‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototyoe de RabelaisChapitre 2 sur 228 · PREFACE L)E L'EDITEUR. III · texte numérisé non relu

PREFACE L)E L'EDITEUR. III

tons. II y a aussi, dans le volume, plusieurs autres feuillets (voyez les pages 502 et 503), qui sont évidemment des cartons destinés à supprimer quelques passages du texte après l'impression. Cette traduction, dont les exemplaires bien conservés sont fort rares et se trouvent presque tous divisés en deux volumes, a été réimprimée une seule fois, sans notes et sans préface, en 1735, à Paris, 2 volumes in-12. Une partie des exemplaires porte la date de 1606, comme l'édition originale. Nous croyons que l'édition de 1734 a été faite par Urbain Coustelier, avec privilège tacite.

« L'auteur de cette traduction n'est pas connu, dit VioUet-Leduc dans la deuxième partie de sa Bibliothèque poétique ; elle m'a paru fort peu exacte, autant que j'en ai pu juger; d'ailleurs, le patois de Mantoue est trèsdifficile à comprendre. Cependant l'original contient une petite pièce pastorale, mixinléQ Zanitonella^ qui m'a paru un véritable chef-d'œuvre de naïveté et de grâce : le traducteur l'a entièrement passée sous silence. » Sans doute, cette traduction n'est pas scrupuleusement littérale, mais elle se recommande aux études des philologues, comme nous l'avons dit plus haut, par une prodigieuse abondance de phrases, de proverbes et de mots qui appartiennent à la langue comique et facétieuse. On doit s*étonner que Philibert-Joseph Leroux n'ait pas mis à contribution cet ouvrage singulier dans son Dictionnaire comique^ satirique, critique, burlesque^ libre et proverbiaL

S'il nous est permis de hasarder une conjecture sur l'auteur de cette traduction, nous rappellerons que Gilles Hobinot imprimait vers la même époque le Prélude poétique de Robert Angot, sieur de l'Esperonnière, et que ce poëte normand, qui s'inspirait à la fois dos poêles classiques de l'anliquilé et des i)oëtes italiens, a mis

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