‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 66 sur 208 · CHAPITRE VIII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l

qui l'avait entourée d'une enceinte de palissades. L'ennemi y avait rassemblé quelques magasins qu'il importait de détruire. Le 29 septembre, le général Dorokhof , conduit par quatre bourgeois de Wéréia , qui s'en étaient échappés, se présentaA devant la ville, avec cinq bataillons, douze escadrons, trois régiments kosaques et huit canons, y Après une demi-heure de combat , les palissades furent forcées. Pas un seul homme de la garnison n'échappa; près de 4oo hommes furent pris, le reste fut tué. Les habitants de la ville détruisirent les palissades.

Dans les premiers jours d'octobre , les grandes i^^^Âa, opérations recommencèrent. Pendant le séjour ^ Lf* de l'armée à Taroutino, l'on avait pu se convaincre que l'avant -garde du roi de Naples, postée devant elle, n'était point soutenue par le gros des forces ennemies. Une reconnaissance que le quartier-maître-général Toll , accompagné ,

de l'aide-de-camp-général comte Orloff-Denîssof , exécuta sur le flanc gauche de cette avantgarde , fit connaître au juste la position occupée par l'ennemi. Sa droite, appuyée à la Nara , avait son front couvert par le ruisseau de Czernichnia , qui coule dans un ravin très-encaissé ;'le centre , placé sur la grande route de Moscou, avait aussi son front couvert par le même ruisseau, qui, au

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village d eBokowinka , faisait un coude en arrière , et séparait ainsi le centre de la gauche , étendue sans aucun appui dans la direction du village de Dmitrowskoïé. L'ennemi poussait la négligence jusqu'à ne point éclairer les bois qui bordent la petite plaine où cette gauche était postée. (Voyez pi. IX. ) Le roi de Naples avait à ses ordres sa cavalerie et le corps du prince Poniatowsky, ce qui présentait un total de 20 à 3o mille hommes. Le colonel ToU , revenu au quartier-général , proposa au maréchal d'attaquer le roi de Naples, en portant des forces supérieures sur sa gauche , pour tâcher d'enlever tout son corps en le prévenant sur sa route de retraite, à Woronowo, et en le refoulant sur la Nara. Le maréchal ne se décida que difficilement à adopter ce projet, dont en effet les avantages et les inconvénients semblaient se balancer. S'il était évident que la défaite certaine d'un aussi gros corps ne fut point à dédaigner, il paraissait aussi à craindre que ce coup d'éclat n'eût pour conséquence immédiate de tirer Napoléon de l'état de léthargie dans lequel il semblait se complaire à Moscou , et qu'il nous était si avantageux de prolonger le plus long-temps possible. Mais le colonel Toll représenta, avec raison, que nous ne devions pas nous flatter que Napoléon demeurât encore long-

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