S \I.\T SALONE
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.,,„ 1>l(> vien lii sur cela à Salone, ci dans laquelle il lui donne tout ensemble des marques de sa tendresse el de son estime, le qualifianl l'objel de son affection, l'ornement el i n in. r : . i . i -, i». l'espérance de son sicdc. ' On croit que l'ouvrage donl nous parlons, fui écril au plus tard vers 440, el que le même Auteur adressa à Salone vers le même temps se
Salv. gub.pr.p.i. livres sur la Providence , ' en lui <!onn;inl le titre d'Evêque..
<;,,;,,. ibid. ' Il lui adressa encore, selon le sens le plus naturel du texte
Salv. ep. 9. p. 210. de ( iennadc, une Apologie de cel Ouvrage. D.'Uis l'inSCrip-
lion de sa 9e letre il qualifie; Salone déjà Evêque, son bien-heureux disciple, son fils et son pure tout ensemble : son disciple, pour les instructions qu'il lui avoit données.
son fils pour la tendresse qu'il lui portoit, et son père [tour la dignité Episcopale dont il éloit revêtu.
11 y a quelque difficulté touchant l'Eglise que Salone
Tm. ibid. p. 8 6. a gouvernée en celte qualité. 'Quelques-uns le font Evoque de Vienne, d'autres de Gènes en Ligurie, et Posse-
p. 857. vin de Vérone en Italie. ' Mais des personnes très-habi-
les sur d'assez bonnes preuves ne font pas difficulté d'assurer qu'il a été Evêque de Genève dans les Gaules. En
p. 856. effet, ' presque tous les Martyrologes au 28e jour de septem-
bre font mention d'un Saint Salone, qu'ils mettent dans les Gaules, et aucun en Ligurie, ou en Italie. Il est vrai qu'ils portent Gemiœ mais ils ajoutent in Gallia, ce qui détermine à l'entendre de Genève , et c'est ainsi que l'entend Florentinius, quoiqu'Italien.
Conc.t.3.p.i452. D'ailleurs, 'on trouve un Salone Evêque dans le I
Tom. i. p. io2i. Concile d'Orange, ' et dans le titre du Concile d'Arles, tenu sur le différend entre l'Evêque de Frejus et l'Abbaye
Tin. ibid. p. 135. de Lérins' vers 450 ou 451, ou même plus tard. En l'une
Léo, t. l. p. 577. de ces deux années, ' Salone et Veran écrivant à S. Léon sur sa letre à Flavien, parlent dans la leur comme Evê-
Tiii. ibid. p. 8ou. ques dans les Gaules. 'Rien n'empêche donc que Salone du 28 de Septembre, dont la naissance, l'éducation et les écrits font présumer qu'il a mérité la vénération de l'Eglise, ne soit le fils de S. Eucher, et qu'il n'ait été
£.cd ttot.p. 85*. Evêque de Genève. ' Seulement on pourroit douter si un Evêque de Genève, qui étoit de la Province de Vienne, se seroit trouvé au Concile d'Orange assemblé par S. Hilaire d'Arles, de même qu'à celui qui se tint au sujet
Tili.ibid. p 857. de l'Abbaye de Lérins. 'Mais il peut s'être trouvé à l'un
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\ SIEC II.
et à l'autre par rencontre, comme S. Bûcher Bon père Evêque de Lyon, assista aussi à celui d'Orange, ainsi que noife l'avons remarqué en son lieu.
L'on ne doit pas douter que l'Episcopal de S. Salone n'ail été marque par bien des actions glorieuses; mais p : - diverses guerres des Gots, des Bourguignons, el des François nous en ont fait perdre la connoissance. Nous ignorons aussi l'année de sa mort, que l'on met au 28e jour de Septembre, comme nous l'avons déjà dit. Il y a cependant tout lieu de croire qu'il mourut quelques années avant' Tan i7.*>, auquel Théopiaste Evêque de Ge- conc.t.4.p.iou.
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neve se trouva au iameux Concile d Arles assemble pour ,. ie. p. 423. l'affaire du Prêtre Lucide.
11 est évident par tout ce que nous venons de dire, que S. Salone qui fait le sujet de cel article, est bien différent' de. Salone, à qui S. Sidoine adressse une de ses letres. su. i. ï.ep.is.p. Celui-ci avoit un frère; et ils cullivoient l'un et l'autre une de leurs terres près de Vienne. S. Sidoine, qui ne donne aucune qualité à Salone, dans un temps où il est certain qu'il étoit déjà Evêque, se plaint de ce qu'il ne trouvoit jamais ces deux frères à la ville toutes les fois qu'il y alloit. C'est peut-être sur cette ietre de S. Sidoine que l'on a fait S. Salone Evêque de Vienne, confondant sur un aussi léger fondement celui dont il y est parlé, avec l'Evêque de Genève de même nom.
SES ECRITS
Nous avons des écrits qui furent peut-être le fruit Tûl;*- i:- '■ i:ides études communes de Salone et de ^ cran ; p' quoiqu'ils soient attribués particulièrement au premier. 'Ce sont des dialogues sur les Proverbes et sur l'Ecclesi- Bib. pp. t. 8. p. aste, ou ils expliquent ces deux livres en s'entretenant en- JfV . îsV-Sss? ' " semble. Mais c'est Veran qui propose les difficultés, et Salone qui les resoud. S. Salone y est qualifié fort mal-àpropos Evêque de Vienne. ' Le style de ces dialogues est Dupin, Ba>. t. t. simple et net. La plupart des explications ont rapport à [ la morale. Elles sont pleines de pieté ; et Ton y peut apprendre diverses choses, qui sont d'usage dans la vie du Christianisme.
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! M , 'Salone j explique forl bien la différence qu'il 5 a en-
101 • Ire la sagesse el la discipline, ou la prudence, comme il
les confond lui-même dans la suite La sagesse consiste à sçavoir, età entendre ce que l'on doit croire dans la Foi, ci la prudence à connoître comment il faut régler sa con- ,,. io2, i. duite, et où il faul diriger l'intention de son esprit.' On
acquierl la sagesse lorsque l'on étudie, el que l'on goûte la doctrine de la vérité dans les divines Ecritures. On acquierl la prudence, lorsqu'on se plaît à s'instruire des préceptes divins, el que l'on s'applique à y conformer sa conduite. On y explique encore fort bien la défense de s'appuier sur sa propre sagesse, en disant que c'est, avoir la confiance de pouvoir accomplir les préceptes par ses propres forces : ce qui ne s'accorde pas avec le système du Sémipélagianisme. Les autres explications que l'on donne dans ces écrits, sont aussi édifiantes, et généralement assez naturelles. Elles y sont soutenues souvent par d'autres pas* sages de l'Ecriture: ce qui montre que l'Auteur la po Bib. pp. ib. p. doit fort bien. Cet écrit ' se trouve dans diverses Bibliop^lai-îu i' Or- theques des Pères et dans quelques autres anciens recueils thmi. t. i. 783. semblables. a 11 y en a une édition particulière faite à Ha- ■LeLong.bib.sac. gueneau l'an 1532 en un volume in-4°. En 1555 on le fit p. 942. i. entrer dans les Orthodoxographes, où il fut encore insé-
ré en 1569, lorsqu'on les réimprima. De-là il passa dans la première édition des Pères de Paris en 1575, puis dans les suivantes .
Léo. t. i. P. 57-. ' Les deux frères Salone et Véran se trouvant ensem- 5-8. | Not. P. 864. j^g ayec cerece? qm' pouvoit être Evêque dans la province d'Embrun, firent faire une copie de la letre de S. Léon à Flavien, qu'on avoit fait passer dans les Gaules, comme on l'a rapporté ailleurs. Ils l'envoierent ensuite au S. Pape avec une letre de leur part, pour le remercier de les avoir enrichis d'un si précieux thrésor. Ils le prient en même temps de revoir la copie qu'ils lui adressent, d'y corriger de sa main les fautes que le copiste pourroit y avoir laissées, et d'y mettre les additions qu'il y auroit pu faire; afin que les Evêques et les Laïcs qui vouloient avoir cette letre, la fissent copier sur cet exemplaire , qui seroit un véritable original. Le Pape fit t. 2. p. 585. sans doute ce qu'ils désiroient. ' Car voulant faire approuver sa letre par les Evêques du Concile de Milan,
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il manda à Eusebe Evéque de cette Ville vers le mois de Juin 151, d'emprunter la copie de l'Evêque Cerece; et
i ce la lui prêta.
Poète.
ors avons déjà observé ailleurs, qu'il s'en faut de beaucoup que mais connaissions tous les grands hommes de letres qu'ont produits nos Gaules, et qu'à l'égard de plusieurs autres, dont on nous a conservé quelque connoissance, nous ignorons la plûparl des particularités de leur histoire. Héron dont nous entreprenons de parler ici, se trouve dans celte seconde classe.7 Il ('toit Sid. s. 1. t.ep.s. ami particulier d'Apollinaire Sidoine et natif de la Aille p' u ' de Lyon comme lui. ' Il faisoil profession de Poësie ; et il ep.9. p. 866. paroit par l'idée qu'on nous en donne, y avoir réussi, autant qu'on pouvoit le foire en son siècle.' 11 semble ep. 5. p. sw. aussi s'être appliqué à la Géographie ou à l'histoire, soit à dessein d'écrire en ce genre, soit seulement pour en prendre une connoissance particulière.
'Sidoine étant parti pour le voiage qu'il fit à Rome en ilii. 467, Héron lui écrivit peu de jours après pour lui en demander des nouvelles. Il le prioit dans sa letre entre autres choses, de lui envoier une description exacte des rivières célèbres dans les Poètes, des Villes, de- Montagnes les plus renommées, et des champs de bataille qu'il verroit, sur sa route ; étant bien aise de voir ce qu'il lisoit dans les Auteurs, confirmé par la relation fidelle de ceux qui auroient été sur les lieux mêmes.' Sidoine reçut cet- p- 847. te letre en arrivant à Rome,' et y répondit par la 5e p- 84-. -853. de son premier livre, dans laquelle il trace à Héron une relation succinte de son volage, jusqu'à son arrivée à Rome inclusivement; lui promettant de lui en écrire la suite.
Il fut exact à tenir sa parole; ' et si-tôt qu'il eut pro- ep. 9. p. 865.866. nonce le panégyrique de l'empereur Antheme le premier jour de l'an i-68, il écrivit à Héron une seconde letre
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m II ERON , POET E,
qu'il lui envoïa avec ce panégyrique. Comme Sidoine avoil été élevé à la Préfecture de Rome, il ordonne à Héron en qualité de Préfet, d'estimer cette pièce, <.'l de la faire estimer aux autres, ou comme bonne, ou comp. b<j6. me heureuse.' Mais il le prie en même temps de ne la
point mettre en parallèle avec les Poésies de sa façon, qui étoienl beaucoup au-dessus de ce panégyrique. C'éloii déjà bien marquer l'estime que Sidoine faisoit d'Héron, (jiK; de le choisir pour cire le premier dans les Gaules qui recul celte pièce. Il le marque encore plus précisément, en lui protestant que s'il lui accorde son approbation , il regardera cet avantage connue plus grand , que si parlant en public tous les Romains lui donnoienl leurs applaudissements. Au reste il ne se trouve plus rien des Poésies d'IIeron si vantées par Sidoine.