CHAPITRE m
ECRIVAINS , THÉOTOKIS. BULGARIS.
Sans nous arrêter aux prédicateurs estimés, Maurocidés et Cornélius , au savant Patriarche Chrysanthe^ dont il a déjà été question, et à plusieurs autres auteurs sacrés moins remarquables, nous nous bornerons à la mention de deux prélats distingués, qui dans le cours du 1 8^ siècle ont honoré à la fois la littérature et l'église de la Grèce. Tous les deux natifs de Corfou et presque contemporains, ont marché d'un pas égal dans la vie. .| Ils firent leurs premières études en Grèce, les complétèrent en Italie, embrassèrent l'état ecclésiastique, et allèrent finir leur carrière en Russie, où l'impératrice Catherine les combla tous les deux d'honneurs.
THEOTOKIS.
De Nicéphore Theotokis nous possédons ti^ois volumes de sermons^ plus précieux pour la piété qu'ils respirent, pour la manière édifiante dont -ils appliquent les grands préceptes de l'évangile à tous les besoins et à toutes les circonstances de la vie, que remarquables par la recherche ou la pureté du style et par le mérite oratoire.
Outre un grand nombre d'ouvrages de controverse dogmatique et de commentaires sur les écritures saintes, le savant évêque, qui était un profond mathématicien,