‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototyoe de RabelaisChapitre 30 sur 228 · SUR THEOPHILE FOLENGO. XXXHI · texte numérisé non relu

SUR THEOPHILE FOLENGO. XXXHI

du pédanlesque et qui renferme une multitude de superlatifs. Nodier est allé trop loin en disant que les pages de VHypnerotomachia se composent de mots hébreux, chaldéens, syriaques, lalins et grecs, brodés sur un canevas d'italien corrompu, relevé d'archaïsmes oubliés et d'idiotismes patois ».

Qu'il nous soit permis de reproduire quelques lignes, qui donneront une idée exacte de cette diction singulière.

« Sopra de questo superbo et triumphale vectabulo, vidi uno bianchissimo cycno, negli amorosi amplexi d'una inclyta nympha, filiola de Theseo, d'incredibile bellecià formata, et cum el divino rostro obsculantise, démisse le aie, tegeva le parte denudate délia in genua Hera ; et cum divini et voluptici oblectamenti istavano de lectabilmente jucundissimi ambi connexi, et il divino olore tra le delicate etnivee coxe collocato. La quale commodamente sedeva sopra dui pulvini di panno doro exquisilamente di mollicula lanuginc tomentati cum tutti gli sumptuosi et ornanti correlarii opportuni. »

L' Hypnerotomachia se termine ainsi :

<c Cum non exiguo oblectamento degli cœliti spirituli, tanto inexperto evosmo fumulo redolente, per laire risolventise, cum il delectoso sbmno celeriuscula dagli ochii mei, et cum veloce fuga se toise essa dicendo : Poliphilo caro mio amante, vale. »

César Orsini, caché sous le nom de Stopinus, publia, en 1636, un volume de Capriccia macaronica, quia été réimprimé plusieurs fois, et qui est une des bonnes productions en ce genre. On y remarque un traité burlesque De Arte robandi, un petit poëme sur un sujet qui a souvent occupé les poètes italiens : De Malitiis putanarum, et les éloges de l'ignorance, de la méchanceté, de la folie ; nous emprunterons quelques vers à ce dernier panégyrique ; il forme la quatrième macaronée : De laudibus pazziœ.

Sunt ctenim niulti (ncc tantum dico potentes Divitiis opibusque, quibus moriendo bisognat Hcrcdes lassare auos, qui prajdia et aurum Possideant, magnas pro couservare casadas) Sed poverl atquc inopes qui toto tempore stentant, Ncc solo de pane queuut implere budellas, Attanicn uxorcs ducunt, capluntque novizzas, Esseque laUantur pazzia duce, maritos.

Sunt multa; pariter vidua) quas sx'pe videmus Pazziam seguitare viri post funera morti ;

< La p^omi^rc édition de cet ouvrage vit le jour à Venise, chez Aide Manuce, en um ; une seconde sortit, en ir>4.''>, des mômes presses. J. Martin traduisit en français, en lliMi, le Discours du songe de Poliphile déduisant comme amour te combat à l'occasion de Polia. Une autre version, mais abrégée et arrangée, due à J.-G. Le Grand, a paru en 1804, chez Didot, 2 vol ln-18.

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