CHAPITRE XXIX. "5o
Quoique le congrès qtii s'était ouvett '^n i5gft à Vervins, dès les premiers jours de cette année , sous' la médiation du souverain pontife fit espérer la conclusion 'de la paix; le duc de Savoie n'en poursuivait pas moins la guerre; l'échec que ce prince venait de recevoir en Mau- ■ rienne ne lai faisait pas perdre lé désir et l'espérance de reconquérir cette province , et les dispositions d'attaque étant faites, son avant-garde partit de Chambéry le a» janvier (i). L'armée pi^" MSiST""**"^ montaîse fisrte de sept mille hommes d'infanterie , et de mille cavaliers traînait à sa suite douze pièces de canon (a) ; l'avant -garde aux ordres de mon- ^^T|"''^'-' sieur d'Atbigny (à) , était composée de douze compagnies de cavalerie , de toute l'infanterie piémontaise , et de quelques tégimens savoyards; elle occupa le premier jour le village d'Aiguebelle , en
(a) Charles de Simiane, seigneur d'Albigoy , d'une famille illustre de ProTeoce , le même qae doiu aT0D5 TU figurer dans l« parti de la ligue, s'attacha MX service du dtK de Savoie, qui lui donna en mariage sa sœur naturelle Matbilde', fille légitimée d'Emmanuel Philibert , et de Béatris de I^ngosc, marquise de Pianetze ; c'^st de ce mariage que descendirent les marquis de Pianezze et de Lîvoume dont noQi aurons i parler souvent. La fia de monsieur d'All)igny fut malbeureusej mais le silence des historiens contemporains à son é^ard nous cticUe le motif , 3e temps, et les détails de ta disgrâce.
5o8 OVEftltES DU PIÉHOIÏT 159S. poussant ses postes à Argentine et à Ëpières ; monsieur d'Albigny surprit dans cette marche un corps de carabiniers à cheval; le ùtvt de Charbonnière fut investi le soir; mais ton attendît ponr our vi'ir la'tranchée l'arrivée de Charles Emmanuel qui voulait diriger lui-même le siège : ce prince partit de Chatnbéry le 33 a la tête du corps de bataille, formé de dix compagnie^ de cavalerie , et de- , l'infanterie espagnole ou italienne , qu'il logea à Chamoux ; l'arrière-garde forto de dix compagnies de cavalerie, de deux régimens d'infanterie savoyarde , et des Suisses aux ordres, de Don Amé de Savoie , campa le même jour au Bettonef:
pour observer les mouvemens de, Uesdi* guières.
Le 33 le duc de Savoie laissa un fort détachement k t!hamaaz et joignit SO9 ayant-garde k Atguebelle; il reconnut le fort de Charbonnière , accompagné de Don Jaan de MendoEza , générai corn* mandanX les Espagnols, de monsieur d'Albigny, et de 1 ingénieur comte de Sain^ Front; l'on cotnmeflçt aussitôt lee approches , et pendant que l'on y travaU* tait. Don Amé de Savoie atta(}ua le chà- teau de Sainte - Hélène ,- dont il £t la garnison priaonnière ; le 4 1 '* général d'ariiHerie comte Chabot arriva aa camp avec six pièces de canon j Ton employa la nuit du â M dresser trois batterie^
Éhapître XXIX. 5o9
Charles se résetra la direction de ta Jlat5^1i, première , et confia les detix autres à Mendozza et k ft'Albignf ; un feu trâsvif 'commença avec Je jour, et ne ae ralentit qu'à trolfi heures âpres midi ; U brèche paraissait faite k l'atlariue de d'Albigny qui ordonna au colonel Ainion de Scalengae de monter' à l'assaut à la tête de son régiment; celle troupe parvint jusqu'au haut du rempart sans pouvoir s'y soutenir, et le feu ayant recommencé , cessa k nuit close pour faire place aux travaux, h la faveur desquels on avançait les batteries ; cependant monsieur d'Arces battit la chamade lé
- . ., , . ^- O) CamMua.u
7 (il: il aurait voulu passer en Mau- c-'»'''""». "•. *. rienne avec sa garnison forte de cent trente homnieâ ; mais il'ne put obtenir que de se retirer à Grenoble , et les Fiémontais entrèrent dans la place le même jour.
Quoique monsieur d'Arces eAt assuré qu'il se soutiendrait pendant six semainés dans le fort de Charbonnière; monsieur de Lescliguîères, justement inquiet, se hâta de faire passer en Maurienne monsieur de Crëqui. Cet officier se mit " diligemment en marche avec douze cents hommes (a) , ti'aversa les montagnes de
(a) Les tfcriTUiu fi^moalaÏ!) disent trois milla. Vujti Cambiuiiû,
5lO GUEBÏE3 DU Plind^T
^i> 1^ Vousani, joignit le vicomte de Faqutér k Saint-Jeao, et ignorant la capiUilalion de Charbonaière , il s'avança jusqu'à la (,)Tu.i,iiT.», Chambre (i). Dès que le duc de Savoie **^ *■ apprit celte marche hardie , il conçut
l'espoir d'enlever Oréqui, et ses troupes, s'il réussissait k lui cacher quelque temps . encore la perte de la place; il fit en conséquence rigoureusement empêcher les communications , et continuer le feu des batteries ; le stratagème réussit; monsieur de Créqui persuadé que la.
forteresse tenait toujours , s'avança I9; matin du S mars, sur la gauche de l'Arc, . jusqu'à la hauteur des retranchémens d'Ëpières ; les troupes qui occupaient . Argentine étaient déjà accourues à ce poste , lorsque monsieur d'Albigny s'y rendit avec toute Tavant-garde, aûn d'amuser les Français' jusqu'à l'arrivée du gros de l'armée , ou pour les attaquer , s'ils prenaient le parti de la retraite* Ce fut à quoi monsieur de Créqui se décida après avoir observé la position des Sa- voyards; (fAlbigny donna ordre au marquis d'Urfé , commandant des carabin niers à cheval , de passer promptement la rivière et d'escarmoucher , comptanli retarder la marche des Français, aux-.
quels le baron de la Perrière cherchait en même temps de couper le chemin .cet oiKcier détaché vers la Chambre à la tète de deux cents cavaliers , devait
CHAPITBE XXIX. 5il
d^Wancer l'ennemi j passer l'Arc, et «e ^«iSgO. porter . dans une petite plaine , entre Cuiiines et Saint'- Etienne , où l'ennemi ne pouvait éviter de passer.
Monsieur d'Urfé chargea courageusement les Français ; cependant , combattant avec des forces inférieures, et sur un terrain défavorable à la cavalerie , il perdit quelques hommes sans pouvoir les arrêter; le général piémontais guéa alois l'Arc k .la lête de ^a cavalerie,. et de quelques fantassins déterminés; il tarda peu à être'joint par Charles Emmanuel, qui plein d'une impatiente ardeur devançait son armée, suivi seule-, ment de cent cinquante hommes k cheval, et de quatre cents mousquetaires; l'on pressa le pas , et l'on atteignit enfin la colonne ennemie , au moment où elle en était venue aux mains avec le baron, de Perrière dans la plaine de Cuinnes; attaquée en flanc et à dos, pendant qu'elle combattait de front, le désordre se mit dans' ses rangs; monsieur de Créqui chercha vainement à gagner le Viilar pour suivre le cours du Glanlon , et monter le . col de la Croix ; c'était trop tard, l'infanterie piémontaise occupait la montagne de l'Arpance , avec le hameau de Sainl-Alban : il ne restait d'autres ressources aux Français que celle de regagner Cuinnes, afin d'arriver, à Saint T Jean ; Créqui le. tenta >
n,r.^^<ibyG00glf
5ia GUeSKES DU PI^MOITT
A» tSgS. mais Charles en personne lui disputa le .passage, et le força à rétrograder (i) ; cerné comme, il l'était , il se vît abandonner par nne partie de ses troupes
, i)t. qui se donnèrent à l'ennemi (a) ; les Savoyards le resserraient à chaque Instant davantage , et leur arrière -'garde étant arrivée à la fin du jour , tous les postes furent relevés; Cbarles seul et ses gé-* néranx ne quittèrent point le champ de bataille, où l'on était dans la neige fus* qu'à la ceinture. Monsieur de Créqùi ne voyait point jour k sortir de cette position malheureuse , lorsqu'il fut sommé de mettre bas les armes ; il tenta inutilement de dicter des conditions , il fallut se confier à la discrétion du vainqueur, et le matin du g les Français défilèrent Snr le front de 1 armée piémontaise ; le ~ duc de Savoie reçut honorablement Créqui , lit prendre soin Aa& blessés, et marcha à Saint- Jean sans donner aux ennemis le temps de se reeoonalti^ ; ils abandotioèrent cette ville à son approche ; les garnisons des petites places de Maurienne se rendirent presque sans défetis«, et la vallée entra
, ainsi en peu de jours sous la puissance
««■-de son ancien souverain (5).
iT..^. Un début de campagne aussi heureuxpromettait les succès les plus brillans ; l'alarme était générale en Dauphiné , Qt Charles Qomptaît entrer dans cetc^'
CtlAPÏTRE XXIX. 5i5
f>rorînce après avoir laissé reposer son An iSgS, armée (i), quand un événement inat- ,,.„„„,; tenda déconcerta ses projets, et arrêta les suites de sa victoire : ce Ait l'a prise du fort de Saint-Barthelemi par monsieur de Lesdiguières. Les vues de ce générât se portaient depuis loi^g-temps sur cette place , que monsieur de Belle- Çarde gafdait avec beaucoup de négligence ; Lesdiguières en avait secrète-, ment fait reconnaître les fortifications ; il savait que le gouverneur n'ayant pa* fermé les coupures pratiquées dans I^ Contrescarpe pour le transport des terres , on pouvait descendre le fossé , et poser les échelles contre le rempart » naut de neuf pieds seiiiement; c était sur cet avis bien constaté que le général français fondait ses plus grandes espérances : pour mieux couvrir son dessein , et pour entretenir Bellegarde dans son indolente sécurité , il répandit le brtùt , qp'il allait passer avec toutes &^& forces en Maurienne; cependant, la nuit du i3 mai, il cacha trente échelles . avec quelques pétards dans sesbâteaox qui devaient remonter l'Isère, et le i5 , à neuf heures du matin , Jes troupes destinées à l'expédiliou se trouvèrent rassemblées au village de Ijombin, où monsieur de Lesdiguières ■ annonça son projet aux officiers supérieurs, et où l'on ^e tint caché pendant Tom,lL 33
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5i4 GUBBBES DU PIBMONT An )^<j£>. le reste du jour. Monsieur de Bell^i garde se croyait dans une sûreté parfaite : les marches et contre -marches de l'ennemi dans la yallée d'Oysans \a,\ ' en imposaient si hien , qu'il envoya ce jour là mente un détachement hors d« la place ; les feux allumés à l'entrée dç la nuit dans les environs de Lombin lui donnèrent à la vérité des inquiétudes j il prit quelques précautions dans l'intérieur du fort , sans songer seule- "ment à reconnaître (e village,, ni à étajïlir un poste dans le chemin couvert^ Tagt d'imprévoyance paraît inconcevîibjft dans un vieux capitaine tel que Belle-y garde ; et Lesdiguières en cgn^ptant suv sa négligence ne pensait pas qu'-elle pût aller jusqu'à ce point. Les Français, forts ■ ^e douze cents hommes d'infanterie , et de .trois cents cavaliers,, s'approchèrent de Barreaux, à dix heures du soir, dans le plus grand silence ; ils descendirent le fossé sans être reconnus , et drçs-i sèrent leurs échelles contre IÇiS remparts ; l'alarme se donna alors dans 1^ place; la garnison prit confusément lei armes; mais elle n'opposa qu'une faible, résistance ; l'ennemi entra victorieux , . égorgea cent hommes , et fit prison- ' nier monsieur de Bellegarde, qui cheri,., .Lf^inZwal chaut à laver sa faute dans son sang. I^"''i..Vr,"'ii-'.''i.' ne rendit l'épée qu'afiaibli par dix-neuf '.-'!.^î'\vaai. blessures (i^. lj'on ^ écrit {p) qyô^
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, ■ CHAPITRÉ xxix; 5i!i ' , ^
li'esâîgilllè'rès aurait ruiné Saint-BarlhC' 'Jnti^jH'. Vemi', si le duc de Savoie ne l'eût menacé d'en tirer vengeance sur monsieur ■ de Crëqui ,■ son prisonnier ; cependant • rien ne confirme celte assertion} les hisforiéns leS pliis estimés he parlent , ni dn proiet du général français , ni dû ftiotir qui en empêcha l'exécution , fet tout porte k croire , que la cour de France tomptàit plutôt conserver cette nouvelle place (i). ci.=t-7-
Quelques fuyards apportèrent au camp d'AiguebelIe là nouvelle de la surprise de Barreaux: Charles craignant que l'en^ lîemi ne profitât de cet avantage pour entrer eii Savoie ; conduisit son armée a Chambéry ,' qli'il crut menacé (2); mais (ô cimi-iiôdl, Aïonsieiit^ de Lesdiguières repfit !a défensive, et alla recevoir k Grenoble des félicitations (5), plus Conformée au bruit ^^f^^"'''''''"'' ^' que fit alors cette entreprise, qu'à la faible importance de là place qu'il venait de conquérir (4); dn reçut à-peu-prèS (,) «.«m-' dans ce térhpS la nouvelle, qiie la conclusion de la paix qu'on traitait à Vertins semblait assurée; Gaspard dé Genève, marquis de Lui lin, s'y était rendu au nom dû duc de Savoie, duquel partaient !es difficultés , qui arrêtaient la Conclusion du traité entré la France e(f l'Espagne. Le marquisat de Saluces était" c'ï cuirV^'n, l'objet principal des contestations (5) ; tImbUn''oV'--ji^'n" kenfi IV, qui le prévit, tenta lors dé Tv'.'^ï^ïr'*'""''
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6i6 GllERbEÔ UV PiÉMOHl'
A» i5^ l'ouverlure des conférences d'en ' ezdtu^ le prince piémo^tais ; cependant le roi catD.oIIque ayant refusé de l'abaDdonner t Heori cherchait à rendre la condition du duc de Savoie le moins avantageuse
''"''•"■ possible (i) : il ordonna a mefiSfeurs do
a',B?!ti. Bellièvre et d^ Sillery (a) de demander,,
avec la restitution du marquisat dé Saluces , la viUe de Savillaa , et il persista dans cette demande , malgré Içs remontrances de ses ministres, qui n'y,
o) n.-ijjti."j=. voyaient point de raison (3).
'""■ Le marquis de Luilin , en combattant, ces prélentions, proposa de remettre k l'arbitrage dii Pape^ non seulement la discussion des droits respectifs sur le marquisat de Saluces , mais sur tous les points contestés entre les cours de Turin et de Paris ; cette dernière re-
/qni^'?M^r.it! ^*^*^ '^ pJroposition (4) ; les Piémonlai»
ks.v'™'™"'''" insistèrent , et les Espagnols ayant dé-.
claré qu'ils ne se sépareraient pas de
, leurs alliés, on craignit de Voir la né-
Ini^.?*'"***" *■ social ion rombtté (5). En effet le duc
de Savoie s'était remis en campagne,
quoique sans rappeler son ministre de
c:iiMi.(cin. du Vervins (G). Nous avons vu comment
""'"■ il prit le fort de Charbonnière, et com-
ment, après ^voir détruit la colonne U .la tète de laquelle monsieur de Créqui était entré en Maurienne, il en-*' }eva à son ennemi cette vallée en peu de jours. Charles Emmanuel efpéraf
^feat-eU-e que cet avantage rendrait le Jn iSgèi roi de France inoins cUfficiie; il se trompa pourtaat : Henri n'en devùit que plias irrité, et plus ferme dans la ré&olalion de ravoir le ntàrquisat de âaluces (r) , maigre 1 opinion de ceuï ,jVatL. qui voulaient satis&ire lé dujc de Savoie , et profiter des avantages que le traité .entamé assurait à la FraBce (2).i,if.i''£tS:"" 11 y a apparence, que l'on se flattait k Paris d'engager le prince piéiOontais à céder enfin , ou que l'on crût pouvoir déterminer les Espagnols k conclure sans lui , puisque quand oii perdît ce double espoir , monsieur de Villeroi ordonna aux plénipotentiaires français de /aire entendre au marquis de Lutlin , que si Charles rendait Berre en Provence , et -ne soutenait plus le ca-
Ê Italie Fortune , qui tenait Seurre en oargogoe, on pourrait peut-être alors déterminer Henri IV à consentir à l'ar-. bitrage du Pape , ainsi que la cour de Savoie le desirait (5) : les propositions ,4''^,.^''°'^' ^ furent accueillies par le ministre piéinontais, qui signa le a5 mars cinq articles préliminaires, sur lesqueU on se réserva d'attendre respectivement l'approbation des deux souverains ; il était convenu par ces artides , que le Pape déciderait l'affaire du marquisat de Saluces, que le roi de France accorderait iiiie amtrist|e générale à ceux de se&
5r^ GUEBRtS DU PIÉMOTST L*i ISgSi «tijets t\m avaient servi le duc* dé 'S^ voie , et que ce prince rendrait Berre ,' démolirait le fort de Barreanx, et abandonnerait le capitaine Fortune, s'il refusait de rentrer bous l'obéisâance dii- J;?.^'^*'"^ roi (i).
•* -"•■ Barreaux ayant été surpris dans ces
entrefaites, Henri se prévalut de eette circonstance , refusa la ratification des. h^mJ^^''"' *" articles convenus (2) j et ce ne fut qu'ensuite des hoiivetles remontrance^ de messieurs dé Bellièvrê et dft Silîery,' î 'vrii?*''*'''"' *" (3) que le monarque français consentit à ïvi,"*^'"' *■ à l'arbitrage du' Pape (4) i ce qui mit îs^il^^'^' ^" enfin les plénipotentiaires d'accord (5) : les PiémOntais conservèrent Ja. possession du marquisat de Saluées, tn attendant que lé soiiverain pontife prononçât sur le sort de cette province; mais les Français retinrent eri dépôt jasqu'Èi ce mo-' ment le pays de Gex, et les placée qu'ils occupaient en Bresse : ik fort de' Barreaux, qui venait d'être enlevé aux Savoyards, demeura aux Français; et c'était la seule différence que le traité âé^ finitif apportât. aux articles préliminaires.' Nous sommes entrés dans quelques" détails au sujet de la négociation de Vervins, pour prouver, que s'il est vrai que la conclusion de là paix générale eût été retardée à cause des prétentions du duc de Savoie , it est faux que ce prince air modifié ses demandes après la prise dé
GHAPITflE XXIX. 5ig
Barreaux: l'on vient de voir qu'il ne se -*«ii598i.
relâcha pas de ses premières prétentions,
auxquelles Henri le Grand consentit en-
y fin : quelque respentabie que soit l'au-
* torîlé 4fs nombreux^auteurs qui ont sou-
^- tenu le contraire , elle est improuvée
par les pièces originales (i) renferlnant ,,50«J|^^ fa correspondance suivie des plénipoten- ▼«>««. tiaires français.
Les ratifications du traité étant échangées , les troupes piémontaises sortirent des places qu'elles occupaient en Provence , et les Français évacuèrent les états de Savoie. On prétendit néanmoins ^ qu'ils cherchaient à y conserver de secrètes intelligences ; et Marc Antoine de la Vezza de la maison de Savelli , evè-* que de Verceil , fut accusé d'entretenir avec eux une correspondance contraire aux intérêts du gouvernement : appelé à Turin pour se justifier, il aurait pu aisément se laver de cette inculpation, si on n'y en avait ajouté d'autres , auxquelles la cour de Rome se trouvait directement intéressée: livré au Pape, il ue sortit du château de Saint-Ange, après un an de prison, qu'en renonçant à son évèché; et de retour en Piémont , il eut à souffrir des persécutions cruelles, avant de prouver son innocence , dont Charles lui rendit enfin un témoignage authentique, ente nommant à la place (ocv"<>.tHii aç son grand aumumer (3^. lît. «.
DU.N7P<!r,,GOO'^Ie
520 GUERRES DU PIEMONT An i5g6. Après neuf Campagnes sanglantes , qu]
n'avaient été pour nos ennemis et pour nou» «ipt'o^* ailteriiative do malheors , VaHatre du martfaisat de Sahices resta indécise, et cette ïAdéeision devait nécessairement amener une roptufe qu'on ^erra- bisatôt éetetev.
T. ZjerJTTEiti LL. AA. Praesa,
S* V» peritelle ta slampa
f£- par la Giran Cauc^^^^
D,g,t,.?(ll,;GOOglf