QUI NOUS SO.VT PARVEXUS , XI
— Le catalogue des œuvres de Rupert, donné par les Bénédictins, est dressé, non d'après l'ordre chronologique, mais d'après le plan adopté dans l'édition de ces œuvres publiée à Paris en 1638; nous le reproduisons ici, 427.
— \° De Trinilalc et ejus operiSus, traité dédié à Cunon, abbé de Sibourg, par une lettre datée de l'an 1117, 428-491. — Ce traité se divise en trois parties, le^quelles ont pour objet tout ce qui s'est fait depuis le commencement du monde et ce qui doit se faire jusqu'à la fin, 428. — Analyse dét^iillée de chacune de ces parties, 428-491. — (a) La première partie s'étend depuis l'origine du monde jusqu'à la chute du premier homme, et traite de la création du du ciel et de la terre, de celle de l'homme, etc. , qu'il regarde comme l'ouvrage propre du Père, 429-441.
— Cette première partie n'est qu'un commentaire des premiers livres de la Genèse, 429. — (b) Dans la seconde partie, l'auteur traite des œuvres du Fils : on y voit comment le Verbe s'est fait connaître peu à peu à l'homme chassé du paradis, en s'approchant de sa créature jusqu'à prendre une chair semblable à la nôtre, 441. Cette seconde partie contient trente livres, dont six de commentaires sur le reste de la Genèse, et les autres sur la plus grande partie de l'Ecriture, 442. — L'auteur, en commentant l'Ecriture, passe rapidement sur la lettre et s'applique à y découvrir les mystères de J.-C. qui y sont cachés, 452. — (cjLa. troisième partie, dans laquelle l'auteur traite des œuvres propres du Saint-Ksprlt, est divisé en neuf livres, 474-491. — Il y traite successivement des sept lions du Saint-Esprit : esprit de sagesse, d'intelligence, de conseil , de force, de science, de piété et de crainte, 476- 490. — Voulant parler d'une infinité de choses et de toutes les vérités de la religion, l'auteur n'a fait que les
RUP
TAIÎLE GENERALE
RUP
montrer sans les appuyer de preuves j soliJes : son ouvrage fail voir qu'il ] avait non-seuleuienl beaucoup lu et I beaucoup niéililé l'Ecriture sainte, mais qu il était très-vers.'; dans la lecture des Pères, des écrivains ecclésiastiques et même des auteurs profanes, 491.
— 2° Conimenlairi: sur les douze pelils prophtles ; il [larait plus suivi et avoir plus de forme que les commen-
. laires sur la Genèse, 191-41)4.
— 3° Commentaire sur le Cantique des Cantiques, ou De l'Incarnation du Seigjieur : cet ouvrage est un commentaire suivi du texte des Cantiques, que le commentateur applique presque t jut entier à la sainte Vierge, 404, 495.
— 4" Commentaire historique allégorique et moral sur Job, 49.J-497.
— 5° Commentaire sur l'Ecclésiastt, 497-499. — Ce commentaire est de tous ceux de Rupert le plus suivi, le plus littéral et celui oîi il donne le moins dans l'allégorie, 498.
— 0" L'ouvrage De la gloire et de l'honneur du Lits de l'homme a été composé à la sollicitation de Cunon, alors évèque de Ratisbonne (1126), 499. — Cet ouvrage est un commentaire suivi de l'Evangile selon saint Mathieu, 499. — Ce traité est divisé en treize livres : analyse de chacun d'eux, 499-512. — 11 y prouve que J.-C est le véritable Messie, l'objet de l'attente des anciens justes : ce qu'il fait voir par les circonstances de sa naissance, celles de son baptême, par ses miracles, sa doctrine, toute sa conduite, le [louvoir qu'il a communiqué aux apôtres de faire des miracles, etc., mais tout cela est noyé dans tant de! réilexions hors d'œuvre et tant d'allégories , qu'on perd de vue le principal objet, 500.
— 7" De la glorification de la sainte Trinité, H de la procession du Saint- Esprit ; analyse détaillée de ce traité, .')12-519. — A la tête de cet ouvrage est une épitre par laquelle l'auteur l'offre au pape, 512. — Dan.'^ le douzième livre, Rupert rajiporte diverses visions qu'il a eues et les persécation.s dout il a été l'objet, 511.
— 8° Commentaire sur l'Evangile se-
lon saintJcnn, 519-538. — A la tète de cet ouvrage, se trouve une épiire dédicaloire qui suffit à elle seule pour justifier Rupert contre les soupçons et les accu.sations injustes portées contre la pureté de sa foi sur l'Eucharistie, 519-522. — Exiio.--ition de sa doctrine sur l'Eucharistie ; les hérétiques qu'il combat, ne sont autres que les sectateurs de Rérenger, 520, 534. — Le commenta re sur saint Jean est un des ouvrages de Rupert iju'il a travaillé avec le plus de soin, le mieux écrit, et dont on peut tirer le plus de fruit, 522. — Tous les dogmes de la religion sont expliqués d'une manière très-ortliodoxe et très claire, quoique fort courte, 524.
— 9" Commentaire sur l' Apocalypse,
53S-540. L'auteur, qui dans tous
ses écrits est fort exact sur le dogme, l'est également dans celui-ci, 539.
— 10" De Victoria l'erfci Dei, 540- 546. — L'ennemi de Dieu, c'est Satan : l'homme est l'occasion du combat qui dure entre le Verbe <le Dieu et le démon depuis le commencement du monde et qui ne finira qu'avec lui, 542. — Notre auteur parcourt les livres saints, et en extrait tous les endroits, les faits, les événements oïl l'on voit les efforts que l' diable a faits pour arrêter les effets de la grâce de Dieu ; analyse de ce traité, 542- 545. — Cet ouvrage est un des plus suivis et dos plus méthodiques de Rule peri, celui où il s'écarte le moins de son sujet, 545.
— 11° Traité Des divins offices pendant le cours de l'année, composé dès 1111, 546-556. — Bellarmiii l'accuse à tort, au sujet de ce traité, d'être tombé dans l'erreur de Yimpanation:
preuves à l'appui de cette assertion, 548-552. — Analyse de ce traite.
— 12° De l'incendie delà ville de Tuy (25 août 1128); il paraîi. que c'est un discours prononcé en présence de ses religieux, 556, 557.
— 13" De meditalione mortis. Toutes les afflictions de cette vie sont des suites de l'état dans lequel l'homme est tombé par le péché, et il doit les regarder conmie des instruments de vie Cl de salut : telle est l'idée do-
BU? 1)K L'inSTOIRK l.ITTftRAIRK. RUR
minanle de cet ouvraj^e, 557, 558.
— 14° Vie de saint Héribcrt, arclievrque de Cologne, viii, 7, 8; xr, 558,
— 15° Passio hi'ali Eliphii, xi, 559.
— 16° De volunlale Dei, traité. contre Guillaume de Champeaux et Anselme de Laoïi, dont les disciples prétendaient que Dieu veut que le mal arrive et a voulu qu'Adam péchât, 559- 5G1.
— i'" De omnipolenlia Dei, compo-^é avant 1117 contre les mùme.^ écrivains que le traité précédent, 561-
— 1 8° Sur quelques chapitres de In règle de saint Benoit, ouvrage divisé en quatre livres, 5G4-573. — Dans le premier, Rupert fait son apologie contre les reproches et les accusations de ses adversaires, 5G4-568. — Le deuxième livre n'est qu'une explication tijute mystique des chapitres O', 1 1" etli'^de la règle de saint Benoit, dans lesquels ce saint règle l'office de la nuit pour les dimanches, 5G8. — Le troisième livre est intitulé De allaris of/icio. contre quelques écrivains prétendant que les moines no devaient point entrer dans la cléricature et qu'ils devaient vivre du travail de leurs mains, 568, 569. — Le quatrième livre porte ce litre : De contcntione monochovum dicmlium :
Ego siim Auquslini, ego Denedicli 570-573.
— 19° Altercatio monacld et clerici.
ouvrage dans lequel l'auteur fait voir qu'il est permis à un moine de prêcher, 573-574.
— 20° Lettre à Everhard, al)bé do Brunwylers, sur le même sujet que le traité précéJent, 574.
— 21° De Ixsione virginitalis cl on possit consecrari corntpla, 574.
A bi» — SUPPLICMENT AU CAIAI.O-
liUE PliÉOCDEiNT, XI, 579-583.
— 1" De vita vere aposlolica: le hut de l'auteur est de faire voir que les moines sont capables de remplir toutes les fonctions do l'Eglise, 579-581.
— 2° Epislola quâ ratione iwmachorum ordo prœcellit ordincm clrricorum ad Liezetinum ccnonicuin, 58'2.
— 3" Histoire du monaslire deSnint- Laurent de Liège, 582, 583.
— A ur — Catalogue des mêmes
OUVRAGES D'APnÈS l'oRDRE CHRO.NOLO-
GiouE, XI, 575-573.
— 1° Ecrits composés avant le mois de septembre de l'an 1100, c'est-àdire avant que Rupert fut ordonné prêtre, 575, 576.
— 2° Ecrits composés de l'an lliiù à l'an 1 120, 576, 577.
— 3° Ses écrits depuis que Rupert fut élu abbé, de M2Û à 1135, 577,
B — OuVnAGES ATTRlnUÉS A TORT A
Rupert, xi, 583, 584.
— r Traité De V Antéchrist :
— 2° 'ïva\\,('. Des sacrements, 583.
— 0 — Différentes éditions des ÉCRITS DE Rupert, xi, 584-588.
— Cette longue notice moins littéraire qno théologique, a été l'occasion d'assez, nombreuses corrections par les académiciens qui ont surveillé la réimpression de 1841, corrections que nous avons généralement admises (P. Paris), XI, 757. — (Voyez //wtoire des auteurs sacrés et ecclés., par dom Ceiliier, xiv, 280-294.)
' RURICE 1'' (saint), évèque de Limoges (484-507), III, 49-56.
§ I". Sa vie, m, 49-53.
— On ne connaît ni son pays ni sa famille, 49. — Son mariage (avant 471) : ses enfants, ibid. — Dès 477, il se retire dans la solitude, 49, 50.
— Son ardeur pour l'étude et la lecture des livres sacrés, 5(i, 51. — Son élévation sur le siège é|)iscopal de Limoges (484), 50. — Ses relations avec les grands hommes de son siècle, ibid. — Sa mauvaise santé habituelle ne lui permet pas d'assister au concile d'Agde (506), 52. — Sa mort [507 'i*); son ôpitaplie composée ]jar Fortunat (citation), 52, 53.
§ II. Ses écrits, m, 53-50.
— 1° Recueil do Lettres, divisé en deux livres. Le premier en contient dix-huit, le second soixante-quatre,