‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 98 sur 208 · CHAPITRE IX. Î)l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. Î)l

Ion ne ennemie repoussée et pressée par la cavalerie , chercha son salut en formant deux carrés. Cette manœuvre ne lui réussit point : le colonel Dawidof, à la tête des dragons de Moscou, et le coTonel Poil , avec ceux de KargopoU, chargèrent ces carrés, les détruisirent en entier, et enleyèrçnt quatre canons. La seconde colonne ennemie, à qui il avait été prescrit d'attaquer un bois situé en avant du centre du général Raéffskoï , et défendu par le 5^ régiment de chasseufs, fut repoussée et obligée de battre en retraite. La troisième colonne , destinée à pousser par la grande route , n'eut pas un meilleur 3ort ; accueillie par le feu d'une batterie de vingt-quatre pièces établie en avant de Stessna, et chargée par le 6^ régiment de chasseurs détaché de la gauche de la 2« division, elle fut mise en fuite et dispersée. Le général Miloradowich, voyant le désordre où le mauvais succès de ces attaques et le feu de l'artillerie russe avaient jeté l'ennemi , envoya en parlementaire le colonel prince Roudachef , pour le sommer de mettre bas les armes. Mais le vice-roi rejeta avec fermeté cette proposition; et quoiqu'il ne se dissimulât point l'impossibilité où il se trouvait de s'ouvrir, l'épée à la main , un passage par la grande route , il ne désespéra point de sauver encore les

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débris de son corps. A cet effet, il continua à faire des démonstrations d'attaque contre le flanc droit du général Raéffskoï, et pendant ce temps

;le gros de son corps, ayant en tête la garde royale , se jeta à droite de la grande route , et

{fila sur Fomino. La nuit favorisa cette marche, et l'ennemi passant par le chemin de traverse qui de Fomino conduit par Litwinowo à Mannkowo , rejoignit Napoléon et ses gardes bivouaquées près de Rrassnoï. Le général Miloradowich passa la nuit entre Mikoulino et Merlino. Cette journée coûta au vice-roi près de îi,t20o prisonniers , au nombre desquels un général ; il perdit

: de plus un grand nombre de tués , une ^igle, un

; drapeau et i8 canons, dont quatre pendant l'affaire, et 1 4 abandonnés. Les Russes n'eurent que

|5oo hommes hors de combat.

Dans la même journée du 4 ? le comte Ostermann , que nous avons laissé à Robyzéwo , avec son corps et le 4^ de cavalerie, fut engagé de la manière la plus singulière. A tous moments il arrivait, dans les environs de Kobyézéwo, des détachements plus ou moins considérables de maraudeurs français. Le général Wassilczikof, qui commandait la cavalerie, tenait des escadrons tout prêts pour les charger dès qu'ils paraissaient. De cette façon, dans le

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