LIVRE XX
emporte Galacrasse ; Briarée, Esmilié, et Gerion porte Pophe; le dernier est Dragamas, lequel foiielte à bon escient son crocodile qu'il chevauchoit. Ainsi tous s'enfuient à grand haste ; et ces pauvres malheureux aimeroyent plutost endurer tous les tourmens, que de veoir Jesus-Ghrist. Boe cal, les voyant ainsi bien fuir, ne cesse de courir après, jusques à ce qu'ils arrivent au champ de bataille, auquel on voyoit desjà de grands ruisseaux couler de sang noir. Mais les diables, voyans de loing le Crucifix, aussi-tost et en un moment crians et hurlans, s'en vont en fumée à plus de mille mil de là, et après eux demeura uue si grande puanteur, que rieu ne servoit de boucher son nez. Tous s'en vont à la mal-heure, et ne fut plusveulà aucun malin esprit, par le bienfait de Boccal. Vive donc Boccal, vive la bouteille, et vive l'insigne maison de l'ancienne Folengue !