‹ Histoire monétaire de Genève de 1792 à 1848Chapitre 16 sur 116 · Demi-genevorses où cnqg-décrnes · texte numérisé non relu

Demi-genevorses où cnqg-décrnes

Celte monnaie ne parait pas avoir été émise, mais un certain nombre de flans furent découpés. On lit, en effet, dans Les Registres du Département des Arts, à la date du 23 janvier 1795 : « les demi-genevoises seront en conséquence considérées comme des petits écus et vaudront Fécu de 3 livres de France‘. » La mention de cette monnaie n'aurait pas de raison d'être Si ne s'était agt que de quelques pièces, qu'on eût pu refondre à peu de frais; 1l est donc question d’une émission de quelque importance, et, comme aucune denn-genevoise ne nous est parvenue, on doit conclure que cette monnaie à été découpée en flans, mais que ceux-ci ne

furent pas monnayés 3. Decimes où dic-centimes.

D'après la loi du 17 octobre 1794”, les décimes devaient être frappés au titre de 9 den. 3 er. et à la taille de 72 pièces; reméde en titre 3 gr. et en tatlle 2 pièces.

On lit, à la date du 15 novembre 179%, dans les Registres du Département des

IR. GC. 4795, vol. 305%. p. 1149.

? Avis de Bonnet, Bourdllon et Ferrier, Robien fs et Ce que échangeront @t pair des yeneroises contre des écus neufs de France, ces pièces contenant la méme quantité de grains de fin elayant ontrinséquement la même raleur.

8 R. C. 1795, vol. 305, p. 1317. — # PH, n° 5444.

$ On lit sur le Registre, ces mots postérieurement bilonnés : «4 éle jugée manrase, elle est l'oucragye de Ferrière.»

ÉPOQUE RÉVOLUTIONNAIRE ET FIN DE LA RÉPUBLIQUE 1792-1798. 29 Arts : «le coin de la décime à double n’a pas été acceptée* (sic). On observe que la décime doit être plus particulièrement soignée, comme monnoye plus répandue que la genevoise et d’une valeur plus éloignée de la valeur intrinsèque. » La gravure du nouveau coin fut alors confiée à Charles Wiélandy*, qui s’acquitla de ce travail d’une façon satisfaisante.

Au commencement de 1795, 300 m. de décimes étaient déjà frappés, lorsque le retour au système du florin fit brusquement suspendre cette fabrication. Invité à donner son préavis sur ce qu’il convenait de faire des monnaies décimales, le Département des Arts proposa, le 23 janvier 1795 *, de refondre les 300 m. de décimes et de frapper avec un coin nouveau les flans déjà découpés, qui vaudraient alors quinze sols. Ce préavis fut admis, mais les 300 m. de décimes ne furent pas rigoureusement mis au creuset, car celte monnaie se voit encore assez fréquemment aujourd’hui.

Il existe également une pièce d'argent semblable au décime, mais plus pesaute, dont le poids, assez variahle du reste, atteint jusqu’à 6°-420; Blavignac', à cause du poids, appelle cette pièce un double décime. Soret*, eu égard au passage où il est fait mention du « décime à double, » ne nie pas l’existence d’un double décime, mais il préfère envisager cette pièce comme un pied-fort du décime. On peut objecter que la loi du 17 octobre 1794 ne prévoyait pas le double-décime; que l'expression « décime à double » employée dans le registre du Département des Arts peut fort bien s'appliquer à un décime frappé sur un flan plus épais, comme cela se faisait parfois lorsqu'on présentait une nouvelle monnaie; enfin, que les différences très notables de poids que l’on observe parmi les rares échantillons de cette pièce éloignent toute idée d’une frappe régulière soumise au jugement de l'État. Cette pièce n’est donc pas un pied-fort dans le sens rigoureux du mot, c’est simplement un essai, frappé sur un flan épais à un petit nombre d'exemplaires. Blavignac prétend que la pièce qui porte le nom de décime n’est qu’une pièce de quinze-sols, frappée en 1795, et se rapportant à l’ancien système monétaire

R.D.A.,p. 2%. — ?R. C. 1794, vol. 305, p. 904. — ® P. H., n° 5441.

* Armorial generois, M. D. G., t. VII, 4849, p. 166.

S La plus ancienne monnaie décimale, à Genète, M. D. G. 1. XIIL, 1863, p. 20. 6 M. D. G. série in-4°, t. [, p. 480. — ?T Op. cit., p. 466.

genevois. Ce qui à été dit plus haut de cette monnaie nous dispense d'une réfutalion.

Le type des décimes est conforme aux prescriptions de la lot du 17 octo-

bre 1794, sauf que le nulléshme figure au revers.

Page 1