‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 104 sur 159 · Chapitre I. — Histoire de Littérature · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Histoire de Littérature

Grec, mais que même plusieurs parties de ses ouvrages sont des traductions de passages d'auteurs grecs, faites par lui-même.

Le «Roi Lear» de Shakespeare est le sujet d'une dissertation de S. Basiliadés.

De bons ouvrages sur la littérature ancienne ont aussi été traduits de langues étrangères, tels que «l'histoire de la littérature» de K. 0. Millier^ de l'allemand par K\TRiANos; celle de Donaldson, qui en fait suite, de l'anglais, par Valettas, toutes deux avec des corrections et des notes, qui donnent aux traductions la valeur d'ouvrages originaux. — A. Botta a traduit de l'anglais un manuel d'histoire de la littérature universelle; Zacharapou- LOS, du latin, une dissertation sur Thucydide; et une dame de Syra, l'éloge de Marc Aurèle par Thomas, de l'Académie française.

MousTOXYDÉs de Corfou, dont la réputation est Européenne, a publié, sous la forme d'un ouvrage périodique, intitulé <.Hellénomnémon^^ un grand nombre de savantes dissertations philologiques et autres, traitant de l'histoire et de la littérature grecque, surtout de celle du moyen âge.

Cette partie de la littérature a trouvé un vaillant explorateur dans Sathas d'Amphisse, qui, sous le titre de ^Bibliothèque du moyeri'âge^ a compris un grand nombre d'ouvrages jusque là inédits, les uns oubliés dans les couvents de la Grèce, les autres retirés de la poussière des bibliothèques. Ses travaux très-méritoires complètent ceux de Hopf, et ont été accueillis avec grande

174 II' Po^'f'ti^- — Livre I, — Prosateurs.

faveur par tous ceux qui s'occupent à jeter de la lumière sur l'histoire de la nationalité et de la langue grecques pendant ces temps peu connus. Il a aussi composé une biographie, en 2 volumes, de tous les auteurs grecs qui ont fleuri de 1455 à 1821. Bien que cet ouvrage ait provoqué la critique et de judicieuses corrections de la part de A. Démétracopoulos, curé de la chapelle grecque de Leipzig, il n'en est pas moins très-digne de recommandation pour les recherches sérieuses auxquelles l'auteur s'est livré, et pour les nombreux renseignements qu'il contient, et qu'on trouverait difficilement ailleurs. Avant lui déjà A. Papadopoulos Vrétos de Leucade avait le premier réuni en deux volumes, en guise d'un catalogue de librairie, les noms de tous les écrivains Grecs pendant l'époque de la servitude^).

Sathas a trouvé pour ce genre de service qu'il offre à la littérature de son pays de savants émules dans M. Lampros, dans les Allemands Elissen et G. Wagner, dans le français Emile Legrand, qui se sont également appliqués à publier des ouvrages grecs du moyen -âge. La plupart de ces textes n'étaient que trop justement livrés à l'oubli au fond des bibliothèques où ils gisaient pendant des siècles. Il y en a cependant qui ne manquent pas d'un certain intérêt, soit au point de vue de l'histoire politique, soit à celui de la langue; il y en a surtout qui témoignent du degré d'ignorance de ceux

I) Ath. 1845. — 2e éd. 2 Vol. Ath. 1854— 1857.

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(\\x\ se croyaient alors autorisés à prendre la plume, et la dégradation à lac^uelle la langue de Platon était tombée, et dont elle ne fut relevée que par les efforts des savants qui n'ont jamais cessé de la cultiver, et par la renaissance des Grecs à la liberté.

Un ouvrage plus étendu sur la littérature du moyenâge est celui de G. J. Zaviras, qui écrivait à la fin du siècle passé. Tout en laissant beaucoup à désirer soit sous le rapport de la critique, soit sous celui de la connaissance des faits, c'est im livre qui, publié à Athènes par le professeur Crémos en 1872, a enrichi la littérature par les matériaux qui y sont contenus.

Eleuth. Thomas a écrit une brochure sur les hellénistes de Paris.

Un court essai du Dr. Decigalas de Santorin, et un discours du poète D. Vikellas, ainsi qu'une étude sur les auteurs Byzantins par le même, traitent de l'activité littéraire des Grecs avant leur renaissance. Mais tous ces travaux le cèdent en profondeur de style et en beauté d'exposition au cours de la littérature grecque moderne que J. Rizo Néroulos, le poète souvent cité, fit en français devant un auditoire choisi et enthousiaste à Genève, où l'auteur s'était réfugié au commencement de l'insurrection de son pays. Cet ouvrage a eu l'honneur d'une traduction allemande.

Un ouvrage d'un grand mérite et accusant de vastes connaissances philologiques est Vessai d\me histoire de la langue grecque par le docteur Mavrophrydés, cité

176 //. Partie. — Livre I. — Prosateurs.

plus haut, qui est mort au milieu de son activité littéraire, et avant qu'il n'ait mis la dernière main à son œuvre, consacrée à prouver l'identité du grec actuel avec la langue classique.

E. YÉMÉNiz, consul de Grèce à Lyon, a écrit un traité sur la poésie populaire de la Grèce moderne.

Deux discours de A. Vlachos sur P. Soutsos et sur Zalacosta et une biographie de ce dernier par S. Lam- PROS, une autre de Salomos par P. Xénos, sont les seuls ouvrages que nous puissions citer du domaine de la critique sur la littérature grecque des derniers temps. H nous est à peine permis de mettre en ligne de compte les rapports des comités du concours poétique qui est jugé tous les ans à l'université d'Athènes; car quelquefois ces rapports eux-mêmes trouveraient à peine grâce devant une sévère critique.

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