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ÉLECTIONS

Le résultat en fut proclamé solennellement le i4 février i;;790. Ce jour là, le corps municipal, comprenant le lieutenant de maire, les officiers municipaux, le procureur de la commune, les notables avec le comité, s'assembla à l'hôtel de ville. Il en sortit à deux heures du soir pour se rendre, précédé d'un déta-

d'une arche en pierre sur le fossé Châtier, en remplacement d'un pont de bois dil aussi Arche-Robert, constamment en mauvais état, à cause de la circulation active sur ce chemin, qui était alors le grand chemin de Mondoubleau, et surtout du passage de nombreuses charrettes lourdement chargées des bois de la forêt de Vendôme qu'elles amenaient en ville.

A cette époque, on procéda encore au curage du canal du mail et du ravin du Mardereau, et l'on suréleva les murs du quai ; mais ils n'étaient pas encore construits dans tout l'espace compris entre les deux ponts Chartrain et Saint-Michel. Partant du premier, ils ne dépassaient pas la maison qui porte aujourd'hui le n" i>i. Ils ne furent terminés que vers i83o.

chenienl de la garde nationale, à l'église de l'abbaye des Bénédietins qui avait été désignée pour lieu de la cérémonie de la proclamation des noms et de la prestation de serment des officiers municipaux nouvellement élus {^). l^arvenu sur la place d'Armes, il y trouva les compagnies de districts et de chasseurs, c'est-à-dire des différents quartiers de la ville, qui l'accompagnèrent et prirent place dans l'église.

Le lieutenant de maire, M. de Flosville, ou^ rit la séance ; puis il proclama les noms suivants : étaientélus: maire, M. Bus. cheron de Boisrichard (-) : OHiciers municipaux : Dehargne, bourgeois; — Martellière-Descliamps, marchand : — Mereaux, bourgeois ; — Morin, conseiller en l'élection ; — Marganne- Bourgogne, procureur; — Marganne, bourgeois; — Boutrais l'aîné ; — Renou, notaire ; — et pour procureur de la commune. Percheron le jeune.

La constitution de la nouvelle municipalité, en inaugurant le régime de la commune moderne, faisait disparaître les dernières traces de l'antique communauté d'habitants. Pendant près de cinq siècles, celle-ci avait présidé aux destinées de la ville qui avait toujours été représentée par ses échevins.

Ces modestes magistrats n'avaient jamais cessé de servir et défendre les intérêts généraux de leurs concitoyens avec un zèle, un dévouement et parfois un désintéressement tels que leurs noms mériteraient d'être conservés.

Ai>ril i8g6.

(') Registre 20, folio 127.

(2) Registre 20, lolio 127. — Nomme au bout de quelques mois juge au district de Vendôuie, M. Busclieron de Boisrichard eut pour successeur, comme maire, M. Jacques-François de Trémault, lils du précédent maire, n avait été élu le 14 novembre 1790. (Registi-e 21, folio 5i.)

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