Tome II. G g g
ils S. LOUP. EVÊQUE DE lîAIEUX
point originale et qu'il \ a lieu de douter si l'on j peul fonder quelque chose.
ibia. Scion celle m'c S. Loup étoit originaire, ou même
né dans le territoire de la Ville de Baïeux. Il fut baptisé, et appliqué aux études par S. Ruffinien Evoque du lieu, qui l'ordonna ensuite Diacre. Au moment qu'il lui conféroit cet ordre, un nommé Etienne qui fui ordonné avec lui, dit au Saint Evoque que celui qui ordonnoit Diacre , seroil un jour son successeur. L'événement vérifia cette prédiction. S. Ruffinien étant mort, Loup du consentement unanime du clergé et de tout le peuple fût élu pour remplir sa place, et consacré par Silvestre Evcque de Rouen, et Métropolitain de la Province. Un autre monument qui n'est pas plus ancien* que la vie de S. Loup, et qui le qualifie un Prélat d'une sainteté admirable, marque le temps de son Épiscopat par
p. 619. n. 4. le Règne du Général Gilles dans les Gaules : ' ce que
Gain chr. ibu. l'on rapporte à l'an 458. 'Messieurs de Sainte Marthe supposent que notre Saint vêquit au moins jusqu'en 4G5.
Mart.Gaii. p. 780. ' Son nom est marqué au 25e jour d'Octobre dans le Martyrologe de France , avec un assez long éloge, qui ne s'accorde pas dans quelques circonstances avec ce que nous en venons de rapporter.
Gaii. chr. ibid. i ' On prétend que S. Loup écrivit vers 460 la vie de
JjjJJ-H. E.t.4.p. Renobert, ou Raimbert , premier du nom, l'un de ses prédécesseurs. Mais cette histoire ne paroit nulle part ; et l'on croit même que nous ne l'avons point ; à moins que ceux qui attribuent cet Ouvrage, ne l'aient con-
Baii. i6.mai.274. fondu ' avec la légende de S. Raimbert ou Renobert second du nom , qui ne gouvernoit l'Eglise de Baïeux qu'au commencement du Vil siècle. En ce cas l'erreur seroit grossière pour plus d'une raison. Car outre la distance des temps, cette Légende n'est qu'un tissu d'impostures, et une
Boih ibid. p. gis. suite de fables imaginées sous le nom de S. Loup. ' On la croit du même imposteur qui s'est émancipé de retoucher l'histoire de la translation du même Saint, et qui s'est caché sous le nom de Joseph, en se qualifiant Prêtre , Chancelier du Roi d'Aquitaine, et Précepteur du Roi Louis. Les continuateurs de Bollandus l'ont jugée si mauvaise, qu'ils l'ont regardée comme indigne d'entrer dans leur recueil, (xx.)