LA POÉSIE MACARONIQUE EN GÉNÉRAL
L'art do la poésie macaronîque consiste, on le sait, à entremêler au latin des mots de l'idiome vulgaire plaisamment latinisés, et à donner ainsi au style une tournure facétieuse ou grotesque. C'est ce qu'a su faire, avec un rare bonheur, le poëte dont nous allons nous occuper. Nous parlerons brièvement de sa vie, de ses écrits et des auteurs appartenant à diverses nations qui se sont exercés dans cette langue factice, constamment étrangère à tout sujet sérieux *.
1 Nous avons souvent fait usage dans notre travail de deux ouvrapres spéciaux relatifs à la littérature macarouiquc : Histoire (eu allemand) de la poésie macaronîque, par le docteur Genthe (Leipzig, 18-29), et Macaronéana, par M. 0. Delepierre (Paris, I8îi2, iu-8). Ce savant littérateur, revenant sur le mfme sujet, a donné quelques détails nouveaux dans un mémoire imprimé à très-petit nombre parmi les travaux d'une association d'amateurs à Londres, la Philol'iblon Society {ïHîiri, iu-K", T.) pages). N'oublions pas quelques pages ppirituellcs de l'académicien Gli. Nodier: Du tam/age factice appelé macaronique, insérées dans le Uulletin du bibliophile (Paris, Techencr, 183i).