‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 112 sur 159 · Chapitre III. — Histoire ancienne · texte numérisé non relu

Chapitre III. — Histoire ancienne

cet ouvage, qui appartient à la philosophie de l'histoire, eût été encore supérieur, s'il n'avait pas précédé les grands travaux historiques de nos jours, dont l'auteur aurait sans doute fait son profit avec la sagacité dont il fait souvent preuve. Le moine Th. Pharmakidés a consacré un volume à relever quelques unes des inexactitudes et à réfuter plusieurs parties de ce livre.

A. PoLYzoÏDÉs, ancien ministre, a écrit en 2 volumes les Heilêiiica^ ou un aperçu sur l'existence politique de la Grèce ancienne, depuis les temps les plus reculés jusqu'à son asservissement sous les Romains.

A E. Critikidés, samien érudit, on doit une brochure sur les hommes illustres de Samos.

Spyridion Lampros, le fils du numismate distingué, a écrit une excellente monographie en grec ancien sur la condition des fondateurs des anciennes colonies, et sur les honneurs qui leur étaient décernés.

Le médecin G. Levkias, qui écrivait le grec -ancien avec l'élégance de Lucien, a publié un livre sur V origine des Grecs, pour combattre l'hérésie de Fallmerayer, qui ne voit en eux que des Slaves dégénérés.

Un autre médecin, qui se distingue par ses sérieuses connaissances philologiques, Sophocle Oeconomos, fils du grand théologien et httérateur dont il a déjà été question , a écrit une savante biographie de Marc de Chypre, un auteur qui florissait au moyen-âge.

S. Zampélios de Leucade a placé en guise d^mtroduction en tête d'une collection de chants nationaux j

l88 II' Partie. — Livre I. — Prosateurs.

un long travail sur la civilisation grecque du moyen-âge, où il déploie un esprit philosophique et des vues neuves et profondes sur un sujet qui intéresse au plus haut point l'histoire en général et la nationalité grecque en particulier. Les études byzantines et les scénographies historiques du même auteur, qui traitent de la position de l'île de Crète sous Byzance, ainsi que son histoire de r établissement du patriarcat en Russie, sont des pages qui indiquent une profonde sagacité. Le style en est très-sévère et serré, et l'on a le regret d'y voir le sens quelquefois un peu obscurci par les considérations philosophiques qui le dominent.

Le D'' Paspatis , aussi versé dans l'histoire et l'archéologie que dans les sciences naturelles, a publié dans le périodique de la société littéraire de Constantinople un traité fort intéressant sur le commerce des Génois à Constantinople.

C y r i a q u e Mélirrhytos, de Thessalonique, est auteur d'une chronologie historique.

Nous devons, malgré notre répugnance, ne pas passer sous silence, à cause de la triste notoriété dont il a été entouré, un prétendu auteur ou éditeur, qui n'était en effet qu'un adroit faussaire, et ne mérite que du mépris. Il s'appelait Simonide. Son nom a eu du retentissement jusque dans les Académies de l'Europe. Ayant fait un court séjour au Mont Athos, cet individu prétendait y connaître un souterrain contenant un dépôt secret d'anciens manuscrits, et se vantait sans scrupule d'en avoir

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