‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 151 sur 159 · Chapitre VI. — Politique · texte numérisé non relu

Chapitre VI. — Politique

fois, soit plus tard, lorsque, dans l'exercice un peu agité de sa liberté, il voulait régler les limites des divers pouvoirs. Des livres nombreux ont été écrits on traduits sur les sciences qui traitent des différentes branches de la politiciue.

G. Athanasiou, jurisconsulte et helléniste distingué, a publié im discours remarquable sur Vutilité et Vétendue des sciences politiques.

Comme ouvrages traitant des principes dont découle l'idée même du gouvernement, nous citerons celui de l'ancien professeur et député, N. Saripolos, en cinq volumes, sur le droit constitutionnel. Cet ouvrage touche à toutes les questions des sciences politiques, qui exigent un jugement sain et rassis, et des connaissances profondes. Celles-ci ne font pas défaut à l'auteur, et il est à regretter que son style ne soit pas toujours trèscoulant ni très-clair. — Adam Gorgidas Scamnélitis est l'auteur d'une introduction au droit public. *) — N. Papadoucas, l'auteur de Solon, a aussi publié sous le titre td!Hippodamos^ ^ un traité de droit constitutionnel, avec des applications à la constitution de la Grèce. L'ancien directeur de l'instruction primaire, J. Coconis, a écrit, avec plus d'élégance que de profondeur, deux volumes sur la constitution et la conservation des Etats ^ avec application surtout aux républiques de l'antiquité. Ch. RoNTERis, avocat et député, a écrit trois volumes

I) Bude, 1825.

248 //. Partie. — Livre I. — Prosateurs.

très -gros «sur l'organisation constitutionnelle du pays.» Dans ce volumineux ouvrage la pensée de l'auteur est un peu noyée sous d'immenses digressions. Du reste l'auteur déclare viser, avec ce luxe littéraire, plutôt à poser les questions qui à les résoudre. M. Christaris a écrit un traité sur les devoirs sociaux.

A ces travaux il faut ajouter des brochures plus on moins sérieuses, comme celle du professeur J. Soutso sur les cités et les citoyens.^ pleine de fortes pensées; une autre de A. Édipidés, ancien gouverneur, sur les hases de la science du gouvernement'^ celle de E. Joan- NiDÉs, sur la transgression des lois ; celle de A. ChrysovERGHis (à Syra) , sur la sécurité politique^ un excellent traité de C. Triantaphyllis , sur V esprit de Machiavel^ et plusieurs monographies qui s'occupent spécialement de la constitution hellénique.

Cette littérature d'ouvrages politiques est encore augmentée par plusieurs bonnes traductions. N. Spéliadis, Ministre sous le président Capodistrias et historiographe, a traduit, en deux volumes tla morale appliquée à la politique ^^ par E. Joung; et l'ouvrage de Bignon intitulé «les cabinets et les peuples.» Le livre de John Stuart Mill sur la liberté a été mis en grec par Ph. Paraskévaidés ; celui sur le gouvernement représentatif du même auteur^ par G. Navtis, ancien député; Tocqueville^ sur la démocratie en Amérique, a été traduit par G. HÈRACLiDÉs ; B. Bagelot, «de la constitution anglaise,» par G. GoNiDÉs; «la lutte pour le droit» de R.Je^

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