‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 74 sur 159 · Chapitre JV. — Poésie. — Villara. II · texte numérisé non relu

Chapitre JV. — Poésie. — Villara. II

Nous passons sur un grand nombre de poètes, (jui l)araissent avoir manqué le véritable sentier du Parnasse, pour ne nous occuper que des maîtres. Les hommes de génie peuvent seuls servir de jalons à l'histoire de Tintelligence, et méritent d'arrêter les regards de la postérité. Ce sont eux qui comprennent leur époque et qui en représentent le caractère.

Au commencement du siècle nous rencontrons encore un poète intrépide, le moine A m b r o i s e Pampereif, qui promène sa Muse à travers 152 pages de vers en grecancien dits carciniqufis, parcequ'ils ont le rare avantage de pouvoir être lus des deux bouts, ce qui a peut-être fait qu'ils n'ont pas été lus du tout ').

Mais cet exemple reste isolé. Cette époque de première renaissance a produit d'autres poètes plus sérieux, plus connus et plus dignes de l'être.

VILLARA.

Jean Villara d'Epire, médecin très-instruit, a écrit en mètres variés des poésies lyriques, quelques pièces badines ou satiriques^ et une traduction de la Batrachomyomachie. C'est un habile versificateur , qui ne manque pas d'esprit, mais qui ne s'élève pas jusqu'à l'inspiration et à l'idéal. Cependant ses ouvrages*) auraient été plus recherchés et moins vite oubliés, s il n'avait eu la malheureuse idée d'écrire dans le jargon particulier

I) Vienne, 1802. — ^) 3 ^'ol- i" 8°.

I 20 Livre III. — Renaissance. — De 1800 à 1821.

de sa province natale. Adhérent outré des principes linguistiques de Daniel Philippidés, et moins scrupuleux que lui, il essaya de bannir entièrement l'orthographe dans un traité qu'il publia à ce sujet. Mais le titre monstrueux: t>7j pofisTjxrj -jfXoaat suffit seul pour en détourner les lecteurs, et peut-être pour l'effrayer lui-même.

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