Chapitre I. — Archéologie
lumière sur l'histoire de la petite île de l'Archipel et sur plusieurs points de l'antiquité.
Ces ouvrages ont été précédés par les Antiquités Helléniques de A. R. Rangabé, un recueil d'inscriptions en 2 volumes, sur lequel nous aurons à revenir, aussi bien que sur V Histoire de Vart^ les dissertations archéologiques, une épigraphie et les autres ouvrages inédits du même auteur, qui traitent de l'archéologie.
Quant à l'antiquité considérée au point de vue de l'art, elle a aussi été l'objet de quelques travaux spéciaux: César Roma. officier du génie, a écrit un traité sur les courbes du Parthénon, et sur les rapports de l'architecture ancienne et moderne, et le professeur Cou- MANOUDES, d'après Winckelmann. des dissertations sur l'art antique, et une entre autres où il soutient que c'est sur ses traces que doit marcher l'art renaissant en Grèce.
Les fouilles du Dr. Schliemann sur les territoires homériques de Troie et de Mycène ont aussi enrichi la littérature archéologique de la Grèce. Le Dr. Schliemann, qui possède toutes les langues, a écrit entre autres en Grec le compte-rendu de ses travaux mémorables.
Nous ne voulons pas omettre de citer parmi les produits archéologiques de la Grèce l'ouvrage français de C. Pittaki, Athénien, intitulé ^VAncie^ine Athènes^. L'auteur, plein d'enthousiasme pour les restes de l'ancienne magnificence de sa patrie, en a bien mérité en se vouant pendant la guerre de l'indépendance à la noble tâche de les sauver de la destruction complète qui
I oO //. Partie. — Livre I. — Prosateurs.
les menaçait alors, et de les recueillir. Plus tard, appelé à la direction des Musées du royaume en récompense des services matériels et très-signalés qu'il avait rendus aux antiquités, il se laissa entraîner par son zèle à les vouloir publier; mais son livre, qui dénote une connaissance trop imparfaite du français, prouve aussi qu'il avait l'admiration instinctive de l'antiquité plutôt qu'il n'en avait la connaissance.
L.Q Journal archéologique d'Athènes, fondé pour la publication de tous les objets antiques qui restaient encore inconnus sur le sol de la Grèce, ou qui en étaient retirés par des fouilles, a aussi été pendant plusieurs années abandonné à C. Pittaki. Plus tard ce même recueil a trouvé d'habiles rédacteurs dans Coumanoudés et EusTRATiADÉs. Il ne laissé aujourd'hui qu'un seul regret, celui d'être publié avec trop peu de régularité et à de trop grands intervalles.
M. A. MoRDTMANN, que ses profondes connaissances archéologiques ont naturalisé parmi les Grecs de Constantinople, a publié dans le recueil périodique de leur société littéraire un traité sur les inscriptions et les basreliefs de Philip popoli s ^ et un autre sur les anciens monuments de V Arménie .^ et son fils y a écrit une dissertation sur les bulles de plomb.
Les antiquités égyptiennes ont particulièrement occupé NÉROUTSOS d'Athènes, un médecin très-habile, qui, établi à Alexandrie, a écrit soit en grec soit en français de savantes monographies sur plusieurs questions de la