») Cic, Phil., 6, l, 3 et seq. 7, 1, 2. 7, 4, 14. 7, 9, 26. 12, 5, 11. Il- 2, 4. Fam„ 12, 4, 1. App., 6. r., 3, 61. Dio C, 46, 29. «) Cic, PhiL, 6, 3, 9. 7, 4, 14 Fam., 12, 24, 2. ^) Cic, Phil., 7, 4, 11 et seq. Cf. Dio C, 45, 42. 46, 29. »)Dio C, 46,35.

') Cic, PA^/., 5, 9, 25. Dio C, 45, 43 et seq. '")Cic., Phil.,7, 8, 21.

*•) Cic,P/r/7., 6, 1, 1. 6,7, 18.

«*) Cic, PhiL, 6, 1, 3.

'^) Cic, PhiL.Q, 2, 4. 6. 3, D. 6, 6, 16. **) Cic, P/tî7., 8,6. 17. 13,9, 20.

'5) Cic, P/iï7.,9, 4, 9.

*^) Cic, Phii, 8, 10, 28. 9, 1, 1. Fam.. 12. 4, 1.

avaient été votées pour les soldats*. Le consul A. Hîrtius', qui relevait d'une grave maladie, fut désigné' pour aller rejoindre et commander l'armée d'Octave *. C. Pansa devrait veiller aux levées de troupes et diriger les affaires à Rome '. Pendant l'absence des députés, le sénat prit plusieurs résolutions qui dénotent un commencement de réaction contre César ; on revint sur les honneurs extraordinaires accordés à sa mémoire. Ainsi on résolut de rendre à sa destination primitive la curie Hostilia * ; on supprima les impôts destinés à pourvoir les nouveaux Luperques juliens \ Le sénat décida encore, et ce dut être à ce moment, qu*à l'avenir personne ne pourrait avoir ses pouvoirs prorogés pour plus d'une année; on défendit de confier à un seul le soin de veiller aux approvisionnements ^ On ne prit pas garde que ces derniers décrets attaquaient surtout Octave ; Octave d'ailleurs ne se faisait pas illusion : il savait que si on le favorisait, c*était pour Topposer à Antoine'. Les dispositions du sénat à regard d'Antoine étaient devenues plus mauvaises*^ àla suite des agitations provoquées par ses amis ; Cicéron en profita pour étaler son zèle en faveur de la cause républicaine ** : au moment où la suppression des impôts césariens était à l'ordre du jour, il prononça la septième Philippique pour montrer que quand même il serait possible de faire la paix avec Antoine, cette paix serait honteuse et nuisible *'.

Malheureusement le plus capable des trois ambassadeurs, Ser. Sulpicius Rufus, mourut au moment où l'ambassade

*) Cic, PhiL, 6, 3, 6. 7,19, 26.

î) Cic, Fam,, 12, ^2,2. Phil.y 10, 8, 16. 3) Cic, Phil., 14, 2, 4.

*) Cic, py»//.,?, 4, 12. 8, 2, 5. Pam,, 11, 8, 2. App.,6.c, 3, 65. 5) Cic, PhiL, 7, 4, 13. 10, 10, 21. 11, 10, 24. 14, 2, 5. Fam.y il, 8, 2. 12, 5, 2. Dio C, 46, 36. App., h, c, 3, 65. ^) Dio C, 45, 17. Voir plus haut, p. 5*25. ')Cic.,PhiL,7, 1, 1. 13, 15,31.

») Dio C, 46, 39.

•) App., b. c, 3, 48. 6i. Cf. Dio C, 46, 34. *«) Cic, Phil., 7, 1, 1.

") Cic, Fam,, 10, 2S, 2. 12, 24, 2. Phil., 14, 7, 20. ")Cic.,P/iii., 7, 3,8.

arrivait au camp d'Antoine *. Cicéron fit son éloge, après le retour des deux autres ambassadeurs, dans sa neuvième Philippique ; le sénat honora sa mémoire en votant les propositions présentées par Cicéron en sa faveur ^ L. Calpumius Piso et L. Marcius Philippus revinrent à Rome sans avoir rempli leur mission auprès d'Antoine*, et sans avoir trouvé Foccasion de voir D. Brutus*. Ils donnèrent comme prétexte qu'Antoine les avait chargés de faire connaître ses conditions au sénat*. Ils ramenèrent avec eux une créature d'Antorine, L. Varius Cotyla • ; Cotyla était chargé de gagner les sénateurs individuellement au parti d^Antoine '.

Voici quelles étaient les propositions d'Antoine * : il renoncerait à la Gaule cisalpine, et même à la Macédoine ; il pouvait en effet revendiquer celte dernière province, devenue libre depuis qu'on avait annulé la répartition faite par lui des provinces prétoriennes • ; il licencierait son armée et ferait la paix avec le sénat; mais il fallait que d'abord on accordât des terres à ses six légions, à sa cavalerie et à sa cohorte prétorienne, sans porter préjudice à ceux qui avaient été pourvus par sa loi de colonis in agros deducendis; il fallait ensuite que l'on approuvât tous ses actes, et ceux de Dolabella, y compris les mesures prises en vertu des papiers de César ; il fallait aussi qu'on le dispensât de rendre aucun compte pour les dépenses faites sous son administration avec l'argent du trésor ; il fallait encore que les septemviri de la loi agraire

*) Cic, Phil., 9, 1, 1. 9, 3, 7. 9, 7, <5. 8, 7, 22. 13, 14, 29. Pam., 10,

^) Cic, Phil., 9, 7, 15 et seq. Pomp., D/V/., 1, 2, 2, 43. Hieron., Chron., p. 137 (SchœF)eV 3) Cic, P/i//.,'8, 0, 17. 8, 7, 20. 8, 11, 32. 12, 5, 11. 13, 9, 21. 13.21.

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