‹ Histoire littéraire de la grèce modernChapitre 120 sur 256 · Chapitre L — J. Bùsoê Néroulos · texte numérisé non relu

Chapitre L — J. Bùsoê Néroulos

De la Suisse s'étent rendu en Italie, où l'arrêta le ' Prince J. Caradja, il y composa, également en français, une histoire des premières années de la révolution grecque, dans laquelle ou retrouve toute la verve du poète tenue en frein et guidée par le sens pratique et sérieux de l'homme d'État.

Pendant ces longs loisirs il n'a pas non plus cessé de cultiver la poésie. M. le Marquis de Queux de St. Hilaire a publié') une dixaine de ces poèmes, qui datent de cette époque. Quelques uns d'entre eux étaient inédits; mais îl y en a dans le nombre qui étaient déjà connus. Les deux meilleurs sont tme ode à la Grèce régénérée, et une élégie sur son fils , mort à la fleur de l'âge. Ces pièces ont toutes les qualités qui distinguent les compo-' sitions anciennes de l'auteur, le même éclat d'imagination, avec une égale vigueur d'expression, et un choix non moins heureux de mots; mais on y retrouve aussi le même défaut, celui de quelques négligences de style, qui les déparent

C'est en 1827 que Rizo se rendit enfin en Grèce à la suite du Président Capodistrias. Dès ce moment, avec un patriotisme digne des plus beaux jours de l'antiquité, il mit au service de son pays sa haute intelligence et ses vastes connaissances, et contribua un des premiers à sa nouvelle organisation. Alors non plus l'homme d'État n'oublia pas l'homme de lettres. Mais

I) Annuaire de la Soc. pour l'enconrag. des lettres Gr. en Fr. Anne 1875, P- ^S*- — 1876, p. 194.

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la Muse se vengea d'être traitée en accessoire. Dans ses moments perdus Rizo écrivit deux comédies en prose, intitulées tU Preeêopkobê* (6 ifjjfupùiofé^) et ela famille questionneuse* (^ ipamjfàartx^ olxoyhsia) dont le mérite est nul. Le style, tout en s'élevant audessus de Tidiôme vulgaire, est incolore, sans caractère et dépourvu en mime temps de cette rigueur grammaticale et de cette â^;ance pour lesquelles dans ses autres productions en prose, dans quelques pièces oratoires par exemple, Rizo est sans rival. Froides et banales, ces comédies ne rappellent pas non plus le talent du poète qui a le premier frayé les sentiers vers les plus hautes régions du nouveau Parnasse. Il les a publiées sous de fausses initiales, et il a eu raison. Elles ont passé presquHnaperçues , et prouvent seulement que Rizo n'a pas su renoncer à la Muse avant qu'elle ne renonçât à lui

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