‹ Histoire littéraire de la grèce modernChapitre 67 sur 256 · TRADUCTIONS · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS

Le caractère d'utilité publique qui distingue cette époque, et sa tendance à enrichir la littérature nationale de tout ce que les autres littératures avaient de plus choisi, comme d'autant d'exemples sur lesquels elle devait se régler dans la nouvelle carrière qui s'ouvrait pour elle, ont surtout donné lieu à de nombreuses traductions de poètes anciens et modernes. La plupart d'entre elles sont d'un mérite bien secondaire. Cependant dans leur nombre nous ne pouvons éviter de citer celle, en vers rimes, de VIliade par Georges Rousiadês. Elle n'est remarquable que comme travail de patience. H en faut en effet pour traverser vingt-qUatre chants avec des vers aussi mauvais que ceux que faisait G. Rousiadês. H s'est acharné sur Homère, et voua presque toute sa vie à cette œuvre de profanation, qu'il publia à grand luxe en 13 volumes, et que le public eut l'indulgence d'oublier.

De m. GouzÉLis de Zante a mis non moins de persévérance à défigurer le Tasse. Il a donné de toute la Jérusalem une traduction métrique, qui est restée presqu'inconnue'): Quiconque en a lu les premiers vers, ne s'est guère aventuré plus loin.

1) Venise, 1807.

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