‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 156 sur 176 · CHAPITRE XXÏX. 5o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXÏX. 5o

âe tous les villages étaient en armes. ^81597. Ce zèle imprudent obligea le colonel Ferrero à précipiter son entrée en Maurienne ^ pour sauver la province du danger qui la menaçait; quoiqu'il n'eût encore a ses ordres que douze cents hommes d'infanterie, et une seule compagnie d'arquebusiers à cheval, il passa les alpes , en donnant rendez-vous à Lans-le-13ourg au reste de ses troupes qu'il attendit dans le village , après avoir envoyé k Ossois deux compagnies d'infanterie, et tous les paysans armés; l'ennemi s'était de nouveau avancé à Saint-André; Ferrero en chassa le ré-

5iment de Fonscouverte (i) et s'y éta- f.i;X^^^'~ lit. Ces succès en firent craindre de «w-w- ' ' ' plus grands k Lesdiguières , s'il ne se «âtait de les prévenir ; par son ordre monsieur de Créqui à la tète de deux .régimens passa les montagnes de Vou- «ani , se rendit k SainC-Jean-dc-Maurienne , et marcha le 8 décembre à l'attaque de Saini-André (a); monsieur ^^U"-"*-*' de Ferrero s'y tint avec confiance dans l'espoir d'ètie joint par l«s troupes venant de.iTarantaise ; mais Don Amé de Savoie n'ayant pu franchir les mon- .tagnes , Ferrero dut soutenir seul les efforts de plus de trois mille hommes qui l'attaquèrent (5); long-temps' la vie- (sjghm».. toire parut indécise , et elle l'aurait été plus long-temps encore, si le commandant

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So4 GUERRES DU PIEMdNT

An 1597. savoyard n'avait point été tué , et aveô lui le comte de Serraval , et le capitaine Fava qui prirent l'un après l'antre le eoiutnandement; leur mort ra> lentit l'ardesr des Piémontais ; les re-» trattchertiens furent forcés, et le comte Capris , seul ofKcS^r supét-ieur f{ui resta dans les troupes de Charles, ayant été £ait priâonnie): , lorsqu'il donnait ses dispositions pour la retraite', la déroute devint générât^ ; l'on ne se rallki' qb'aa Montcenis , en Ûissant huit cents hom- ,ii^ I'^ tl'.iinies sur le champ de bataille (i)î deux ^!L"<^t!^■.«''^Iu: mille Italiens destinés en Maorienne Si^ÉTii^^Â"" arrivèrent trop tard; ils rencontrèrent les fuyards , et se replièrent avec fox à Silse en attendant de nouveaux ordres. Cette retraite causa quelques inqui<é* tudës en Pt^^nt. Depuis la mort dé la duchesffe Catlierine le gouvernement en était confié au jeune prince hérédi»taire (a), sous la direction de quatre ministres (b) -, et du conseil d'éiat, qiïi avait déjà «u part aux affaires pendant

(aj Philippe Emmanuel, pn'nce de Piémont , âg^ alors d* onie âbi', tnôrt en i6o5.

(I)) Bn-nàrd d« Sav^e , set^eur de RaeonU', Thomas de Valpergie , conue de Masia <, Louis de Millet, grand-ohancelicr , Philihert d'Est, marquis de I.ans i ce dernier avait surtout la coofiaiice de Charles depuis sc>h riiàrta$;e avec' ItlarJe, fille l^gitinëe d'ËUHufinfLelfbilibert, «t de.IidMire.Crt^^ \

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