‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 98 sur 181 · CHAPITRE III. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. ai

trowno , pour retenir, aussi long-temps que possible , l'avant-garde ennemie , afin de donner le î temps au général Doktorof de rejoindre l'armée. A 6 heures du matin , le comte Ostermann rencontra , près du cabaret de Ramary, les premières vedettes de l'ennemi, qui furent culbutées; mais deux escadrons de hussards de la garde qui, avec la compagnie d'artillerie à cheval , faisaient l'avant-garde du comte Ostermann, ayant poursuivi avec trop de chaleur, donnèrent, près d'Ostrowno , sur des forces supérieures , et furent ramenés sur le gros de leur corps, en laissant six canons entre les mains des Français.

Le comte Ostermann , instruit de ce désordre , détacha en avant les hussards de Soumy, qui réussirent à contenir les Français jusqu'à l'arrivée de l'infanterie russe. Le comte Ostermann , ayant pénétré jusqu'à deuxVerstes d'Ostrowno, et se voyant en présence du gros de l'avant-garde de Nansouty, conduit par le roi de Naples, fit déployer la division Czoglokof des deux côtés de la grande route ; la division Bakhmetiéff , disposée en colonnes de bataillons , forma la deuxième ligne. Dans cet ordre, le 4* corps s'avança jusque près d'Ostrowno, à l'endroit où la route fait un grand coude à droite , et prit posta entre deux bois.

aiÔ GAMPA.GNE I>£ 18112.

Les Français occupaient les hauteurs en arrière d'Ostrpwno, et déployèrent, entre cette ville et le village d^Alexandrowo , près de i o mille chevaux, avec une artillerie nombreuse. Le roi de Naples fit avancer la division Saint-Germain , et la fit former par brigades, pour soutenir celle de Bruyères, qui était en première ligne. Une canonnade très -forte s'établit entre les deux partis. Dans ce moment, le régiment des dragons d'Ingrie, détaché pour prendre en flanc la droite de l'ennemi, déboucha sur l'extrémité de cette droite; mais la brigade qui fermait cette aile, ayant fait un changement de front à droite , le chargea, le culbuta et lui enleva près de 200 prisonniers. Vers le même temps, le gétiéral Ornano qui , avec une autre brigade de Bruyères , voulut exécuter une charge sur la grande route , fut renversé par le Feu de l'infanterie russe.

Le combat prenant déjà une mauvaise tournure , le roi de Naples , qui avait un petit bois à sa gauche, y fit marcher le régiment d'infanterie qui le suivait. A la vue de ce mouvement , trois bataillons se détachèrent de la gauche des Russes et se portèrent à l'attaque de ce régiment; mais la cavalerie ennemie, devant laquelle ils devaient passer, les obligea de rentrer dans leur ligne. Le comte Ostermann espéra forcer les

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