CHAPITRE V. 3o
cuirassiers, et quelques régiments du 4^ corps de cavalerie.
Le 12 3 , l'armée française se reporta en avant. Dans Taprès-midi , le roi de Naples parut devant l'arrière-garde russe, postée derrière le r^m de Gridnévo. Un combat très -vif s'engagea entre les deux partis ; mais tous les efforts du roi de Naples, pour emporter la position, échouèrent contre la fermeté des troupes commandées par le général Konownitsyn , qui ne se laissa pas même déconcerter en voyant le vice-roi déboucher sur son flanc d roit. La nuit jmit fin au combat, et le général Konownitsyn profita de l'obscurité pour se replier jusqu'au . couvent, de. Kolûl^kol* Napoléon, avec son armée, passa la nuit près de Gridnéwo, et le vice-roi à Loussos. Le même jour, l'armée russe fut renforcée par 7 mille hompies de la milice de Moscou, lesquels, joints aux 3 mille de celle de Smolensk , formaient en tout un corps de i o mille miliciens.
Le 24, les troupes fi:*ançaises se remirent en ;
mouvement à six heures du matin. Konownitsyn,
posté au couvent de Kolotskoïj f ut attaqué , à trois, heures après midi, par l'avant-garde. Il se soutint d'abord avec avantage , et le régiment d'IsioUm hussards , qui faisait partie de son arrière-garde, aidé de quelques kosaques, réussit mémeà sabrer
3jo gampa.g]^£ de i8i2.
{ entièrement trois escadrons ennemis. Mais le vice-roi , qui continuait à marcher à gauche de la grande route, menaçant de tourner la droite de l'arrière-garde russe , le général Konownitsyn
j se vit obligé de se replier, et de faire rentrer ses troupes dans la position de Borodino.
L'armée française s'avançait sur trois colonnes.
Le prince Poniatowski, qui formait celle d e dro ite^ se portait par la vieille route de Smolensk sur le village de Jelnia. Au centre , Napoléon , avec ses principales forces, suivait la grande route vers Boi'odino. Le vice -roi se dir igeait aussi sur ce pointai mais £lus à gauche , jar le v illage de Bolchié-Sady. Le feu de la redoute de Chewardino et des tirailleurs russes embusqués dans les ravins et broussailles de la rive droite de la Kolocza et dans les villages d'Aleksinki, de Fomkino et de Doronino , inquiétaient beaucoup la marche des colonnes ennemies par la grande route. Napoléon, impatienté des pertes que ses troupes éprouvaient avant le combat , et déterminé d'ailleurs à opérer par sa droite, donna ordre au roi de Naples de passer la^Kolocza avec sa cavalerie et la division Compans du i^'' corps , destinée à enlever la redoute des Russes. Cette division, ayant pris les devants, occupa Fomkino, à deux heures après midi, et continua