CHAPITRE II
réunis formée par les bataillons des 7*, 2 4*, a6*, 1 2® et 2® divisions , et de la 2® division des cuirassiers. Le 4^ corps de réserve de cavalerie fut composé de 4 régiments de dragons et d'un de hulans tirés de la 4^ division de cavalerie. Le général Ilowaïskoï V% commandait les 9 régiments de kosaques de cette armée.
La 3^ armée d'Ouest fut organisée en 3 corps et un de cavalerie. Le corps du général comte Kamenskoî fut composé de la 18® division, des bataillons de grenadiers des 9®, 1 5® et 1 8® divisions , du régiment de hussards de Pavsrlograd , et de 4 compagnies d'artillerie ; le corps du général Markof fut composé des 1 5® et 9® divisions, d'un régiment de hussards tiré de la 5® division de cavalerie , et de 7 compagnies d'artillerie ; le corps du général Sacken fut composé de la 36® division , de la 1 1 ® de cavalerie , d'un régiment de hussards de la 8® division de cavalerie , et de deux compagnies d'artillerie ; le corps de cavalerie du général comte Lambert fut composé de 3 régiments de dragons de la 8*^ division de cavalerie, et de 4 régiments de dragons et tin de hussards de la 5* de cavalerie. Il y avait en outre à cette armée 3 compagnies d'artillerie de réserve, et 9 régiments de kosaques.
L'armée française avait continué son mouve-
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ment. Le 5 juin, /Napoléon porta son quartierimpérial à Insterbourg , le 7 à Gumbinneti , et le . 10 à Willkowiski. La masse de ses forces se dirigeant sur Kowno , les Russes sentirent la nécessité de renforcer leur i ^ armée , qui allait se
•trouver la plus exposée aux attaques de l'ennemi. Le 6^ corps y fut de nouveau réuni et
reçut Tordre de se porter de Wolkowisk à Lida. Le général Platof , avec son corps volant, vînt de Bialystock à Grodno. Il fut aussi prescrit au prince Bagration de porter la '^ armée des enviî'ons de Proujany à Wolkowisk. Ces mouvements furent à peine achevés, que les ennemis commencèrent les hostilités. Avant de donner le récit des opérations, nous jugeons convenable de présenter au lecteur un aperçu général sur la configuration du pays qui allait devenir le théâtre de la guère.
Description du théâtre de la guerre.
La frontière occidentale de la Russie, depuis Pol ang en, sur la mer Bal tique, jusqu'à Zalétchiki^ sur le Dniesteri"pf ésente un développement d'environ 1,000 werstes (quatre werstes font une lieue), et se trouve partagée inégalement en trois parties distinctes. La droite, qui s'étend dePolan-
CHÂ.PITRE II. lai
gen à Grodno , est couverte presque entièrement par le Niémen , qui la sépare aussi 4ç la partie du centre. Ce fleuve prend sa source dans les marais de Dolguinowiczi, entre les bourgs de Chatsk et d'Ouzda , et coule de l'est à l'ouest par Nowoï- Swergenn, Stolbtsy, Lubeza, et Biélitsa , jusqu'à la ville de Grodno , où il tourne brusquement vers le nordj'usqu'à Kowno ; dans les environs de cette dernière ville , il forme un nouveau coude et se dirige vers le nord-ouest jusqu'à son» embouchure dans le Kourisch-haff. La frontière j de Russie suit la rive droite depuis Grodno , par Merecz, Olitta, Kowno et Jourbourg; à dix werstes au-dessous de ce dernier bourg, elle laisse le fleuve à gauche et va gagner les bords de la mer près de Polangen. Le Niémen commence à être navigable depuis Stolbtsy, où il a déjà 3o toises de large; au-dessus de Kowno, il en a de 90 à 1 1 o ; et les eaux de la Willia , qu'il reçoit au-dessous de cette ville, augmentent encore sa largeur de 5o à 60 toises. Depuis Grodno jusqu'à son embouchure , il coule dans une gorge profonde , formée par des montagnes escarpées , qui ne présentent qu'un petit nombre de passages, même assez difficiles. Au-dessus de Grodno. y la rive droite commande presque constamment la rive opposée. Les ponts de Nowoi-Swer-
yh
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genn , de Bielitsa , de Mosti et de Grodno assurent la communication entre les deux rives. Audessous de Grodno, on ne passe le fleuve que sur des bacs établis à Kowno et à Jourbourg , à
(^un gué vis-à-vis de Jourbourg, et sur le pont de Tilsit, situé dans les états du roi de Prusse.
La Willia , que le Niémen reçoit au-dessous de Kowno, prend sa source dans les marais près du bourg de Schilintsy, et court de l'est à l'ouest en formant de grandes sinuosités ; sa rive droite commande presque toujours la gauche; elle est peu guéable, et on la passe sur les ponts de Wilna et de Kowno , et dans plusieurs endroits sur dès bacs; sa largeur, qui, à Wileïka, n'est que de 8 à lo toises , est de loo à i ao à son embouchure. Le pays compris entre la Willia , le bas Niémen et la Duna, est montueux, boisé, marécageux, et sillonné d'une infinité de petites rivières qui coulent dans des ravins fort encaissés , et qui ^ se jettent, soit dans une des trois rivières susmentionnées , soit dans la mer. A l'est de Wilkomir, le terrain est encore embarrassé par une multitude de petits lacs , qui s'étendent presque sans interruption jusqu'aux sources de la Willia, et jusqu'aux environs de Polotsk. Au nord de Chawli , en descendant par Mittau et Bausk , vers la Duna, le pays s'aplatit, mais n'en reste pas