‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototype de RabelaisChapitre 3 sur 238 · LA POESIE MACARONIQUE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LA POESIE MACARONIQUE EN GÉNÉRAL

L'art de la poésie macaronique consiste, on le sait, à entremêler au latin des mots de l'idiome vulgaire plaisamment latinisés, et à donner ainsi au style une tournure facétieuse ou grotesque. C'est ce qu'a su faire, avec un rare bonheur, le poëte dont nous allois nous occuper. Nous parlerons brièvement de sa vie, de ses écrits et des auteurs appartenant à diverses nations qui se sont exercés dans cette langue factice, constamment étrangère à tout sujet sérieux *.

■• Nous avons souvent fait usage dans notre travail de deux ouvrages spéciaux relatifs à la littérature macaronique : Histoire (on allemand) de la poésie macaronique, par le docteur Genthe (Leipzig, 18:29), et Macaronéana, par M. 0. Delepierre ^Paris, 1852, in-8). Ce savant littérateur, revenant sur le même sujet, a donné quelques détails nouveaux dans un mémoire imprimé à très-petit nombre parmi les travaux d'une association d'amateurs à Londres, la Philohihluit Societij (185.'), iu-S», 79 pages). N'oublions pas quelques page-i spirituelles de l'académicien Ch. Nodier: Du lanf/age factice appelé macaronique. insérées dans le Bulletin du bibliophile Paris, Techener, 1834).

Page 1