DRAME
Si pour avoir une scène nationale il faut des poètes qui la fournissent, il n^est pas moins nécessaire, pour créer des poètes dramatiques, d'avoir une scène où ils puissent se produire. La Muse ne s'engage dans le plus rude et le plus tortueux des sentiers du Parnasse, si ce n'est pour arriver par lui à cette tribune de haute publicité.
Lorsque la Grèce était courbée sous le joug, elle ne pouvait songer aux jouissances du théâtre, excepté dans les principautés Danubiennes, où les Princes phanariotes, en se dérobant à la servitude, s'efforçaient d'implants la civilisation, et où Ton fit quelques timides essais de représentations grecques. Ds furent bientôt étouffés dans le bouleversement de la révolution.
Après avoir reconquis leur liberté, les Grecs eurent tout d'abord autre chose à faire qu'à relever la scène dramatique. Ils avaient leurs toits à reconstruire pour s'y abritei; H ne se passa cependant pas long -temps, et Athènes eut son petit théâtre. Il y avait les planches; il fallait encore les acteurs, et à cet égard la Grèce en était revenue aux temps de Thespis. Des étudiants s'offrirent en volontaires. Tel qui devait être plus tard grave magistrat, tel savant professeur, avait débuté en