‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 125 sur 181 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

kof à retourner auprès de son détachement , afin de faire ses dispositions de défense. Les ao^et a I « régiments de chasseurs occupèrent les petits bois à droîte~eT"à gauche de la grande route.

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L'^ârtillerie à cheval fut placée sur la hauteur traversée par la grande route, qu'elle pouvait enfiler à une assez grande distance. Le régiment de Revel infanterie , et celui d'Ëlisabethgrad hussards , demeurèrent en réserve. Les trois régiments de kosaques fiirent détachés à gauche jrareJLagina. pour observer le corps ennemi qui devait passer à Prouditchéwo. Pendant ce temps, le i*'" corps de cavalerie, et les 3® et 4*; corps, avaient déjà eu le temps de dépasser le; village de Loubino , situé près de l'embranché- '

ment des routes, et avaient continué leur marche vers Brédikhino , à l'exception des régiments des ; grenadiers du corps, et du comte Arakczéefif, que le lieutenant - général Touczkof dirigea de/ Loubino en soutien du détachement du générai* major Touczkof.

Vers les dix heures du matin , la tête de la colonne de Ney parut en face de la position occupée par ce dernier; l'attaque Tut commencée sur - le - champ par la division Razout , appuyée succe^ivement par celles de Ledru et de Marchand , qui la suivaient de près. Le gé- <

^7^ CAMPAGNE DE j8l2.

néral-major Touczkof, sentant qu'il ne pouvait quitter sa position sans compromettre le corps de Baggowouth, qui, arriéré par le retard que le combat de Gorbounowo avait apporté dans sa marche, n'avait, pas encore eu le temps de déboucher sur la grande route, résolut de. se défendre jusqu'à la dernière extrémité, malgré sa grande infériorité en nombre. Le combat s'engagea avec tant d'acharnement, que le lieutenantgénéral Touczkof, afin de se mettre à portée de soutenir son frère, jugea à propos de faire revenir à Loubino les corps qui filaient sur Brédikino.

Le général - major Touczkof, après s'être /^\ vaillamment défendu depuis dix heures du malin jusqu'à trois heures après-midi, fut obligé enfin de céder à l'accablante supériorité de l'en- J ! nemi,et de se replier derrière la petite rivière

^ • l de Stragan , dont il se couvrit. Dans cette nouvelle

: position , il fut renforcé par huit pièces d'artillerie } de position , par trois régiments et un bataillon ■{ d'infanterie , et par deux régiments et deux esca- ''■ drons de cavalerie.

Le général Barklay , s'étant rendu de sa per- ^ sonne au champ de bataille , ordonna les dispositions suivantes : les huit pièces de position furent établies sur un plateau qui dominait la

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